26/01/2018

Kurt Rosenwinkel Bandit 65 + LABtrio + The Comet Is Coming à Flagey

Kurt Rosenwinkel me devait une petite revanche. La dernière fois que je l'avais vu (à la Tentation), son concert n'avait pas été, de mon point de vue, des plus excitants.

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Ce soir, au Brussels Jazz Festival à Flagey, avec son Bandit 65, un groupe qui existe depuis trois ou quatre ans et dans lequel on retrouve le guitariste Tim Motzer (Burnt Friedman, Ursula Rucker, Jamaaladeen Tacuma…) et le batteur Gintas Janusonis (Wu-Tang Clan, Bill Laswell, Bilal…), ça devait sonner autrement.

Aux pieds des deux guitaristes s’étale une forêt de pédales en tous genres et, à côté du batteur, s’empilent pads, laptop et autres gadgets électroniques.

Tout en douceur, les trois musiciens installent un climat onirique et cotonneux. Petit à petit, l’ambiance se fait pastorale. On imagine le soleil qui se lève sur une montagne embrumée, on entend presque les cloches sonner au loin, les feuilles d’arbres bruisser sous le vent, les échos cristallins d'eau de rivières clapoter… Et puis aussi des ondes électriques qui sabrent un silence relatif et qui résonnent dans le vide. Ces coups de fouet métallique nous ramènent dans un univers plus industriel. Le groove s'installe, les deux guitares échangent harmonies et mélodies et c’est surtout Motzer qui mène la danse. La tendance est au psyché americana, au jazz rock, voire au prog rock.

Les morceaux s’étirent longuement et s’enchaînent les uns avec les autres. Les mélodies s'évadent délicatement de cet esprit ambiant, parfois new age. Avec des effets électro légers, des torsions et distorsions et de gros coups d’infra basse, on passe de la balade folk au voyage intersidéral. Tout est très atmosphérique et la musique de Rosenwinkel semble s'inspirer plus de Pink Floyd, Tangerine Dream, Genesis ou de Robert Wyatt que de jazzmen post bop, même si l’on décèle, ici ou là, une pointe de Bill Frisell ou des riffs de bluesmen du Delta. Le groupe construit un univers sonore très cinématographique et subtilement contrasté. Parfois, ça galope dans de grands espaces arides, puis ça bouillonne dans une fiole de laboratoire. Kurt Rosenwinkel s’accompagne parfois d’un chant fantomatique, mélange doucement les mesures composées et rythmes binaires, l’abstrait et le lyrisme, l’organique et l’éthéré.

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Me voilà un peu réconcilié avec Kurt, même si son projet n’est pas aussi inventif que ceux – très différents - de l’époque «Intuit» ou «The Next Step». Ceci dit, on ne peut pas reprocher au guitariste américain, basé depuis plus de dix ans à Berlin, de ne pas tenter de trouver un chemin «différent» entre l’impro, le jazz et les musiques dites actuelles.

Avant le concert Rosenwinkel, je n’ai pu écouter que les derniers morceaux du concert de LABtrio (Lander Gyselinck, Anneleen Boehme et Bram De Looze) au Studio 1. Voilà sans conteste un groupe qui invente et fait la synthèse entre musique «savante», contemporaine, improvisée et pop. Il propose une véritable musique actuelle, bien dans son époque, tellement jazz, tellement inventive et terriblement efficace. LABtrio n’a pas fini de nous étonner.

Et après le concert de Kurt Rosenwinkel, Shabaka Hutchings et ses Comets inondaient le hall de Flagey - noir de monde - de leur jazz psyché-rock, dansant, funky et explosif. La foule s’amasse comme elle peut autour de la petite scène et danse et saute et se trémousse convulsivement. Une véritable house party underground. The Comet Is Coming envoie du sévère.

C’est la fête de tous les jazz, cette musique décidément bien vivante et de plus en plus diversifiée.

 

 

 

Merci à ©Didier Wagner pour les images.

 

 

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02/01/2018

On commence par quoi ?

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Janvier 2018 va être chaud.

Ce n’est pas une prévision météorologique mais un constat jazzistique.

Quoiqu’on en dise, en matière de jazz en Belgique, on est quand même bien gâté. Il suffit de regarder l’agenda de Jazz In Belgium pour constater qu’il y a, chaque jour, des concerts de jazz à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie. Et encore, certains ne sont pas annoncés (parce qu’ils s’organisent en dernière minute, parce que certains organisateurs n’ont pas encore le réflexe de les signaler, ou parce qu’ils oublient…) ! Merci les clubs, merci les musiciens...

Il y a donc les clubs et puis, il y a les festivals.

