16/02/2014

WRaP - l'interview

Endless est le premier album du «jeune» trio WRaP.

«Jeune», dans ce cas-ci, ne veut pas dire que les trois membres viennent tout juste de sortir de l’école. Au contraire, chacun d’eux a déjà une solide carrière derrière lui. En effet, WRaP, ce sont la chanteuse Barbara Wiernik, le guitariste Alain Pierre et le contrebassiste Jean-Louis Rassinfosse. Pas vraiment des inconnus.

A l’occasion de la sortie de cet album (publié chez Igloo), et avant une série de concerts à travers toute la Belgique, je suis allé les rencontrer, un dimanche après-midi. On a parlé de WRaP, de jazz et de bien d’autres choses encore.

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De quelle manière s’est formé le trio ?

Alain Pierre : Les choses se forment toujours au gré des rencontres. A l’époque, pour Acous-Trees, mon groupe qui est un peu en stand by pour l’instant, j’avais contacté Barbara Wiernik. De cette rencontre est né l’envie de jouer en duo, ce que l’on a fait et que l’on fait toujours, d’ailleurs. Ensuite, Jean-Louis Rassinfosse nous a entendu lors d’un séjours en Tunisie où nous donnions, lui, nous et d’autres musiciens encore, des master classes et des concerts. C’est là qu’est né le projet.

Un projet qui s’est d’abord appelé Trio 27…

Barbara Wiernik : Oui, cela faisait référence aux 27 cordes, vocales et instrumentales, réunies.

Pour quelle raison a-t-il été rebaptisé WRaP ?

Jean-Louis Rassinfosse : On trouvait la référence aux cordes vocales, aux cordes vibrantes et aux chiffres un peu trop anecdotique. Au fur et à mesure de nos rencontres on a construit quelque chose de plus personnel et, finalement, ce sont les initiales des musiciens qui ont donné le nom au trio. WRaP, ça frappe. Cela enveloppe aussi. Cela donne un côté un peu humoristique à notre groupe et évoque aussi la nourriture. Nos répétitions sont faites de petites recettes culinaires et musicales qui englobent, dans un certain sens, l’épicurisme de la vie…

Parlons des recettes alors. Y a t il eu une évolution des compositions du duo vers le trio, ou bien êtes-vous parti sur des toutes nouvelles bases ?

Barbara Wiernik : Alain a composé de façon plus ciblée pour le trio et moi j’en ai profité pour écrire de toutes nouvelles paroles sur ses compos.

Alain Pierre : Les morceaux sont vraiment pensés pour le trio. Mais on a travaillé beaucoup de standards aussi, de jazz, de chanson française ou de pop. Ce qui a permis de savoir dans quelle direction écrire pour le trio. On a appris à se connaitre au travers des répertoires divers et on a commencé à avoir un son.

Jean-Louis Rassinfosse : Barbara avait sélectionné des morceaux que Alain et elle ne jouaient pas en duo. Dans le but, justement, de ne pas être «deux plus un» mais de trouver une véritable osmose. Moi-même j’ai amené des compositions personnelles qui convenaient très bien au trio. Ensuite on a travaillé un répertoire plus spécifique.

Alain Pierre : Il n’y a jamais eu de répertoire commun entre le duo de Barbara et moi et le trio, en fait. On voulait changer de direction, de toute façon.

Jean-Louis Rassinfosse : Je voudrais insister sur le fait que ce n’est pas un duo qui est devenu un trio. J’aime la voix de Barbara et le son des cordes nylon de la guitare d’Alain et j’avais vraiment envie de construire un univers avec eux.

