09/08/2010

Gent Jazz Festival

Mais oui, bien sûr, j’étais au Gent Jazz Festival.

Et vous pourrez bientôt lire le détail sur Citizen Jazz.

En attendant, voici quelques images. Et quelques mots quand même.

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D’abord, il y a eu «Monsieur» Ornette Coleman, le jeudi soir.

Voilà ce qu’on appelle une légende vivante!

Avec aisance, avec nonchalance presque, il arrive sur scène, il ne doit rien dire, rien faire…. Juste être là.

Derrière lui, une rythmique d’enfer, qui redouble d’énergie. Lui, Ornette, avec des gestes presque lents, s’empare de son saxophone, puis de sa trompette et enfin de son violon. Tranquille. Tranquille et puissant. Magique.

Avant lui, il y a eu Kurt Elling, brillant et magnétique. Il renouvelle à chaque fois l’esprit du jazz vocal.  Il est suivi par le trio de Pierre Vaiana (avec Salvatore Bonafade et Manolo Cabras) pour évoquer un voyage sur les routes de Sicile. Moment hors du temps.

Le lendemain, l’excellent et très prometteur quintette de Christian Mendoza (avec Ben Sluijs et Joachim Badenhorst aux saxes, Teun Verbruggen aux drums et Brice Soniano à la contrebasse). Assez cérébral mais ô combien excitant.

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Puis, il y a eu le trio de Vijay Iyer. Intense, moderne, intelligent.
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Et finalement le Freedom Band de Chick Corea, avec Christian McBride, Kenny Garrett et Roy Haynes… Concert formidable, mais surtout, une jam d’enfer en rappel! Moment inoubliable pour tous ceux qui y étaient. Et pour les musiciens qui y participaient. En coulisses, Vijay Ijjer, attablé aux côtés de Roy Haynes, me dira que c’était «sans doute les vingt minutes les plus folles de [sa] vie». Le rappel dura, en effet, plus de trente minutes sur un «Sex Machine» venu d’on ne sait où. Sur scène on y retrouva les membres du groupe de Chick, plus ceux de celui de Vijay Iyer, plus la plupart des membres du groupe de Stanley Clarke qui joueront le lendemain.
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Le lendemain, justement, découverte du jeune guitariste Julian Lage. Beau moment de fraîcheur.
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Puis, ce fut le puissant set de Stanley Clarke, surtout enflammé au piano par Hiromi au  tempérament explosif!

 

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Et un final tendre, mélancolique, voire triste, de Toots Thielemans dans un chapiteau archi comble. Avec lui, ce sera entre jazz et bossa, entre un sourire et une larme. Emouvant.


Allez, on se remet une petite dose de la jam du Freedom Band?



A+

 

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