 

 

Par ordre d’entrée en scène, il y a d’abord le Brussels Jazz festival à Flagey.
Du 11 au 20 janvier, il n’y aura pas moins de 25 concerts parmi lesquels on notera ceux de Archie Shepp, Jasper Høiby, Tony Allen, Soweto Kinch, Kurt Rosenwinkel, Uri Caine, mais aussi Mäâk (qui fête ses 20 ans !), LABtrio, Enrico Rava, Stijn Cools Book Of Air, Shabaka Hutchings ou Matthew Herbert !

Il y aura des projections (Django, Just Friends) et une expo des dessins de Pieter Fannes, et Yann Bagot qui présenteront leur livre : Jazzconcerten op papier.

 

 

Simultanément, à deux pas de Flagey, au Théâtre Marni mais aussi au Senghor et à la Jazz Station, se tiendra la quatrième édition du River Jazz Festival.

A partir du 12 et jusqu’au 27, ce sont Richard Galliano, Nicolas Kummert avec Hervé Samb, Fabian Fiorini et Yves Teicher, Thomas Champagne, LG Jazz Collective, Steve Houben, Anne Wolf, mais aussi Marc Ribot en solo et Or Bareket en quartette qui feront vibrer les trois scènes ! Et celui qui aura l’honneur de suivre le Maelbeek (l’ancien ruisseau qui reliait Ixelles à St-Josse et qui a inspiré le nom du festival) et de se produire le même soir dans les trois lieux avec trois projets différents, n’est autre que Tuur Florizoone.

Et ici aussi, il y aura des expos (Jorge Gonzalez, Horacio Altuna et Gani Jakupi, auteur du merveilleux «Roi invisible»), des conférences, des concerts pour enfants et des projections.

Mais vous êtes peut-être plus attirés par le jazz manouche ? Pas de problème, sinon peut-être celui de votre agenda très chargé. Rendez-vous à Gent, Antwerpen, Bruxelles, Charleroi, Liège et d’en d’autres villes et villages de Belgique (demandez le programme ! ) pour les Djangofolllies !

Lollo Meier, Minor Sing, la famille Cavalière et son Jazzy Strings, Tcha Limberger, Samson Schmitt et bien d’autres viendront swinguer près de chez vous.

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Et pour terminer cet excitant (épuisant ?) mois de janvier, direction Tournai pour son septième Jazz Festival (du 31 janvier au 4 février) !

Partagé entre la Halle aux Draps, le Magic Mirrors et le Conservatoire (rassurez-vous, tout cela tient dans un mouchoir de poche, autour de la Grand Place), on aura droit à une vingtaine de concerts !

On y verra Lisa Simone, Rhoda Scott, Stacey Kent et Michel Jonasz. Mais aussi Phil Abraham, Elia Fragione, Sacha Toorop, Didier Lockwood, Igor Gehenot, Eric Legnini et son Waxx Up et une carte blanche à Stéphane Mercier qui sera entouré, tour à tour, de Nathalie Loriers, David Linx, Jean-Louis Rassinfosse, Bruno Castellucci, Paolo Loveri, Fabrice Alleman, Vincent Bruyninckx, Nic Thys, Daniel Stockart, Toine Thys, Jean-François Prins, et Charles Loos… Wahoo !

Et bien sûr, pendant ces cinq jours (et nuits), il y aura des animations dans la ville, des expos, des projections…

Quand je vous disais que ce sera chaud…

 

A+

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05/03/2017

LABtrio à la Jazz Station

Volzet !

Il n’y avait plus une place de libre à la Jazz Station ce samedi 25 mars pour le concert de LABtrio. Pour ses dix ans, le groupe a fait salle (archi) comble.

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Bien sûr, le trio n'a pas attendu dix ans pour remplir les salles ! Il faut dire qu’avec le jazz que proposent ces talentueux musiciens, c'est un peu normal. Ou alors, ce serait à désespérer de tout.

On le sentait venir, il y a dix ans déjà. 10 ans ! C'était hier, au Jazz Marathon, par exemple, lorsqu’ils avaient déjà éclaboussé la place Fernand Coq de leur talent. De l'eau est passée sous les ponts et après Fluxus et The Howls Are Not What They Seem, voici déjà le troisième album : Nature City.

Bram De Looze au piano, Anneleen Boehme à la contrebasse et Lander Gyselinck aux drums s’entendent à merveille pour encore faire avancer l’art du trio. L'art de tendre la musique au maximum, de l'amener toujours plus loin, jusqu’à la limite de la cassure. Rythmiquement c'est assez passionnant et jubilatoire. Dans les méandres de ces constructions plutôt élaborées, un groove sourd monte inexorablement. Tout en évidence. Presque avec désinvolture.

