13/05/2012

Episodes manquants

Je ne trouve pas toujours le temps de parler de tout que je vois (concerts et performances) et entends (démos, cd’s, interviews) et ça m’énerve. Il faudra vraiment que je trouve une solution, car le temps, malheureusement, n’est pas extensible.

Résumé des épisodes manquants.

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Je ne vais pas vous dire à nouveau tout le bien que je pense du duo de Ben Sluijs (as) et Eric Vermeulen (p) car je risquerais de me répéter. Mais, rien à faire, quand la musique touche de cette manière, il serait dommage de la garder pour moi. Le concert qu’ont donné les deux musiciens au Pelzer à Liège le 11 avril était… sublime. Le club était plein et le public très attentifs aux échanges entre le saxophoniste et le pianiste. L’émotion, l’intensité, la légèreté et l’humour parfois, étaient bien présents. Vermeulen, en grande forme, s’amusait à répondre avec une intelligence rare aux propos de Sluijs, l’obligeant tout le temps à se dévoiler encore un peu plus, à chercher plus loin, à creuser plus profondément. Et bien sûr, en retour, Sluijs pousse Vermeulen à se définir plus encore… Je ne vous refais pas le détail de la soirée, mais je vous conseille encore et toujours le CD « Parity », paru chez De Werf.

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Le week-end suivant, 13 et 14 avril, j’étais au C-Mine Festival à Genk, dans la très belle et impressionnante mine désaffectée de Winterslag (au nord de Genk). L’endroit a été magnifiquement réhabilité en un espace de culture (conférences, expos, concerts).

Le programme du festival était assez alléchant. Mais je n’ai pas pu tout voir à cause de la simultanéité de certains concerts. Il a fallu faire des choix. Le vendredi, j’ai vu le projet de Frank Vaganée & Cyclop Max, qui allie jazz et projections de dessins (style BD) en temps réel. Un mélange parfois perturbant, malgré la qualité des dessins et surtout de la musique.

J’ai découvert aussi Matthew Halsall, un trompettiste anglais à l’univers particulier, entre jazz modal et ambiant. Il était accompagné, entre autres, de Nat Birchall au sax et d’une jeune harpiste (!!) Rachael Gladwin. Beau moment.

Puis, il y a eu l’élégante Lizz Wright, ensuite le très prometteur quartette de Frank Deruytter (avec Bart De Nolf, Eric Legnini et Peter Erskine) à l’esprit très funk et soul et, pour finir, l’excellent trio de Monty Alexander.

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Le samedi, c’est l’étonnant groupe Phronesis qui ouvrait le bal. Un trio anglais – même si le leader, Jasper Høiby, est danois – qui risque de faire parler de lui à l’avenir (à mon avis, il est bien plus intéressant que le sont ses compatriotes Portico Quartet ou Neil Cowley Trio).

Puis, Mimi Verderame nous en a mis plein les oreilles avec son quintette. Du hard bop jubilatoire de premier ordre. Bien plus excitant que la décevante prestation du pourtant très attendu (trop attendu ?) Trio Fly, avec Larry Grenadier (cb), Jeff Ballard (dm) et Mark Turner (ts). Trop dispersés sur la grande scène - qu’avait illuminé juste avant Mulatu Astatke et son ethio-jazz chaleureux – le trio a livré un concert qui manquait cruellement d’âme. Vous pourrez lire très bientôt sur Citizen Jazz un compte rendu bien plus complet.

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Le 26 avril, c’était la première des Singers Night au Sounds. Et il y avait du stress… On le sentait dès que l’on avait franchi la porte du club. Du coup, l’envie de bien faire et d’être à la hauteur ont fait perdre leurs moyens à plus d’un chanteur. On retiendra - pour ma part - une bonne prestation d’un certain Stefano (un joli « Tenor Madness »), mais surtout de Karolien, au timbre de voix assez grave (« My Foolish Heart » et « Twisted ») et de Agnese, à la voix plus feutrée, qui chantera magnifiquement « The Days Of Wine And Roses » et « Everytime We Say Goodbye ». Chanter du jazz, c’est franchement pas évident. Rendez-vous le 31 mai pour la deuxième.

Et puis, en dehors des concerts, il y a aussi les promesses d’écrire pour des groupes ou des musiciens. Des promesses que je ne tiens pas … J’en suis parfois (souvent) rouge de honte.

Gratitude par exemple, le trio de Louis Favre (dm), avec Alfred Vilayleck (eb) et Jereon Van Herzeele (ts) qui m’avait conquis et scotché lors de deux prestations aux Jazz Marathon 2011 et 2012. Je leur avais promis d’en parler, en long et en large. J’ai écouté et re-écouté des démos. J’ai aligné des mots. J’ai fait des phrases… mais je ne suis jamais arrivé à écrire  quelque chose de satisfaisant. Pourtant, ce groupe, j’ai envie de le faire connaître. Mais, rien à faire… Blocage. Et les belles promesses que j’avais faites à Louis Favre… je ne les ai pas tenues. J’en suis confus. Encore plus confus maintenant que le disque s’annonce et… s’annonce bien même. Ce sera pour bientôt… et sans mes mots.



Voilà, ce n’est qu’un tout petit exemple de lacunes – car je ne vous ai même pas « parlé » de CD’s ! Ceux de Charles Loos, Gebhard Ullmann, Baloni (coup de cœur pourtant !), Aki Rissanen et Robin Verheyen, Machine Mass Trio, "Rock My Boat" de David Linx, Big Four, Chris Smith… sans compter ceux que j’ai reçu récemment.

Allez, au boulot.

 

A+

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