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C’est vrai qu’il ne s’agit pas d’un duo plus une contrebasse parce que, il faut l’avouer Jean-Louis, tu as une manière de faire chanter la contrebasse qui va au-delà du soutien ou du simple accompagnement…

AP : En effet, le côté lyrique de Jean-Louis qui est, pour moi, très important et assez rare à la contrebasse, a conditionné ma manière d’écrire. Déjà, dans Acous-Trees, j’aimais traiter la voix, non pas comme celle d’une chanteuse que l’on met devant le groupe, mais plutôt comme un instrument de section à part entière. Comme je le faisais avec la flûte de Pierre Bernard à l’époque, ou ce que je refais actuellement avec le saxophone ou la clarinette basse de Toine Thys dans Special Unit. J’aime traiter la voix de cette façon. Finalement, chacun de nous, voix, contrebasse et guitare, peut devenir un instrument très mélodique. Je veux éviter cette hiérarchie à laquelle on se plie trop facilement.

Chacun compose donc ses morceaux ou les arrange dans cette optique ?

AP : Oui, il y a un travail à la maison assez conséquent, mais on travaille aussi beaucoup en répétition. Il y a tout un travail d’adaptations et d’arrangements qui se fait pour le groupe. Et on n’hésite pas à mettre de côté des morceaux qui ne sont pas tout à fait adéquats. Il y a vraiment un travail commun.

Qu’est ce qui a déterminé le choix de certains standards ou de reprises ?

JLR : À partir du moment où il y avait un texte, ces choix ont parfois prévalus. Il fallait aussi être en adéquation avec ces textes-là aussi, bien sûr. Mais on joue aussi «The Man I Love», dont on adore à la fois les paroles et la musique ou «Trow It Away» d’Abbey Lincoln. On reprend aussi des morceaux de Beatles, que l’on ne trouvera pas sur le disque pour des questions de droits, mais que l’on joue souvent en live. Et en live, évidemment, on déborde un peu, on peu jouer plus longtemps et improviser…

BW : Oui, pour le disque, on a dû un peu se restreindre et en live on laisse beaucoup de place à l’impro. Et l’on a envie de développer cela bien plus encore.

JLR : Ce qui est intéressant en trio, c’est que l’on peut improviser même lorsque l’on accompagne. Il n’y a jamais ce côté figé de l’accompagnement et du soliste en avant-plan. Il s’agit souvent d’une sorte d’improvisation collective. Alain fait des accords mais joue aussi beaucoup de manière «arpégique». On n’a jamais le son brut en une fois, on reçoit un égrainage de notes. L’improvisation n’est pas massive, elle est plutôt éclatée et polyphonique.

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Vous sentez une différence dans la manière d’improviser ?

JLR : Tout dépend du style que l’on recherche. Ici, nous sommes entre le folk et le jazz. On n’est pas dans une rythmique traditionnelle. On surfe justement sur cette indécision pour créer un style. Je peux passer d’un «walking» à quelque chose de plus libre sans que cela ne soit calculé ou décidé. Cela permet beaucoup de liberté.

BW : De plus, on a eu la chance de beaucoup répéter avant d’avoir un premier concert, et aussi d’avoir eu la chance de tourner pas mal avant d’enregistrer le disque. Cela nous a permis de mieux nous connaître humainement et musicalement et de développer le son spécifique de notre trio.

C’est vrai que vous avez des parcours assez différents mais c’est le jazz qui vous relie. Par exemple Alain, sans vouloir être trop caricatural, on peut dire que tu viens un peu plus du «classique» ?

AP : Je viens de la guitare classique c’est vrai, même si, pendant des années, j’ai joué de la guitare électrique à doigts nus. Puis, à un moment, j’ai décidé d’arrêter de jouer totalement de la guitare électrique pour me consacrer à fond à la guitare acoustique. D’abord la guitare classique puis la douze cordes. C’est un type de jeu que je veux défendre, qui n’est pas facile d’imposer dans certains contextes, comme le jazz traditionnel par exemple, mais qui permet de jouer n’importe quel type de musique en apportant une certaine couleur. Plus polyphonique comme disait Jean-Louis. Cela permet de raconter d’autres choses et d’aller dans d’autres directions.

