03/06/2013

Yves Peeters Group - Jazz Station


La musique du Yves Peeters Group est très imagée. Pas étonnant que son album (sorti chez De Werf l’année dernière) s’appelle «All You See». D’ailleurs, le projet est parfois augmenté (quand la salle le permet) de projections vidéos.

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Ce samedi 1 juin, à la Jazz Station, nous n’aurons que le son. Les images, nous les fabriquerons dans la tête. Mais puisque je vous dis que la musique est très évocatrice…

Alors, derrière sa batterie, Yves Peeters nous ouvre son album photo. Ou plutôt son carnet de voyage.

Il y a d’abord un parfum d’Afrique qui en émane, comme pour réaffirmer la source du blues et du jazz. «Look There Is Alive» plante rapidement le décor.

Là où, sur l’album, Nicolas Kummert (absent aujourd’hui) joue au serpent ondulant - glissant et insaisissable - Jereon Van Herzeele (ts, ss) (qui le remplace) joue au singe agile - nerveux et batailleur - qui saute de branches en branches en poussant des cris stridents.

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La machine est lancée, «Try To Stop Us» fonce à 100 à l’heure. Frederik Leroux (eg) enchaîne les riffs, tendance rock du bayou. Yves Peeters fait claquer sa batterie, comme pour briser les barrières et les frontières. Ferme. Résolu. Déterminé. Ça trace.

Mais le groupe ne laisse jamais de côté les sentiments, l’amitié, le souvenir : «Sad News» - ballade légèrement amère - se promène entre tristesse et espoir. Quelques sanglots perlent dans le chant du soprano de Van Herzeele, soutenu et rassuré par la basse électrique sinueuse et voluptueuse de Nic Thys.

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Et le voyage continu avec «New Mexico», puis avec «Lifeline» qui évolue comme une danse tournoyante, comme une ronde infinie, comme une spirale ascendante ouverte aux improvisations galopantes. Nic Thys amorce, Leroux embraye et Van Herzeele conclut.

La musique du groupe respire les grands espaces et la lumière chaude. Elle fait référence au blues. Beaucoup. Clairement. Comme sur «Nightscape», une véritable perle ! Brulante d’intensité. Frederik Leroux fait transpirer sa guitare, le son est étiré, gras et sensuel. Jeroen Van Herzeele sonne presque comme Gene Ammons. Yves Peeters marque au fer rouge le tempo. Nicolas Thys enfonce le clou. Et le groupe va puiser plus profond encore, va creuser, va gratter pour atteindre les racines du blues.

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La lumière, la chaleur, l’humanité et l’échange, voilà ce que recherchent Yves Peeters et son groupe. Avec «Hats And Bags», la critique est claire et nette. Il faut s’échapper de l’agressivité des shoppings et des temples presque inhumains de la surconsommation – évoqué par un jazz-rock bruyant et éclaté - pour retrouver le calme et la sérénité.

Alors, ensemble, ils rejoignent «Bamako». Là-bas, et malgré les difficultés, la fête, les amis et le bonheur sont plus forts que tout. La vraie vie, en quelque sorte.

On pourra revoir et réécouter les histoires du Yves Peeters Group lors du prochain Brosella le dimanche 14 juillet. Ou plus tard au 30CC à Leuven en septembre et à Evergem en octobre… avec les images, cette fois-ci.

N’hésitez pas. Vous allez voir ce que vous allez voir...


A+

 


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