23/08/2010

Incredible Jazz Jam - Le 28 août

Samedi prochain, le 28 août, ceux qui aiment le jazz et la jam se donneront rendez-vous à l’Inn’R’Green, route de Lennik 1041 à Anderlecht. C’est là (anciennement l’Aquamarine) que se déroule, depuis huit ans, l’Incredible – et incontournable - Jazz Jam !

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une incroyable jam où jeunes et vieux, pro et amateurs, stars confirmées ou vedettes de demain, se réunissent de 18h. à l’aube, pour faire résonner les plus belles notes de jazz. Il fallait un fou, un idéaliste, un inconscient, mais surtout un passionné pour oser organiser ça. Gratuitement. Juste pour le plaisir. Juste pour le jazz. Cet homme, c’est Luc Siccard. Pour ses huit ans, je lui ai posé huit questions.

 

1 : Quelle était la motivation pour organiser la première Incredible Jazz Jam ?
En tant que musicien amateur, lors des stages des Lundis d'Hortense à Wépion, j'ai eu envie de donner l'occasion aux élèves musiciens des Académies et à ceux qui, ayant participé aux divers stages d'été, de se retrouver tous ensemble sur la scène de l'improvisation. Avec l'espoir que leurs professeurs leur fassent l'honneur et le plaisir de les accompagner sur scène en toute simplicité. L’envie de créer une jam originale qui serait le rendez-vous annuel de tous les musiciens amateurs et professionnels.

2 : Qui organise et comment se finance cet évènement?
Je suis seul depuis le début pour tout organiser, en toute humilité.  Heureusement, j'ai toujours été soutenu par de fidèles amis, que ce soit pour la salle, pour la sonorisation, pour le design des affichettes, etc. Tant que cela fonctionne, je souhaite que cet événement reste ce qu'il est.

3 : Qu'attends-tu d'une soirée comme celle-là pour qu'elle soit réussie?
La SURPRISE !! Et elle est généralement bonne. L'IJJ commence à être reconnue par mes amis musiciens, mais aussi les amis des amis, ce qui fait qu'à chaque fois la qualité croît.  Je ne sais jamais qui viendra (et je tiens à ce que ce principe reste, même si un jour je devais arrêter d'organiser moi-même l'IJJ). Je ne m'appuie donc sur personne pour faire venir le public, je veux que les musiciens prennent plaisir à se retrouver, mais que le public, amateur ou non, reparte avec l'envie de revenir partager ce moment l'année suivante.

 

incredibllok.jpg

 

4 : Quels ont été tes meilleurs moments depuis le début de cette aventure?
Chaque édition m'apportant ses surprises, chacune a donc été "mes meilleurs moments".  Quand des musiciens font le déplacement depuis l'autre bout de la Belgique, mais aussi depuis l'Italie ou la France, c'est un grand bonheur pour moi. L'an passé, un Américain qui jouait de la batterie, du piano et de la basse électrique a débarqué, ce fut aussi l'un des grands moments de la jam.


5 : As-tu eu l'occasion de découvrir de nouveaux talents lors de l'IJJ ?
Oui, je ne voudrais citer personne car ils ont pour moi tous autant de valeur, mais des musiciens qui sont venus aux premières éditions font maintenant partie des plus grandes scènes belges, voire même ... de l'Eurovision.


6 : As-tu remarqué une évolution, de style ou de niveau, depuis le début de l'aventure?
Pour le public, j'essaie toujours de demander aux musiciens de garder le swing et le latin jazz en ligne de mire, mais il arrive souvent que l'on "dérape" vers le funk ou la fusion. C'est souvent un grand bonheur pour moi qui adore ce dernier style, mais l'on revient toujours à des morceaux accessibles à tous. Une bonne jam, c'est, pour moi, la symbiose avec les musiciens, mais aussi avec le public. Il faut que ce public ait ensuite envie de découvrir les clubs et les scènes de jazz, et que de jeunes musiciens se sentent l'envie de jazzer. Depuis la première édition, le niveau a, certes, progressé, mais je tiens à ce que les "nouveaux venus" continuent à oser monter sur scène, à condition, bien sûr, d’assurer.

7 : Parmi tous les morceaux qui se jouent lors de la jam, quels sont ceux qui sont les plus souvent joués? Et ce qu'on joue le moins et que, pourtant, tu adores...?
Je sais, je suis fou de "Saga of Harrison Crabfeather" (de Steve Kuhn) alors, chaque fois que des musiciens m'invitent à monter sur scène, ils me promettent de jouer celui-là pour que je les rejoigne.
La SABAM me demande tous les ans une liste des morceaux joués, mais je suis toujours incapable de retrouver les titres, que je ne connais pas toujours.  Souvent aussi, je suis occupé à papoter avec l’un et l’autre ou à prendre des photos, ce qui fait que je suis incapable de dire ce que l’on vient de jouer. Les standards sont généralement les plus repris, mais l'on entend aussi parfois "The Chicken", "Chameleon", "Spain" ou encore "Invitation", mais je rêve d'y entendre des morceaux de Pat Metheny ou de Mike Stern.

8 : Quels musiciens aimerais-tu voir un jour sur la scène du IJJ ?
Mais... Pat Metheny et Mike Stern, bien sûr (Rires). J'aimerais bien, avec mon humble événement, apporter une petite pierre à l'institution du jazz belge, que des jeunes continuent à apprécier venir à l'IJJ et que leurs professeurs et coaches leur fassent le plaisir de les rejoindre, en tout simplicité.

 

À bon entendeur (et bons jammeurs), vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

A+


PS : La photo de Serge Gutwirth, représente un excellent moment où le liégeois Jean-François Foliez a littéralement mis le feu à la scène lors de l’édition 2008, avec Antoine Pierre, Igor Gehenot et Sylvain Haenen,

 

Les commentaires sont fermés.