23/03/2017

Graceffa & Di Maio en duo à Sart-Risbart

Faut quand même être un peu fou, ou avoir la foi, pour aller se perdre un dimanche matin à Sart-Risbart, petit hameau du côté d’Incourt, et se retrouver dans une église !

Mais quand c'est Jules Imberechts (dit aussi Jules du Travers) qui vous propose de venir écouter le duo Fabrizio Graceffa et Lorenzo Di Maio, l’heure matinale et la distance n'offrent que peu de résistance.

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La petite église, qui accueille pas mal de fidèles (de Jules et du jazz), est un bel écrin de résonance pour les mélodies que distillent les deux guitaristes.

Fabrizio et Lorenzo se connaissent depuis longtemps mais ne jouent en duo que de façon assez sporadique (c’est Jean-Marie Hacquier, alors programmateur au Caveau du Max, qui est un peu à l’origine de ce projet qui a vu le jour en 2012).

Plutôt que des compos originales, les deux musiciens reprennent ici à leur compte les standards pop et jazz qui ont accompagnés leurs parcours respectifs.

« And I Love Her » des Beatles, « Georgia On My Mind » de Ray Charles, « I’ll Be Seeing You », ou « Night And Day » s’enchainent délicieusement.

Entre chaque morceau, Graceffa prend le temps d’expliquer au public le choix de ces thèmes à l’esprit plutôt crooner. Car crooner, c’est le fil rouge, le dénominateur commun qui unit le duo et lui permet de proposer un set très cohérent. « Can't Help Falling In Love » de Presley, « Someday My Prince Will Come », « Chega De Saudade » de Jobim ou même « La javanaise » de Gainsbourg magnifiquement remodelé, y trouvent une place naturelle.

Chacun des deux guitaristes se partage le travail. L'un s’occupe de l'harmonie, l'autre de la mélodie. Logique. C’est souvent Graceffa qui expose le thème, qui tourne autour et s’en éloigne, avant de laisser à Di Maio le soin de prendre un peu plus de libertés et d’improviser franchement. Les croisements et entrelacements s'opèrent avec délicatesse. Et les rôles s'inversent... Tout se joue avec beaucoup de respect mais aussi avec beaucoup de fraîcheur et de sensibilité.

Le duo s'autorise à sortir des sentiers pour explorer l’improvisation toujours vive, légère et aérienne. Les standards semblent alors s'emplir d'air et revivre une énième jeunesse. La musique circule avec pureté, sans maniérisme, presque sans effort. Serait–ce à cause de ce léger swing, de ce groove sous-jacent, de ce balancement, que cette musique semble si vivante et organique ? C’est certainement l’un des secrets.

C'est du plaisir qui s'échange, du bonheur simple qui flotte. Alors, on se laisse encore emporter par « The Shape Of My Hart » de Sting, « Fly Me To The Moon » ou le merveilleux « What A Wonderful World » d'Armstrong

Tout cela remplit le cœur d'une bonne dose de bonne humeur pour la journée, voire même pour la semaine.

C’est simple, c’est lumineux, c’est évident. Et l’on se dit qu’on a bien fait de se lever ce matin.

Merci à ©Alexis Moyson pour les images.

 

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