09/10/2012

Singers Night - Saison 2 - Sounds

Voilà une agréable surprise.

Quoiqu’il n’y a rien de surprenant : Véro et Rowena nous avaient promis un bon niveau pour les Singers Nights. Et, on le sait, les femmes ont cela de différent avec les hommes : elles tiennent leurs promesses.

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Bien agréable donc cette première soirée (le 27 septembre) de la deuxième saison des Singers Nights du Sounds.

D’abord, il y avait du monde – c’est toujours mieux – et les chanteuses et chanteurs étaient tous à la hauteur. Et pour certaines même, au-delà.

Accompagnés par un trio solide (Yannick Schyns (p), Francis Jolie (cb) et Martin Méreau (dm) ) les vocalistes ont trois chansons pour convaincre. Pas si simple, avouons-le. Et pourtant, quelques-uns ont montré une belle personnalité et un beau talent. On pense à Lisa ou Charlotte, par exemple. Sans oublier Chantal ou Christian, dans un autre registre.

Bref, si nos deux organisatrices ne lâchent pas la pression et gardent en tête un certain degré d’exigence, la Singers Night risque de devenir le rendez-vous incontournable des nouveaux talents du jazz vocal. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

Rendez-vous le 25 octobre, pour la deuxième ?

A+

13/05/2012

Episodes manquants

Je ne trouve pas toujours le temps de parler de tout que je vois (concerts et performances) et entends (démos, cd’s, interviews) et ça m’énerve. Il faudra vraiment que je trouve une solution, car le temps, malheureusement, n’est pas extensible.

Résumé des épisodes manquants.

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Je ne vais pas vous dire à nouveau tout le bien que je pense du duo de Ben Sluijs (as) et Eric Vermeulen (p) car je risquerais de me répéter. Mais, rien à faire, quand la musique touche de cette manière, il serait dommage de la garder pour moi. Le concert qu’ont donné les deux musiciens au Pelzer à Liège le 11 avril était… sublime. Le club était plein et le public très attentifs aux échanges entre le saxophoniste et le pianiste. L’émotion, l’intensité, la légèreté et l’humour parfois, étaient bien présents. Vermeulen, en grande forme, s’amusait à répondre avec une intelligence rare aux propos de Sluijs, l’obligeant tout le temps à se dévoiler encore un peu plus, à chercher plus loin, à creuser plus profondément. Et bien sûr, en retour, Sluijs pousse Vermeulen à se définir plus encore… Je ne vous refais pas le détail de la soirée, mais je vous conseille encore et toujours le CD « Parity », paru chez De Werf.

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Le week-end suivant, 13 et 14 avril, j’étais au C-Mine Festival à Genk, dans la très belle et impressionnante mine désaffectée de Winterslag (au nord de Genk). L’endroit a été magnifiquement réhabilité en un espace de culture (conférences, expos, concerts).

Le programme du festival était assez alléchant. Mais je n’ai pas pu tout voir à cause de la simultanéité de certains concerts. Il a fallu faire des choix. Le vendredi, j’ai vu le projet de Frank Vaganée & Cyclop Max, qui allie jazz et projections de dessins (style BD) en temps réel. Un mélange parfois perturbant, malgré la qualité des dessins et surtout de la musique.

J’ai découvert aussi Matthew Halsall, un trompettiste anglais à l’univers particulier, entre jazz modal et ambiant. Il était accompagné, entre autres, de Nat Birchall au sax et d’une jeune harpiste (!!) Rachael Gladwin. Beau moment.

Puis, il y a eu l’élégante Lizz Wright, ensuite le très prometteur quartette de Frank Deruytter (avec Bart De Nolf, Eric Legnini et Peter Erskine) à l’esprit très funk et soul et, pour finir, l’excellent trio de Monty Alexander.

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Le samedi, c’est l’étonnant groupe Phronesis qui ouvrait le bal. Un trio anglais – même si le leader, Jasper Høiby, est danois – qui risque de faire parler de lui à l’avenir (à mon avis, il est bien plus intéressant que le sont ses compatriotes Portico Quartet ou Neil Cowley Trio).

Puis, Mimi Verderame nous en a mis plein les oreilles avec son quintette. Du hard bop jubilatoire de premier ordre. Bien plus excitant que la décevante prestation du pourtant très attendu (trop attendu ?) Trio Fly, avec Larry Grenadier (cb), Jeff Ballard (dm) et Mark Turner (ts). Trop dispersés sur la grande scène - qu’avait illuminé juste avant Mulatu Astatke et son ethio-jazz chaleureux – le trio a livré un concert qui manquait cruellement d’âme. Vous pourrez lire très bientôt sur Citizen Jazz un compte rendu bien plus complet.

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Le 26 avril, c’était la première des Singers Night au Sounds. Et il y avait du stress… On le sentait dès que l’on avait franchi la porte du club. Du coup, l’envie de bien faire et d’être à la hauteur ont fait perdre leurs moyens à plus d’un chanteur. On retiendra - pour ma part - une bonne prestation d’un certain Stefano (un joli « Tenor Madness »), mais surtout de Karolien, au timbre de voix assez grave (« My Foolish Heart » et « Twisted ») et de Agnese, à la voix plus feutrée, qui chantera magnifiquement « The Days Of Wine And Roses » et « Everytime We Say Goodbye ». Chanter du jazz, c’est franchement pas évident. Rendez-vous le 31 mai pour la deuxième.

Et puis, en dehors des concerts, il y a aussi les promesses d’écrire pour des groupes ou des musiciens. Des promesses que je ne tiens pas … J’en suis parfois (souvent) rouge de honte.

