25/03/2013

Tournai Jazz Festival sur Citizen Jazz

Les organisateurs du Tournai Jazz Festival apprennent vite. L’an dernier, pour la première édition, ils avaient déjà bien fait les choses. En grand. Peut-être même un peu trop grand pour un début : le BJO, Toots Thielemans, Eric Legnini, Philippe Catherine, Terez Montcalm et d’autres. Il fallait tenir le rythme pendant trois jours. Et sur la fin, on sentait le public un peu moins assidu.

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Cette année, on est passé à deux jours et on s’est limité à deux salles : le grand patio et la belle grande salle Jean Noté. Résultat : carton plein et une ambiance très festive.

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Compte rendu complet à lire sur Citizen Jazz...


A+


13/01/2013

Sous les flocons, le jazz.


Deux, trois, petits rendez-vous en ce début d’année.

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Hé oui, les festivals ne se déroulent pas toujours sous le soleil d’été.

Winter Jazz Festival porte d’ailleurs bien son nom. Depuis quelques années, Flagey et le Théâtre Marni proposent une série de concerts, ainsi que quelques projections de films concernant le jazz. Sur le grand écran, on y verra «Petrucciani» de Michael Radford, «Autour de minuit» de Bertrand Tavernier ou encore «Sweet And Lowdown» de Woody Allen.

Et sur scène on verra Mâäk avec Marc Ducret, Metal-o-phone ou encore Too Noisy Fish pour les plus avant-gardistes, Jef Neve, Sal La Rocca, LABtrio et Christian Escoudé, pour les valeurs sûres, Kaja Draksier’s Acropolis ou Elifantree pour les découvertes et Matthew Herbert Big Band pour le plus grand plaisir de tous.

Alors, hop ! Une écharpe, un bonnet et n’hésitez pas à traverser la Place Falgey dans les deux sens.

Mais à côté de la «grosse machine», n’oublions pas non plus nos amis de Muse Boosting et leur Blue Flamingo Jazz Festival, qui continuent à proposer chaque trimestre deux concerts à Molenbeek. Allez vous réchauffer dans cette magnifique salle du Château du Karreveld aux sons de Big Noise et du trio d’Igor Gehenot. Ambiance assurée.

Ça c’est à Bruxelles. Mais il y a aussi Tournai qui propose la deuxième édition de son Tournai Jazz Festival . Cette année, on y verra Ibrahim Maalouf (unique concert en Belgique !!) mais aussi Richard Galliano, Manu Katché, Bojan Vodenitcharov et Steve Houben et quelques jeunes groupes dont Blue Monday People, Mister Dumont, Pia Silva… et encore Big Noise.

Allez-y !

Et puis, il y a aussi les Djanjofolllies dont les concerts s’éparpillent aux quatre coins du pays (Christian Escoudé, Les Violons de Bruxelles, MuZiek de Singe, Les Doigts de l’Homme et bien d’autres).

Et, bien entendu, outre les festivals, il y a toujours les clubs, les clubs, toujours les clubs !

Plongez dans l’agenda du site des Lundis d’Hortense, qui est toujours là pour vous dire où et quand ça se passe. Qu'il neige ou qu'il fasse soleil...

 

A+

18/06/2011

Stefano Bollani sur Citizen Jazz

 

 

Souillac au mois de juillet l’année dernière.

J’y étais pour le festival. Au programme, il y avait Nguyên Lê, Tigran Hamasyan, Enrico Rava et Stefano Bollani.

J’en avais profité pour réaliser quelques interviews.

Vous avez peut-être déjà lu celle d’Enrico Rava (sinon, c’est ici, sur Citizen Jazz) mais vous n’avez peut-être pas encore lu celle de Stefano Bollani, ça vient de sortir, c’est toujours sur Citizen Jazz et c’est ici.

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Cette année, à Souillac, il y aura un autre Italien, Francesco Bearsatti, mais aussi Ibrahim Maalouf (que j’avais interviewé, il y a quelques années déjà) et Avishaï Cohen.

