30/07/2008

Dinant Jazz Nights 2008 (Day 2)

Et le deuxième jour à Dinant Jazz Nights, c’était comment ?

Hé bien, c’était bien !
Après avoir un peu flâné dans la ville et ses environs, après avoir eu le temps le temps d’écrire quelques lignes pour Citizen Jazz et après avoir eu l’occasion de lire le très long et très intéressant article de Brad Mehldau à propos de la créativité musicale dans Jazzman (je vous en recommande la lecture), je suis retourné sur le site du Festival.

Je faisais, en plus, partie du jury pour le concours des jeunes talents jazz, en compagnie de Jean-Pierre Goffin (Vers l’Avenir / Showcase) et de Jean-Marie Hacquier (Jazz Hot). Mais je vous en parlerai plus tard, dans un billet spécial.
Ça vaut bien ça.

2001

En attendant, se produisait sur scène le groupe de Greg Houben et Julie Mossay.
Leur projet, que j’avais découvert en 2006 lors du festival Jazz à Liège, est bâti en partie sur des œuvres de Fauré et de Debussy.
À cela, ils ont mélangé des chansons brésiliennes (Buarque, Jobim…) ainsi que du jazz.

Le résultat m’avait déjà emballé la première fois et je suis encore resté sous le charme de cette belle idée, intelligemment mise en musique.

Greg et Julie, entourés de Pascal Mohy (p), Stephan Pougin et Lionel Beuvens (dm), Quentin Liégeois (g), Mathieu Vandenabeele (Rodhes) et Sal La Rocca (cb), avaient aussi invité Steve Houben (fl) sur un ou deux thèmes.

2002

Le résultat est magnifique, lyrique (voix merveilleuse de Mossay), sensuel (le chant et la trompette de Greg Houben), groovy (les percus), poétique (le piano et la guitare) et bien dans son temps (les effets électro justes de Mathieu).
Une fusion originale qui exclut avec brio les clichés.

Autre grand moment très attendu: Rhoda Scott et Eric Legnini en duo.

Même Guy Le Querrec ne voulait pas rater ce moment.

2003

Piano et orgue Hammond.
Jazz, soul et gospel.
L’interaction est idéale dès le début.
Rhoda déroule d’abord le tapis sous les notes enivrantes de Legnini («Trastevere», «It Could Happend To You») avant que le pianiste ne renvoie l’ascenseur sur «I Love The Lord»...

2004

Ça swingue, ça chauffe et tout le monde s’amuse.
Même Toots Thielemans montera sur scène pour accompagner nos deux claviéristes pour un brillant «Sunny Side Of The Street».

2005

Pour clôturer la soirée, et en remplacement de Milton Nascimento qui avait donc déclaré forfait la veille du festival, Tania Maria et son quartette feront danser gentiment le chapiteau.

2008

Mélange de classiques («One Note Samba» ou «Agua de Beber») et de compositions originales, l’ensemble est servi avec élégance par Marc Bertaux (eb), Tony Rabeson (dm) et toujours l’excellent Mestre Carneiro (perc).

Toots, toujours dans le coin et toujours bon pied bon œil, fera à nouveau un passage sur scène pour notre plus grand plaisir.

2007

Moins délirante que la dernière fois où je l’ai vu (Jazz Middelheim), la pianiste brésilienne nous a quand même offert un excellent concert, frais et joyeux.

2006

Allez, une bonne Leffe au fut, quelques discussions et fous rires avec musiciens et amis et… au lit (la journée commence tôt dimanche: 15h à l’Abbaye pour un duo absolument magique – oh oui ! - entre Rhoda Scott (sur les grandes orgues) et Steve Houben au sax).

A+