JLR : C’est toujours un challenge de faire entrer un instrument qui n’est pas spécialement jazz. La guitare à cordes nylon, on la retrouve en classique ou dans le flamenco et moins en jazz. Cela apporte une couleur mais il faut pouvoir s’en libérer. C’est comme lorsque l’on amène un violon dans un ensemble de jazz, cela devient vite du Stéphane Grappelli ou du Jean-Luc Ponty. De par sa sonorité, la guitare acoustique amène un certain style.

AP : C’est encore moins évident avec la douze corde qui a une connotation plus folk. J’ai tenté deux fois une jam au Sounds, et cela s’est traduit par : «Comment se tirer une balle dans le pied !» (rires)

Dans un contexte comme les jams, ce sont les autres musiciens qui doivent s’adapter à ton jeu ?

AP : C’est difficile dans les jams, de toute façon. Je crois qu’il s’agit aussi d’une méconnaissance de l’instrument. Si un gars arrive dans une jam avec une cornemuse, on va tous avoir un peu de mal car c’est un instrument que l’on ne connait pas. C’est le même cas pour la guitare classique et particulièrement pour la douze cordes.

Elle est beaucoup plus utilisée dans la musique folk…

JLR : En effet. On la joue souvent en accord ouvert, avec un plectre. Dans l’histoire du jazz, il y a très peu de gens qui ont joué de la douze cordes. Ce n’est pas simple car il y a une double corde et quand on pousse ou quand on tire on n’obtient pas le même son. Ralph Towner a fait des choses à la douze cordes, Philip Catherine aussi au début… Mais ce n’est pas courant. Si ce n’est pas courant, c’est peut-être parce que ce n’est pas facile.

C’est un son qui convient bien à tes goûts, Barbara. On sait que tu aimes Joni Mitchell, par exemple, et tout l’univers qui tourne autour… Mais il y a aussi l’étude du chant indien qui est important pour toi.

BW : Je suis tombée amoureuse de la musique indienne bien après le jazz, c'était après mes études au conservatoire que je suis partie pour la première fois en Inde. Cela m’a apporté énormément dans le cadre de l’improvisation. Je n’utilise pas vraiment les principes des chants indiens dans notre trio. Mais il est vrai que j’utilise, sans m’en rendre compte peut-être, les inflexions de voix lorsque qu’il s’agit de morceaux sans parole ou lorsque j’improvise. Mais je n’utilise pas, pour l’instant, cette connaissance dans les compositions, cela viendra sans doute.

Endless a été enregistré en décembre 2012 déjà…

AP : Et mixé en février 2013. Cela a mis un peu de temps, en effet…

BW : C’est à la suite de notre tournée des Jazz Tour 2012 que nous avons décidé d’enregistrer. C’était un moment idéal. Nous étions non-stop ensemble et nous étions vraiment plongés dans cet univers-là.

JLR : On sentait vraiment l’évolution, on la vivait. C’est donc de manière logique que l’enregistrement est survenu. Souvent, on fait un disque pour pouvoir tourner, puis le répertoire évolue bien et l’on regrette de ne pas avoir enregistrer après les concerts. Ici, on a d’abord joué live, puis on a enregistré, en se disant qu’il sera bien temps par la suite de négocier avec les maisons de disques et les distributeurs. Parfois, quand on doit attendre les décisions ou des autorisations et on ne fait rien, on n’avance pas. Ici on a pris notre destin en main. Avant de convaincre quelqu’un, on voulait d’abord se convaincre nous-mêmes.

Justement, pour convaincre les labels, mais aussi les journalistes ou le public, il faut avoir une définition claire de la musique. Chez vous, le pari est assez osé puisqu’on ne sait pas vraiment où vous caser, il y a du folk, du jazz, du rock, de la chanson…

JLR : Cela fait partie des surprises (rires).