« Elevator », par exemple, ne cesse d’évoluer, d’accélérer imperceptiblement, puis il dévie abruptement. L’entente entre les trois musiciens est bluffante. Ils sont vraiment connectés et peuvent se permettre toutes les acrobaties. Parfois, la contrebasse joue à l'unisson avec le piano, le temps d'exposer le thème, puis les phrases mélodiques se découpent, comme cassées par le jeu tachiste de Lander Gyselinck. C’est fin, nerveux, dégraissé jusqu’à l’os.

LABtrio fusionne l’intellect et le bestial.

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Même si « Ihor » semble plus abstrait, la musique n’en est pas moins limpide. Et que dire alors de ces thèmes de Bach dans lesquels l'improvisation prend tout son sens… On sait que musique baroque, à l'époque, était propice aux improvisations et notre trio nous le rappelle ici de façon brillante. Si la musique évolue dans une sphère proche de celles des Vijay Iyer, Craig Taborn voire même de Kris Davis, l'univers de LABtrio est vraiment personnel. À la fois avant-gardiste et terriblement accessible. Ces trois-là ont un son, une respiration, un timbre bien à eux. « Mental Floss » claque et électrise, « Low Fat » ne manque pas d'humour ni de détachement. Quant à la version de « Twin Peaks », elle est d’une sobriété et d’une intensité hypnotisantes.

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LABtrio malaxe la musique, la sculpte, la fait vivre puis l’arrête, la suspend pour mieux la catapulter. Les musiciens se suivent se relaient, s’accrochent, se propulsent. LABtrio ne se cache derrière aucun artifice et développe un langage bien à lui. Autant de spontanéité et d’inventivité distillées dans des compositions plutôt complexes et tissées de façon aussi précises, forcent l’admiration. Du très haut niveau.

Et ils n’ont que dix ans !

 

A+

Merci à ©Roger Vantilt pour les images

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13/01/2013

Sous les flocons, le jazz.


Deux, trois, petits rendez-vous en ce début d’année.

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Hé oui, les festivals ne se déroulent pas toujours sous le soleil d’été.

Winter Jazz Festival porte d’ailleurs bien son nom. Depuis quelques années, Flagey et le Théâtre Marni proposent une série de concerts, ainsi que quelques projections de films concernant le jazz. Sur le grand écran, on y verra «Petrucciani» de Michael Radford, «Autour de minuit» de Bertrand Tavernier ou encore «Sweet And Lowdown» de Woody Allen.

Et sur scène on verra Mâäk avec Marc Ducret, Metal-o-phone ou encore Too Noisy Fish pour les plus avant-gardistes, Jef Neve, Sal La Rocca, LABtrio et Christian Escoudé, pour les valeurs sûres, Kaja Draksier’s Acropolis ou Elifantree pour les découvertes et Matthew Herbert Big Band pour le plus grand plaisir de tous.

Alors, hop ! Une écharpe, un bonnet et n’hésitez pas à traverser la Place Falgey dans les deux sens.

Mais à côté de la «grosse machine», n’oublions pas non plus nos amis de Muse Boosting et leur Blue Flamingo Jazz Festival, qui continuent à proposer chaque trimestre deux concerts à Molenbeek. Allez vous réchauffer dans cette magnifique salle du Château du Karreveld aux sons de Big Noise et du trio d’Igor Gehenot. Ambiance assurée.

Ça c’est à Bruxelles. Mais il y a aussi Tournai qui propose la deuxième édition de son Tournai Jazz Festival . Cette année, on y verra Ibrahim Maalouf (unique concert en Belgique !!) mais aussi Richard Galliano, Manu Katché, Bojan Vodenitcharov et Steve Houben et quelques jeunes groupes dont Blue Monday People, Mister Dumont, Pia Silva… et encore Big Noise.

Allez-y !

Et puis, il y a aussi les Djanjofolllies dont les concerts s’éparpillent aux quatre coins du pays (Christian Escoudé, Les Violons de Bruxelles, MuZiek de Singe, Les Doigts de l’Homme et bien d’autres).

Et, bien entendu, outre les festivals, il y a toujours les clubs, les clubs, toujours les clubs !

Plongez dans l’agenda du site des Lundis d’Hortense, qui est toujours là pour vous dire où et quand ça se passe. Qu'il neige ou qu'il fasse soleil...

 

A+

14/08/2011

LAB Trio - Tremplin Jazz Avignon

 

LAB Trio, vainqueur du Tremplin Jazz à Avignon 2011 !

Non seulement, il remporte le prix du jury (ce qui lui permettra d’enregistrer à La Buissonne et de revenir l’année prochaine en concert), mais il remporte également le prix du public.

Lisez le compte-rendu de Franck Bergerot.

 

 

Le Tremplin réussi plutôt bien aux groupes belges : il y a deux ans, c’était Christian Mendoza qui avait raflé la mise (ce qui lui a permis d’enregistrer l’excellent «Arbr-en-ciel», publié chez De Werf.). Avant lui, il y avait eu Pascal Schumacher Quartet, Saxkartel, Carlo Nardozza, Robin Verheyen… Pas mal, non ?

