17/03/2010

Bruxelles, Bamako, Genk et Tokyo.

Bruxelles.

Lors de l’ouverture de la 40ème édition de la Foire du Livre de Bruxelles, Baba Sissoko et Fabrizio Cassol étaient invités à venir illustrer le thème de cette année : «Des Clics et des Lettres». Le passage du papier au numérique.

Ok, le rapport est peut-être un peu tiré par les cheveux… Quoique.

Baba Sissoko est un griot. Un passeur. Un passeur d’histoires de génération à génération. On peut y trouver une légitimité. Et puis Baba vient d’Afrique et la Foire proposait également et pour la première fois, «Echappées africaines» : un espace dédié aux littératures d’Afrique et des Antilles. Plus de doute, Baba et Fabrizio avaient leur place ici ce soir.

Ce fut, en plus, l’occasion pour moi de réaliser une interview les deux musiciens à propos de l’excellent dernier disque d’Aka Moon et le Black Machine dont parle si bien mon ami Franpi sur Sunship.

 baba

Bamako

Tout le monde devrait rencontrer Baba Sissoko !

Après leur courte prestation, je retrouve Fabrizio Cassol et Baba Sissoko au stand de La Première, détendus, souriants, heureux.

Un verre de vin blanc, zakouskis en prélude à l’interview. On discute déjà. Simplement. Amicalement. Les deux hommes sont d’une accessibilité étonnante. C’est dans leur nature. Et ce n’est pas nos camarades de Criss Cross Jazz qui me démentiront.

Un petit verre de vin blanc et des zakouskis.

Bavardages, rires, rencontre avec des écrivains et hommes de radio.

Verre de vin blanc et zakouskis.

Fabrizio voudrait faire l’interview rapidement car il sera en studio le lendemain avec Aka Moon et… Baba. Ok, je reconduirai Baba à son hôtel et Fabrizio chez lui après notre entrevue.

Verre de vin blanc, zakouskis.

Je commence l’interview avec Baba pendant que Fabrizio range son matériel et discute avec d’autres amis. Le griot est une montagne de gentillesse, de bon sens et de simplicité. Il est guidé par le destin. Avec lui, tout est lumineux. On comprend tout de la vie… et l’on se pose des questions sur la nôtre. Il parle de la musique comme on parle d’un paysage. Il parle des gens avec un cœur gros comme ça. Son sourire et ses paroles touchent justes. Rien n’est calculé, tout est spontané, naturel, évident.

Un petit verre de vin blanc et des zakouskis.

Fabrizio nous rejoint. Je retrouve chez lui les mêmes valeurs que chez Baba, exprimées autrement, mais avec autant de sincérité. Complicité, rire et amour de la musique. On pourrait continuer à bavarder encore longtemps. La Foire ferme. Fabrizio aimerait rentrer mais… difficile de résister à une invitation dans un deux étoiles des alentours. Surtout si Baba pense qu’il faut «suivre son destin».

Un dernier vin blanc.

Apéro. Conversation avec quelques personnalités de la Foire.

Baba ressort son Tama. Il le fait résonner et s’en va tourner autour de la grande tablée en chantant. La vie est tellement simple.

Verre de vin, dîner excellent et l’on continue la conversation entre rire et profondeur.

Comme promis, je reconduis nos amis. Détour par un night shop. Il est près de trois heures de matin. Tout le monde est heureux. Et moi, plus que jamais…

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Aka Moon était à Bozar ce mercredi soir pour leur projet avec les musiciens Indiens : The Light Ship Tentra… C’est sûr, je vous en reparlerai. Quant à l’interview de Baba et Fabrizio ce sera sur Citizen Jazz… bientôt.

 

Genk

Sur Citizen Jazz, justement, vous pouvez lire ma chronique du Motives Festival.

J’aime beaucoup ce Festival pour son éclectisme et son ouverture d’esprit. L’année prochaine devrait nous offrir encore de belles surprises puisque le Festival change de lieu afin de mélanger plus encore les différents arts (performances, vidéo, installations etc…).

ternoy
Cette année, mon coup de cœur est allé au trio de Jeremy Ternoy, excellent trio français que je ne connaissais que de nom. Il paraît qu’ils sont passés plusieurs fois à Bruxelles. Au Travers (Allo, Jules ? C’était quand ? Pourquoi j’ai raté ça ?). Coups de cœur aussi pour le projet ‘Dowland’ de Chris Mentens, pour Carla Bley et pour Paolo Fresu. Bref, c’est à lire ici.

 

Tokyo

Juste pour vous signaler le passage en Belgique, au Sounds le 23 mars, du pianiste Japonais Makoto Kuriya. Il sera accompagné de Mimi Verderame (dm) et de Bart De Nolf (cb). Il a vécu plus de 10 ans aux Etats-Unis et a joué aux côtes du trompettiste Chuck Mangione ainsi qu’avec Herbie Hancock. On peut lire une critique de son dernier disque ici. Promis, j’en parlerai aussi.

 

A+

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