BW : J’ai l’impression que c’est ce que l’on dit de tous les projets que j’ai fait : le manque d’étiquette très lisible (rires). Mais je ne sais pas s’il est obligatoire de classifier.

JLR : On compte aussi sur la curiosité des gens. Le public est parfois plus curieux qu’on ne le pense.

Qu’en est-il des programmateurs, des médias ou des tourneurs où les «cases» sont parfois plus «définies» ?

JLR : On vit une époque charnière, je pense. Tout est en mutation, actuellement. On se pose trop souvent la question de savoir comment toucher les gens. Nous, artistes, on ne doit pas trop s’adapter à cela je pense. On doit faire la musique que l’on pense devoir faire et après, la diffusion, c’est autre chose. Nous, en tant qu’artiste, nous devons rester concentrer sur notre art. Il y a parfois une perversion à savoir si l’artiste doit créer en fonction de ce qui doit être vendable ou pas. Est-ce la fin de la chaîne qui doit déterminer ce que l’on fait au début de la chaîne ? Notre but est de créer quelque chose de vrai et d’inattendu, ensuite on verra ensuite comment le public le reçoit, comment cette musique sera diffusée, entendue… C’est parfois dangereux d’attendre qu’un comité de sélection décide de ce que l’artiste doit faire ou non.

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Est-il encore important d’avoir un disque, un objet physique, à l’heure actuelle ?

AP : Oh oui ! Cela reste un objet indispensable et important aux yeux du public et des organisateurs. Surtout dans le milieu du jazz. C’est vrai que si c’était un projet dans un autre registre musical, plus commercial, qui s’adresserait peut-être plus aux jeunes, qui se consommerait plus vite, on aurait repensé la chose. Mais je ne crois pas ceux qui disent que le disque va disparaitre. Il va évoluer peut-être. En tout cas, il n’aura plus le monopole comme il l’avait il y a encore quelques années. Le vinyle avait le monopole, puis le CD est arrivé, maintenant c’est la musique en ligne. Mais le vinyle revient et certains artistes sortent leurs nouvelles productions sur vinyles. Même en électro, en pop, etc. Pour l’instant, c’est certain, Internet est en tête.

Le disque est important pour démarcher mais permet aussi aux gens d’emporter un souvenir après un concert.

AP : C’est vrai que le lieu où l’on vend le plus de disques actuellement est la salle de concert. Si les distributeurs se sont cassés la figure, c’est parce qu’il y a de moins en moins de disquaires. Le disque s’achète souvent après le concert, il permet au public de prolonger le moment. D’autre part, le disque sert à démarcher auprès des programmateurs, à l’envoyer aux radios. Face au nombre incroyable de groupes, celui qui fait un disque a sans doute un véritable besoin de pérenniser son travail.

JLR : Pour les artistes, un disque est aussi un «milestone», un jalon, dans son évolution artistique. Avoir un ficher dans son disque dur d’ordinateur est sans doute moins tangible… Mais c’est peut-être que notre génération, en tout cas la mienne, est restée attaché à un objet. L’amateur de jazz aime aussi avoir une discothèque physique, bien rangée, bien classée… Ceci dit, j’ai vu que l’on vendait actuellement une clé USB accompagnée d’un petit livret. C’est une autre façon de concrétiser la musique. On peut mettre en valeur l’objet d’une autre façon, sortir du format rond du CD… Echanger un objet physique entre personnes est important je crois.

Une belle série de dates de concerts est prévue dans toute la Belgique. Vous avez aussi l’intention de sortir du pays ?

JLR : On a toujours envie de faire connaitre notre musique hors frontières, mais ce n’est pas si simple… Au niveau de l’Europe, il y a des choses à faire : comme provoquer des échanges intra-européen. On le remarque lors de festivals surtout. On y voit beaucoup d’américains et des musiciens locaux : les belges en Belgique, les français en France, les allemands en Allemagne… Il y a très peu de belges en France, de français en Allemagne et ainsi de suite… Enfin, c’est un autre débat, mais il serait intéressant de renforcer ces échanges en Europe, je pense.