C’est juste entre les Dinant Jazz Nights (mazette, quelle affiche !!) et Gouvy, Gaume, Middelheim etc… J’essaierai d’y être.

 

A+

26/05/2008

Maalouf - Naïm au Cirque Royal

Le Cirque Royal est quasi complet ce soir.
Il faut dire que le plupart des spectateurs sont venus pour écouter Yaël Naïm.
Comme mes filles, par exemple.

Moi, j’étais venu principalement pour la première partie, pour Ibrahim Maalouf.
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Sur scène, le trompettiste franco-libanais est entouré de François Merville à la batterie, Youssef Hbeish aux percus, Eric Löhrer à la basse électrique, ainsi que d’un guitariste et d’un joueur de kanoun dont je n’ai pas retenu les noms.

Le son de la basse est hyper saturé sur le premier morceau, ce qui gâche pas mal le plaisir.
Le groove est pourtant bien là. Entre ethno-jazz et électro.

Maalouf revisite alors «Shadows», façon dub-reggae, avant de poursuivre avec «Diasporas», morceau titre de son récent album. Le trompettiste recherche les rythmes tribaux, aidé par l’excellent percussionniste. On sent l’envie de jouer à l’énergie. Et la salle répond avec enthousiasme.

Contraste ensuite, sur le morceau suivant, avec le son capiteux, voire étouffé, de la guitare.
L’ambiance reste cependant chaude et moite.
Maalouf échantillonne quelques notes, mélange l’Orient et l’Occident.
Puis, il demande au public de chanter une mélodie qu’il enregistre en vue de son prochain album.
On le sait, Ibrahim aime jouer avec les sons et les bruits qui l’entourent pour créer un monde musical bien à lui.
Attendons le résultat.

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Après une brève pause, Yaël Naïm, et son fidèle compagnon de route David Donatien, investissent la scène avec un groupe où l’on reconnaît, entre autres, Laurent David (guitare) mais aussi un certain Xavier Tribolet, aux claviers (et parfois à la batterie aussi), qu’on a déjà vu aux côtés de Daniel Roméo ou encore Mimi Verderame et Bart Defoort

Entre ballades folk et pop acidulée, la jeune franco-israélienne déroule avec beaucoup d’humour, de sensibilité et de talent ses chansons.

Yaël Naïm possède une voix d’ange.
Elle est capable de monter dans des aigus avec élégance, de tenir la note avant de revenir vers un chant plus velouté, presque grave. Ça me fait penser parfois à Mara Carlyle.
Tantôt à la guitare, tantôt au piano, elle enchaîne les morceaux.
Elle reprend ainsi «Toxic» de Britney Spears que l’on préfère, et de loin, à la version originale.

Elle chante en hébreu («Si vous entendez de grrr et des brrr, ne vous inquiétez pas, c’est de l’hébreu», prévient-elle avec humour), mais aussi en français (chanson dans laquelle Tribolet injecte un son très «vintage» aux claviers).

Et après le méga tube «New Soul», la chanteuse et son complice David Donatien chauffent encore un peu plus la salle en lui demandant de chanter un tonitruant final.

Belle soirée.

Je comptais aller voir Ibrahim Maalouf le dimanche suivant à la Cathédrale Ste Gudule, en compagnie de Murcof et de l’Ensemble des Musiques Nouvelles.
J’ai bien eu l’occasion de discuter un peu avec lui avant le concert, mais… un cafouillage sur la liste de presse et un service d’accueil (?) assez intransigeant m’ont empêché de voir ce magnifique (j’imagine) concert…

C’est con, mais c’est comme ça.

A+

08/05/2008

Diasporas sur Citizen Jazz

La chronique de l'album "Diasporas" d'Ibrahim Maalouf est on-line sur Citizen Jazz.

Vous pouvez la lire en cliquant ici.