LAB Trio, je les avais découverts- et plébiscités - lors du concours des jeunes talents du Jazz Marathon à Bruxelles en 2009. Comme quoi, il est toujours intéressant de venir tendre l’oreille du côté de la Place Fernand Cocq ce jour-là…

Je propose d’envoyer l’année prochaine Collapse ou Bansuri Collectif ou Franka’s Pool Party… je suis prêt à parier qu’ils ne reviendraient pas bredouille.

A+

17/07/2009

Les jeunes talents du Brussels Jazz Marathon

Ce qui est bien avec le Brussels Jazz Marathon, outre le fait que tous les concerts soient gratuits et qu’il y en ait plein, c’est que l’on peut aussi découvrir de jeunes groupes.
Surtout lors du concours des jeunes talents.

Je faisais partie du jury en compagnie de Fabien Degryse, Nathalie Loriers, Jan De Hass et Jempi.
Nous nous étions réunis quelques semaines auparavant avec Jacobien Tamsma (principale cheville ouvrière de ce Jazz Marathon) pour sélectionner les trois finalistes parmi plus de 25 groupes.
Croyez-le ou non, pour la moitié des candidats, le choix ne fut pas facile du tout.


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Samedi 30 mai, sur le podium de la Place Fernand Cocq, c’est Triple Eight qui ouvrit le concours.
Ce jeune trio sonne très ’60, dans un esprit qui oscille entre soul et boogaloo.
On sent un peu les influences de Dr. Lonnie Smith ou de Jimmy Smith par exemples…
Un peu normal quand on voit comment est constitué le groupe: Nick Puylaert à l’orgue Hammond, Tim Finoulst à la guitare électrique et Jelle Van Giel aux drums.
Ces jeunes gars ont assurément du talent.
Ça swingue parfaitement.
Quand le guitariste se lâche un peu, on peut sentir chez lui une belle fluidité dans le jeu.
On pourrait en dire autant de l’excellent et très accrocheur batteur.
Certes, le groupe doit sans doute encore un peu affirmer sa personnalité, mais… ça promet !


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Question personnalité, il faut bien admettre que le Baron Fauteuil en possède une solide.
Le trio est composé de Lara Rosseel (cb), David Broeders (dm) – vus précédemment aux côtés d’Hevé Samb et du regretté Pierre Van Dormael– et de Joppe Bestevaar (sax baryton).
Ici, l’ambiance est un peu plus cérébrale, plus feutrée.
Tout se joue dans la subtilité de compositions complexes qui ne manquent pas de swing pour autant.
L’interaction entre le batteur, d’une élégance extrême, et la contrebasse, sensuelle, est un délice.
Bestevaar, n’hésite pas à venir jouer le trouble-fête - avec un bel à propos - en proposant des accords chauds et des rythmes plus chaloupés.

Très beau groupe à revoir avec plaisir.

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Mais sans conteste, le vainqueur de ce concours de très haut niveau fut LABtrio.

Ce dernier groupe est clairement le plus jeune de tous les participants… mais il possède déjà une aisance et une maturité étonnantes !
On pouvait pourtant être un peu sceptique face à la formule très classique du triangle piano, basse, batterie… Mais ces trois jeunes jazzmen nous ont apporté une sacrée dose de fraîcheur.
Anneleen Boehme (cb), Bram de Looze (p) et Lander Gyselinck (dm), voilà assurément des noms à retenir.

Difficile d’expliquer ce qui fait de leur musique quelque chose d’un peu plus «magique» que celle des autres.
Une mise en place parfaite? Un équilibre habile? Une souplesse dans l’exécution?
Le touché de Bram De Looze (à peine 18 ans) au piano sur «Lennie’s Pennies» de Tristano est éblouissant de luminosité.
Il déroule tout cela avec facilité et sans complexe.
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Tandis que Lander innerve un jeu sobre et tendu à la fois, Anneleen démontre une grande musicalité à la contrebasse.

L’écoute et l’échange sont sans doute aussi l’une des clés de ce très beau trio.
La musique évoque parfois Herbie, parfois Bill ou Brad… mais avec cette petite pointe d’originalité qui la rend personnelle.

LABtrio a remporté le prix du jury ainsi que le prix du public.
Grâce à cela, ils ont pu aller jouer au Jamboree à Barcelone et, d’après les échos qui me sont parvenus, ils se sont fait joliment remarquer là-bas aussi.

Normal, le bon jazz, on le reconnaît partout.

La suite du Jazz Marathon, c’est pour plus tard, laissez-moi le temps de retrouver le tempo…

A+