09/03/2010

Lidlboj à la Jazz Station

24 février.

Il y avait pas mal de monde venu écouter l’enfant terrible du Fender. Il y avait pas mal d’amis musiciens aussi. C’est que Lidlboj intrigue et ne laisse pas indifférent.

joze002
L’album en a d’ailleurs surpris plus d’un, sans doute. Sauf ceux qui connaissent et suivent Jozef Dumoulin depuis pas mal de temps… et encore. Il faut dire qu'avec Eric Thielemans aux drums, Bo Van Der Werf au baryton et EWI et Lynn Cassiers au chant, on ne pouvait pas s’attendre à un jazz ronronnant.

L’album, je connaissais, le groupe sur scène, je l’avais vu en 2006 à Genk (mais - et l’histoire est maintenant connue, ha,ha,ha -  j’avais raté leur récent concert à Anvers).

À la Jazz Station, le quartette dépoussière d’entrée de jeu. Dans un magma de sons, de bruits, de stridences et de rythmes décousus, Lidleboj fait le ménage dans nos têtes, comme pour nous dire d’oublier au vestiaire nos à priori, nos connaissances ou nos habitudes. Place à… autre chose.

Une fois le ménage fait, un groove obsédant s’installe, lentement, sûrement. Un groove incertain, souterrain. Puis, la voix cristalline et angélique de Lynn nous emmène vers une nouvelle planète. Une voix pure, enfantine, innocente presque. Petit à petit, tout se met en place. Jozef extrait des sons inimaginables de ses claviers. On est dans le hors-piste de l’électro. Les phrases sont courtes, imaginatives, évolutives. Eric Thielemans embraye, invente des sons, des rythmes tantôt secs, tantôt sourds. Parfois brillants, parfois mats. Les métriques flottent et s’infiltrent au gré des changements d’ambiances initiés par Jozef. Bo Van Der Werf, comme en embuscade, trafique le son de son baryton. Celui-ci ressemble parfois plus à la trompette de Miles, période «électrique», qu’au sax. Puis il laisse tomber l’instrument au profit de l’EWI.

joze001

Un univers particulier se crée. Entre fantasmagorie, rêverie ou cauchemar. Les nappes brumeuses et éthérées s’enchaînent à la dissonance, puis aux sons aquatiques.

On flotte par instants, on s’irrite presque à d’autres. Parfois on décroche. Mais Jozef et son Lidleboj, comme le capitaine Nemo aux commandes du Nautilus, nous ramène, nous harponne, nous remets sur le chemin. Prêt à nous noyer à nouveau. À nous d’apprendre à nager.

Lidleboj est une expérience fantastique… et ce n’est pas mes amis Gilles, Marie-Françoise et Juliette (venus de Souillac) qui me diront le contraire.

Amis français, rendez-vous au Sunset le 20 mars.

 

A+

 

Commentaires

On te remercie encore de nous avoir conseillé Jozef Dumoulin. On a beaucoup aimé.
A bientôt

Écrit par : Gilles | 13/03/2010

Tout le plaisir est pour moi!
:-)
A très bientôt.

Écrit par : jacques | 14/03/2010

Les commentaires sont fermés.