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Je vous rappelle que Maalouf sera en concert à Bruxelles, au Cirque Royal le 14 mai et à la Cathédrale Ste Gudule et St Michel, le dimanche 18 - pour un autre projet - en compagnie de l'Orchestre des Musiques Nouvelles et de Murcof.

 

A+ 

18/04/2008

Ibrahim Maalouf & Marco Bardoscia sur Citizen Jazz

Dans le cadre des Nuits Botaniques, Ibrahim Maalouf sera en concert au Cirque Royal le 14 mai, en première partie de Yaël Naïm.

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Le trompettiste libanais remettra le couvert le 18 à la Cathédrale Sainte Gudule, avec une formule qui ne devrait pas être inintéressante non plus, puisqu’il se produira avec Murcof (bidouilleur mexicain de musique électro-ambiant) et l’Ensemble de Musiques Nouvelles (entendu dernièrement avec Comelade, Pierlé, Truffaz, Vodenitcharov, etc... lors de Babel Live.)

Ibrahim Maalouf, qui est le seul au monde à jouer de cette trompette unique (quart de ton) vient de sortir « Diasporas », un album à l’univers bien personnel (entre jazz, électro, rythmes orientaux et traditionnels) que je vous conseille.
Vous ne connaissez pas bien Ibrahim Maalouf ?
Alors, allez lire l’interview que j’ai réalisée pour Citizen Jazz.

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Et puis, toujours sur Citizen Jazz, (ha ! ça bosse en ce moment, hein !?) vous pouvez lire ma chronique de l’album «Opening» de Marco Bardoscia.
C’est ici.
Frais, instantané et groovy, « Opening » est un très bon album.

J’avais vu Bardoscia et son groupe au Sounds il y a quelques mois déjà.
Un très bon souvenir.

A+

21/02/2008

Jazzques écoute - février 2008

Pas trop de sorties en ce moment.
Je fais plutôt du baby-sitting, si vous voyez ce que je veux dire.
Cela ne m’empêche pas d’écouter de la  musique, heureusement.
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Et dernièrement, dans ma boîte aux lettres, sont arrivées pas mal de choses intéressantes.
Je reviendrai sur certains cd’s plus en détail plus tard (et sur Citizen Jazz).
Je vous tiendrai au courant.

Un petit tour d’horizon, dans un ordre aléatoire, quand même ?
Il n’y a pas de raison que je garde tout ça pour moi trop longtemps…

Allons-y.
D’abord, ne pas s’arrêter au design assez scolaire de la pochette du dernier album de Fred Delplancq « Talisman ».
Fred s’est entouré d’un nouveau groupe et nous offre une belle série de compositions à la fois incisives et mélodiques. Même si on n’accroche pas immédiatement sur certains titres, il faut se laisser porter par l’album car, et c’est là sa force, c’est dans le développement des thèmes que ça devient fichtrement intéressant. Et il y a des perles (« 15 May » ou « Triste » pour ne citer que ceux-là).

Fred Delplancq, on le retrouve (avec Jean-Paul Estiévenart) sur une petite bombe : « Stories From The Shed » de The Wrong Object, le groupe jazz rock progressif de Michel Delville, Damien Polard et Laurent Delchambre.
Souvenez-vous, j’en avais parlé lors du dernier festival Jazz à Liège.
L’album est sorti sur le label New-Yorkais Moonjune Records (clin d’œil à un titre de Soft Machine, ça veut tout dire!). Zappa, l’école de Canterburry, Robert Fripp mais aussi John Zorn ne sont jamais loin. Accrochez-vous, c’est fort et c’est bon.
Album décapant, riche et éblouissant de maturité et d’énergie.


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Du coup, toujours chez Moonjune, j’ai eu l’occasion de découvrir «Tipping Point» du batteur Jason Smith.
Un solide power trio post-bop énergique, avec quelques tendances pop-rock.
C’est enregistré «live» et il y a quelques superbes moments d’improvisations et d’interactions entre les trois musiciens.
Il faut que j’écoute ça encore plus attentivement, car vraiment, ce n’est pas mal du tout.

