03/01/2016

Marjan Van Rompay Group - Jazz Station

Marjan Van Rompay était à la Jazz Station début décembre (le 5) pour présenter son dernier album Comfort, Solace, Peace.

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Avec un titre aussi explicite, on ne peut s’attendre qu’au plaisir musical, léger et rassurant. Silhouette, le précédent album de la saxophoniste, dégageait déjà un certain optimisme, mais à l’époque, il y avait Bram Weijters au piano qui, mine de rien, venait donner quelques pointes d’acidité dans cette douceur ambiante. Désormais, c’est le guitariste Tim Finoulst qui occupe la place. On connaît le jeu tout en souplesse et délicatesse de ce dernier. Avec lui, on accentue donc encore un peu plus le côté douceâtre de la musique.

Le quartette développe, en effet, un jazz plutôt tendre et mélodieux, dans la lignée des Warne Marsh, Phil Woods ou Lee Konitz… avec ce petit soupçon de modernité en plus dans les compos.

« Optimism », le bien nommé, évolue sur un rythme cadencé et sautillant. Toon Van Dionant (dm) fouette les tambours avec élégance, Janos Bruneel (cb) balance le rythme. Sobrement, Marjan et Tim se partagent la mélodie, tout en finesse. Ensemble, ils cherchent le beau, le doux, le raffiné. « Brotherhood » procède un peu de la même façon. Les structures sont simples et reposent sur des rythmes souples, en constante évolution. Cela permet à Tim Finoulst de lâcher quelques beaux chorus plus acéré dans un phrasé joliment ourlé. « Waltz For Sander » (extrait du précédent album), bien qu’introduit au sax par un solo sinueux et presque aventureux, suit aussi un peu le même chemin.

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Les compositions sont souvent très soignées et pleines d'idées, mais l’on aimerait parfois que le vernis craque un peu plus et que l’on ressente un peu plus de folie ou, à contrario, plus d’introspection affirmée. On reste parfois entre les deux rives. Soit les contrastes ne sont peut-être pas assez marqués, soit la brume n’est pas assez épaisse. Mais c’est le choix du groupe.

Alors, « Better Call » ose un peu plus le groove nonchalant et bluesy, tandis que « Where The Heart Is » est plus accrocheur, comme pour démentir mes précédentes impressions. Janos Bruneel trouve un peu plus d’espace pour offrir quelques belles respirations. Finoulst lâche des riffs plus tranchants et Marjan Van Rompay s’impose alors un peu plus, elle aussi. Le son du groupe prend de l’épaisseur et le quartette semble bien plus libéré qu’en début de concert. Comme quoi, le temps fait parfois bien les choses. Alors, attendons la suite…

 

 

 

A+

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