24/09/2011

Capital Cult au Balthaz'Art - La Louvière

Jazzques goes rock.

Vendredi 16, direction La Louvière.

C’est au Balthaz’Art que Dominique Ntoumos présentait son nouveau projet: Capital Cult.

Le line-up est celui qu’on a connu (Rob-Li (voc), Maxime Zampieri (dm) – remplacé ce soir par Pierrick Destrebecq (ex-Joshua) - Greg Chainis (eg), Mike Chainis (eb)  et bien sûr, Dominic Ntoumos à la trompette). Mais, si le nom a changé, c’est parce que Ntoumos veut vraiment faire la transition (“Transition” était le nom de son précédent album).

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Cette fois-ci, il va à fond dans le rock.

Bien sûr on y retrouve des influences jazz, hip hop et funk, ainsi que quelques échos Tex-Mex, mais ce qui domine c’est l’énergie rock poussée au maximum.

Et pour confirmer cette évolution, Ntoumos s’assume en chanteur (with a sympathetic french accent). Chant de rage et de fureur qui contrebalance celui de Rob-Li. Ce dernier manie le flow avec beaucoup d’aisance et garde un lien plus évident avec la soul et le hip hop. Mais si la ligne musicale de Capital Cult est plus radicale, les breaks, les changements de rythmes abrupts et le goût du riff nous ramènent souvent à la danse.

Et au Balthaz’Art, le public ne se prive pas. Sur « Rage », tout le monde balance la tête d’avant en arrière. Avec « Rescue Remedy » ou « Restless » ça ondule méchamment, puis ça se bouscule sur « Ready To Leave » et ça explose sur « Fiesta ».

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On pense parfois aux Red Hot, à Offspring ou à un Calexico en surrégime. Les influences sont nombreuses et Capital Cult arrive à trouver sa vraie personnalité.

Le groupe ne fait pas dans le détail, il fonce tête baissée. Au Balthaz’Art, l’ambiance était brûlante… Et sur une grande scène, on peut parier que Capital Cult mettra le feu aussi. Comptez sur eux !


PS: sur l'album, on trouve également une excellente reprise de "Break On Trough" (des Doors) chanté par Rocky Singh de Asian Dub Foundation. C'est pas une référence de plus, ça?

(Merci à Alex Alonzo pour les photos de concert)

A+

16/10/2009

Eight days a week

Et voilà comment on prend du retard. Voilà comment, en une semaine, on prend six concerts dans la vue et autant de comptes rendus. On pense toujours trouver un moment pour en parler, et puis, le temps passe plus vite que prévu.

Il y a eu Greg Lamy vendredi dernier au Sounds pour la présentation de son nouvel album. Puis, le lendemain, au Hnita Jazz, c’était l’excellent trio d’Omer Klein. Comme si ça ne suffisait pas, dimanche soir, il y avait Robin Verheyen en trio (Nic Thys et Stéphane Galland) au Roskam… Puis, mercredi, c’était à Liège, au Pelzer que ça se passait, avec un quartette allemand que je ne connaissais pas: Klangfahrer. Jeudi, concert à Flagey du trio de Marcin Wasilewski et, dans la foulée, un détour par le Sounds pour écouter Piero Delle Monache en quartette.

Vous pensez bien que j’en ai des choses à raconter.


1-Eric Legnini9707 copie

 

En attendant que je rassemble mes idées et mes petites notes, vous pouvez toujours lire mon interview avec Eric Legnini. C’est sur Citizen Jazz.

Et puis, je ne sais plus si j’en avais parlé, vous pouvez aussi lire l’interview de Dominic Ntoumos. Ça, c’est paru dans Jazz@round. Si vous n’avez pas la version papier, vous pouvez télécharger le magazine en cliquant ici.

 

À très vite

 

03/11/2008

Ntoumos "Transition" - CD Release à la Fnac

 

Dominic Ntoumos vit maintenant à Londres.
C’est là qu’il y trouve l'énergie et l'inspiration pour écrire et jouer sa musique.
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Du jazz des débuts, il a évolué vers la drum ’n bass et a continué son petit bonhomme de chemin vers le hip-hop.
Depuis pas mal de temps déjà, il travaille avec les rappeurs Rob-Li et HKB :Finn, mais aussi avec DJ Grazzhoppa, tout en gardant dans son entourage le batteur Maxime Zampieri (qui n’a pas son pareil pour jouer «jungle»), les frères Chainis (eb et g) ou Loris Tills

Ntoumos a fait un petit tour en Belgique ces derniers jours pour promouvoir la sortie de son dernier album «Transition» (distribué chez nous par Bang !).

Il ne s’agissait pas de véritables concerts mais plutôt de «showcase».
Ceux-ci ont eu lieu dans les différentes Fnac du pays.
À Bruxelles, bien sûr, j’y étais.
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Et pas de doute, Ntoumos était bien au rendez-vous aussi: du bas des ascenseurs, les basses et les tempos lourds et marqués se font bien entendre.