Gratitude par exemple, le trio de Louis Favre (dm), avec Alfred Vilayleck (eb) et Jereon Van Herzeele (ts) qui m’avait conquis et scotché lors de deux prestations aux Jazz Marathon 2011 et 2012. Je leur avais promis d’en parler, en long et en large. J’ai écouté et re-écouté des démos. J’ai aligné des mots. J’ai fait des phrases… mais je ne suis jamais arrivé à écrire  quelque chose de satisfaisant. Pourtant, ce groupe, j’ai envie de le faire connaître. Mais, rien à faire… Blocage. Et les belles promesses que j’avais faites à Louis Favre… je ne les ai pas tenues. J’en suis confus. Encore plus confus maintenant que le disque s’annonce et… s’annonce bien même. Ce sera pour bientôt… et sans mes mots.



Voilà, ce n’est qu’un tout petit exemple de lacunes – car je ne vous ai même pas « parlé » de CD’s ! Ceux de Charles Loos, Gebhard Ullmann, Baloni (coup de cœur pourtant !), Aki Rissanen et Robin Verheyen, Machine Mass Trio, "Rock My Boat" de David Linx, Big Four, Chris Smith… sans compter ceux que j’ai reçu récemment.

Allez, au boulot.

 

A+

20/05/2007

Singers Night au Derviche

02
Pour terminer mon «samedi jazz» (la semaine dernière), je suis allé à la première Singers Night du Derviche.

Hé oui, dans cette «nouvelle» taverne située dans le quartier de l’ULB à Ixelles, Natacha Wuyts tente le pari d’ouvrir une fois par mois la scène aux chanteurs et chanteuses de jazz.
(Sans oublier d’organiser également au même endroit des concerts jazz «classiques»: Christophe Astolfi, 4 In 1, etc…).

Bon, il y a encore quelques petits réglages à faire au point de vue acoustique (l’endroit est assez neuf), car l’équilibre entre voix et musiciens n’était pas vraiment optimal.
Surtout pour une voix douce et sans trop de puissance, comme celle de Véronique Hocq, qu’on entendait à peine…
Natacha Wuyts, qui chante dans un autre registre, s’en sortira mieux.

Mais tout cela s’est finalement bien mieux terminé quand Mariana Tootsie et Adib ont investi la scène avec David Devrieze, Alexandre Cavalière et Simon Girard pour une jam bouillonnante.

Tenez à l’œil l’agenda, voilà encore un endroit où il pourrait se passer des choses intéressantes.

A+

01:36 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le derviche, singers night, natacha wuyts |  Facebook |

14/02/2007

Sing sing...

Un peu débordé ces derniers temps.
Mais je m’en voudrais de ne pas parler la soirée de jeudi dernier au Sounds.

singggggggggggg

Ce soir-là, le club était bien rempli pour la Singers Night qui accueillait en première partie l’Acajazz.
C’est la deuxième fois que je voyais ce Big Band dirigé de main de maître par Michel Paré.
Sous son impulsion, l’Acajazz a pris de l’assurance, de l’aisance et du corps. C’est une machine qui tourne de mieux en mieux.

Les morceaux commencent à vraiment bien se mettre en place et quelques solistes (comme un trompette, un sax et un trombone dont je n’ai pas retenu les noms) nous ont offert quelques beaux soli.
Les arrangements de Paré sur « Fly Me To The Moon » ou « Everyday I Got The Blues » sont souvent inventifs. Certains rappellent un peu Glenn Miller ( « Opus One » ??). Et d’autres encore sont parfois un peu osés, comme pour « Caravan » qui lorgne vers le latino, voire le funk, mais perd, du coup, un peu de son mystère, à mon avis.
De ce Band tonitruant, la voix de Véronique Hocq arrive quand même à se faire entendre.
Et de belle façon. Elle nous montre avec aisance qu’elle peut swinger, se faire sensuelle ou au contraire se faire un peu « canaille ».
Go, go, Véro !

Beau Big Band à revoir, car il nous réservera encore de belles surprises, j’en suis sûr.

Après ce mini-concert, la Singers Night a repris ses droits.
On retrouve Sabin Todorov au piano, Toon Van Dionant à la batterie et Alex Furnelle à la contrebasse pour accompagner d’excellents chanteurs et chanteuses comme Adomas Laurinaitis, à la voix superbe et aux « mimiques » très Linxiens, une jeune fille, dont je n’ai pas retenu le nom, au chant très souple et feutré, et Corinne Boulanger, entre autres…

Mais là où je suis resté sur le cul (permettez-moi l’expression), c’est quand Julie Jaroszewski est montée sur scène, emmenant avec elle Cédric Raymond au piano et Jean-Paul Estiévenart à la trompette pour deux morceaux fabuleux.
Julie a une présence, une aisance et une voix incroyables…
Sur « One Of Those Things », elle y est étourdissante de justesse.
Cédric Raymond en profite pour faire éclater le thème! Et là, quelle dynamique, quelle intensité et quelle clarté dans son jeu !
Encore un surdoué.

Julie attaque alors le délirant « Twisted » au débit vertigineux et au swing fantastique!
Un sans faute !
Brillant !
Une raison de plus pour retourner régulièrement aux Singers Nights…

Dans un registre assez proche de celui de Julie, avec la même énergie en tout cas, Natacha (dont je ne connais pas le nom de famille) clôtura de jolie manière une bien belle soirée qui s’éternisa un peu… au bar.
Mais que voulez-vous, quand on est bien, pourquoi se priver ?


A+