Dans la partie «petites déceptions» il y a Hadrien Feraud.
Ce jeune bassiste français (dans la lignée d’un Pastorius) est très doué, certes, tant dans les compos que dans son jeu…. Mais je ne suis toujours pas arrivé à rentrer dans cet album jazz-fusion.… Et je dois avouer que ce n’est pas trop ma tasse de thé… Pour l’instant ?


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Même déception (plus encore) pour le dernier Hancock («River – The Joni Letters»).
Je suis resté sur ma faim. Et encore, je n’ai jamais vraiment été mis en appétit…
À part la très belle intervention de Leonard Cohen sur «Jungle Line» et celles de Wayne Shorter (époustouflant sur «Nefertiti», entre autres), l’album est lisse… tellement lisse…
Il a quand même plu à pas mal de gens de la presse spécialisée et a obtenu un Grammy Award.
J’ai peut-être pas tout compris… ?

L’album de Roger Kellaway, «Heroes», bien qu’assez classique, aurait peut-être bien plus mérité cette récompense. Il vient, en tout cas, de recevoir celle de l’Académie du Jazz  en France.
Et c’est vrai que , dans son style, c’est excessivement bien. Le pianiste américain rend hommage ici à l’une de ses principales influences, Oscar Peterson, dans une formation en trio sans batterie (piano, basse, guitare). Du jazz de chambre avec des échappées stride ou swing de très grandes qualités.
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Kellaway avait sorti, il y a quelques années, un album magnifique dans un tout autre style: «Roger Kellaway Cello Quartet».
Si vous aimez la musique classique, André Klenes et Nathalie Loriers, jetez-y  une oreille !

Puisqu’on revient en Belgique, comment ne pas parler de Philip Catherine ?
Pas de trio ni de groove débridés cette fois-ci.
Avec «Guitars Two», Philip Catherine joue l’introspection et la délicatesse en duo… avec lui-même.
L’idée du re-recording est brillante et le jeu du guitariste est d’une finesse étourdissante.
Rassurez-vous, ça ne manque pas de swing quand même. Et l’on reconnaît instantanément la patte de notre fabuleux guitariste.
Un album doux, profond et très sensible.
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Dans un tout autre genre, l’album d’Ibrahim Maalouf est une sacrée bouffée de dépaysement.
Le jeune musicien libanais, qui est le seul à jouer sur une trompette 1/4 de ton - fabriquée par son père - nous fait voyager entre les Maqâm arabes, l’électro, le jazz, les ambiances urbaines et les groove insolites.
«Diasporas» possède un son unique, entre la tradition et musiques actuelles.
Et toujours loin des clichés.
Maalouf sera en concert au Botanique au mois de mai.
J’ai eu le bonheur de rencontrer dernièrement ce trompettiste que j’avais  entendu pour la première fois en 2003 sur «Living Road», le magnifique album de Lhasa.
Attachante et intéressante personnalité.
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Et pour finir: «Codebook» de Rudresh Mahanthappa.
J’avais remarqué ce saxophoniste indo-américain sur l’excellent album de Dupont T: «Spider’s Dance»
Et ce «Codebook» est vraiment excellent. À la fois complexe et tellement évident.
Le sax est franc et rauque juste comme il faut. Influencé autant par Steve Coleman que Coltrane.
Rudresh , fin arrangeur, laisse aussi de beaux espaces à ses compagnons de jeu : le très talentueux et explosif Vijay Iyer au piano, le discret Dan Weiss à la batterie et un François Moutin éblouissant à la contrebasse.
Un must !
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Bon, on va s’arrêter ici (on pourrait continuer encore, mais il ne faut pas être trop gourmand).
Quant à moi, je vais continuer à m’imprégner de toutes ces belles choses et à en découvrir encore d’autres…

A+