Avant, beaucoup de jazzmen américains se mélangeaient aux jazzmen locaux.

JLR : Dans les années septante, le dollar étant très haut, les musiciens américains venaient seuls et c’était une rythmique locale qui les accompagnait. Il y avait plus de lieux, ce qui manquent peut-être actuellement, comme le Pol’s Jazz Club, où il y avait de la musique live tous les soirs et qui consacraient le week-end aux jazzmen internationaux. Entre Amsterdam et Paris, les américains passaient par Bruxelles. Pepper Adams, Eddie Lockjaw Lewis, etc. C’était très enrichissant car on apprenait le jazz de «première main». Jouer avec George Coleman, c’était quelque chose. J’ai eu la chance d’en profiter et de pouvoir jouer avec Chet Baker. C’est formidable de pouvoir jouer avec de tels musiciens plutôt que des suiveurs ou des imitateurs. Il y avait un échange entre musiciens internationaux qui existe moins actuellement, c’est sûr. Cela se fait autrement. Les groupes naissent souvent de rencontres fortuites comme on le disait au début. Moi, j’ai rencontré Chet Baker parce que Jacques Pelzer m’avait demandé si j’étais libre pour venir jouer un gig de dernière minute à Liège. Si je n’avais pas été libre ce soir-là, ma vie aurait peut-être été différente. C’est un peu comme Eric Legnini qui est allé jouer à la jam au Sounds un soir où Flavio Boltro et Stefano Di Battista étaient là. A l’époque ils n’étaient vraiment pas connus. Puis, Eric est allé faire la jam à Paris, il s’y est installé et il est devenu le Legnini que l’on connait. Il suffit d’une rencontre. S’il était resté chez lui ce soir-là, sa vie aurait été différente aussi. La vie, c’est un peu comme le ski, tu passes une porte, puis une autre et puis si tu ne passes pas la suivante tu es ailleurs…

Quand tu as rejoins Barbara et Alain, tu as senti que tu pouvais apporter quelque chose, voire faire dévier le groupe ?

JLR : J’avais envie de cet univers. J’aimais bien l’éthérité, si j’ose dire, de la voix de Barbara, qui est très personnelle. L’aigu a un timbre particulier. J’adore la voix, c’est l’instrument le plus naturel qui existe, j’adore ce son particulier. Moi-même j’aime chanter. D’ailleurs, dans le trio je chante aussi. J’ai toujours essayé de moduler les sons depuis que je fais de la musique. J’ai appris cela aussi avec Chet Baker, justement, parce qu’il chantait tout le temps. On était en voiture pendant des kilomètres et il chantait. On pouvait imaginer les harmonies que l’on allait réaliser plus tard. J’aime la voix et celle de Barbara en particulier. De même, dans le jeu de guitare d’Alain, il y a quelque chose de différent. J’avais vraiment envie de mêler mon son à cet univers-là, je dirais même plus, mêler ma voix à cet univers-là. On dit souvent de moi que je fais chanter mon instrument. C’est un peu vrai, c’est ce que je veux faire. Il m’a fallut pourtant longtemps avant d’accepter ça. Il y a toujours eu quelque chose de péjoratif envers celui qui joue de la contrebasse à cinq cordes : «C’est parce qu’il ne sait pas monter vers les aigus !», etc. J’ai entendu de tout. Mais comme j’aime la voix, cette cinquième corde, cette corde aigüe, me donne encore plus d’expressivité. J’ai plus de sustain sur la corde aigüe. Elle est plus longue pour le même son, c’est ce qui la rapproche un peu de la voix, je crois. J’aime jouer sur la texture du son, j’ai l’impression que c’est de la pâte à modeler.

 

 

A+

(Merci à Jos L. Knaepen pour les photos !)

 

 

 

 

 

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