26/10/2017

Robin Verheyen, Bram De Looze, Joey Baron - Monk au Monk

 

Thelonious Monk a 100 ans.

Le 10 octobre, Thelonious Monk a 100 ans ! Alors, mardi, de midi à 19h., à Flagey, en compagnie de Marc Van den Hoof, on écoute toute, toute, mais alors vraiment toute l’œuvre du génie du piano.

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Mais la veille, le lundi 9 au soir, dans "Jazz", l’émission de Lies Steppe sur Klara, on écoute et on évoque aussi Monk. En long et en large, de 18h. à minuit !

Au micro de Lies, se succèdent musiciens et spécialistes, Guy Peters, Peter Vermeersch, Claire Chevallier et Rob Leurentop.... Tout ça, en direct du Monk café, à Bruxelles ! Évidemment.

Et pour que la fête soit totale, Klara a eu la bonne idée d’inviter aussi le trio du saxophoniste Robin Verheyen (avec Bram De Looze au piano et Joey Baron aux drums), qui, à l’invitation de Bozar - ou il a joué quelques jours plus tôt - a concocté un programme spécial ! Et ce soir, tout ça, c’est gratuit ! N'est-ce pas un très beau cadeau d'anniversaire, ça ?

Autant dire que le bistro de la place Sainte Catherine est bourré à ras bord.

Vers 21h., le trio prend possession de la scène dans une chaude ambiance.

Des notes de piano comme venues d’un autre monde, un sax qui claudique, puis des balais qui précisent le tempo. C’est découpé, cinglant et sec. Le swing est nerveux et dégraissé jusqu'à l'os. Robin envoie des riffs brefs, Bram ponctue et éclabousse, Baron fouette. «Bans», la compo originale de Robin claque et est bien dans l’esprit monkien ! Quelle entrée en matière !

«Ugly Beauty» se fait ultra introspectif et crépusculaire. On effleure la mélodie avec nuance et parcimonie. On laisser respirer les silences. On est suspendu au souffle profond de Robin et aux contrepoints étonnants de Bram. «Bye-Ya», introduit aux percus, mains nues, par Joey Baron n’en finit plus de s'ouvrir. Robin Verheyen, au soprano pincé comme du Steve Lacy, invente, sculpte, s'évade. Le trio détricote le morceau, le rapièce, le malaxe.

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Enfin, une longue improvisation plus délicate, presque pastorale, rappelant un peu Ravel, prend forme. Robin virevolte, sans jamais prendre de la hauteur, comme pour rester à butiner avec la batterie, au plus près du piano de Bram, déconcertant, souple et élégant. Ce «rase-motte» étonnant nous amène à «We See», qui, lui, n'en finit plus de s'élever.

Break. Fin du premier set... Et malheureusement, je n’assisterai pas au second. J'écouterai encore un peu l'émission à la radio. Avant de m'imaginer la suite...

Monk ! Compositeur unique. Monk qui surprend encore et toujours, et qui permet aux jazzmen (qui ont assimilé l'esprit et la pseudo folie du maître) de se réinventer en toute liberté. Encore et toujours. La preuve, ce soir, avec les musiciens exceptionnels que sont Robin Verheyen, Bram De Looze et Joey Baron.

Monk est vivant.

Merci les amis. Merci Bruxelles. Merci Monk.

A+

 

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