Sur le petit podium, Ntoumos tente de faire bouger un public un peu timide.
Pourtant, sa musique se veut des plus dansantes.
Elle oscille entre hip-hop, funk, rock et prend parfois les couleurs du dub.

La trompette est claire, sonnante et claquante!
À la batterie, c’est Ludovic Legrand qui a pris la place de Zampieri (en tournée avec Magic Malik actuellement) et l’on peut dire qu’il ne ménage pas ses efforts.
Rob-Li déroule les paroles avec aisance.
Mike et Greg Chainis font rouler la machine à coup de basse bien sentie et de riffs tranchants.
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«Everybody Needs Love» bien funky, «Healing Vibration» mélangeant hip-hop et rythmes tex-mex, «Show Bizz» très hip-hop ou encore «Autoroute» très jungle, déferlent avec puissance… Tout est dans l’énergie.

L’album ne cache pas ses ambitions: squatter le haut des charts et permettre à Ntoumos de jouer dans les salles pas nécessairement… jazz…
Et quelques clips circulent déjà sur les chaînes musicales à la TV.
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Pourtant, «Transition» a été produit par un de nos meilleurs jazzmen: Eric Legnini (qu’on appelle «Moogoo» dans ces cas-là).
Et l’album a été mixé par, ni plus ni moins, Mad Professor (Lee Scratch Perry, The Orb ou «No Protection» de Masive Attack, entre autres)!

Vous voyez le mélange?

On en reparlera, c’est sûr.

A+

18/06/2007

Ntoumos - Jazz Station

Chaque fois que Dominic Ntoumos passe à Bruxelles, je vais l’écouter.
Et je n’allais pas déroger à la règle cette fois-ci non plus.
Il faut dire que ce diable de trompettiste se fait rare sur la scène belge: il vit maintenant à Londres et il part bientôt faire une longue tournée en Colombie.

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Il est temps aussi qu’un bon label s’intéresse de plus près au gaillard (et mon petit doigt me dit que certaines choses pourraient enfin bouger de ce côté-là), car la musique qu’il propose le mérite vraiment.

Ce jeudi soir, la Jazz Station (qu’on aurait aimé voir plus remplie encore), a donc vibré au son de la funk, du hip-hop, de la soul, de la salsa, de l’électro-jazz et j’en passe.
Ben oui, Dominic mélange tous les genres…
Et le plus merveilleux dans tout ça, c’est que le groupe a un son et un style bien à lui.
Et cela ne fait que s’améliorer.

Groove puissant, irrésistible, aux effluves de musiques sud-américaines, Ntoumos attaque avec «Air Brazil». Un morceau inédit sur disque qu’il a pourtant enregistré voilà un an ou deux avec une formation Brésilienne.
Le trompettiste est à l’aise dans ce registre-là aussi. Ce n’est pas pour rien qu’il a fait partie de « Think Of One » pendant tout un temps.

Le groupe enchaîne alors les morceaux de l’album «Cosmopolitan People» en leurs donnant plus d’audace encore.

Il faut dire qu’à la batterie, il y a le très fidèle Maxime Zampieri (que l’on connaît aussi aux côtés de Julien Lourau ou Magic Malik entre autres) qui n'a pas son pareil pour faire éclater les rythmes.
Maxime n’hésite pas à injecter des polyrythmies insensées sur des tempos jungle affolants.
Un phénomène.
Toujours dansants et hyper vitaminés, les morceaux deviennent plus riches encore.

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Greg Chanis (eg) insuffle, quant à lui, un côté rock au groupe, tandis que Loris Tils assure un groove funky à la basse.
Derrière ses platines, DJ Supaphonik balance, assez discrètement il faut le dire, quelques bons scratches incisifs.

La belle surprise pour moi, fut la découverte de Rob–Li.
J’étais habitué à entendre le spoken word / hip-hop d’ HKB-Finn avec ce groupe, et voilà que ce chanteur amène, en plus du «rap», un côté soul, un côté James Brown.
Il amène un aspect plus roots et plus africain aussi.
Voilà qui donne une couleur supplémentaire au groupe.

Avec tout ça, Ntoumos parvient à faire lever et danser les gens. (Même moi ! Si si, il y a des témoins !).

«African Woman», «Star Lady», «21 st October», «Auto Route» se mélangent aux nouveaux titres: «Healing Vibrationno» (assez tex-mex), «Rage» (très rock) ou encore «Sunday Morning» (funky)…
Pas de «Music, music, music» cette fois-ci, mais toujours «Energy, energy, energy».

Ntoumos aurait d’ailleurs bien continué la fête (et le public aussi), mais les riverains ont le droit de dormir en paix…

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Alors, pendant qu’on discute et qu’on boit un verre au bar après le concert, Rob–Li s’installe derrière le piano et chante doucement quelques ballades bluesy et R&B.
Le calme après la tempête.

Voilà, il ne reste plus qu’à attendre le prochain album de Ntoumos (co-produit en partie par Eric Legnini, hé oui…) et la tournée qui va avec.

Moi, je suis déjà prêt.

A+