17/01/2010

We Want Miles! Cité de la Musique - Paris

À Paris, je ne pouvais pas rater l’exposition «We Want Miles» à La Cité de la Musique.

Il était temps que j’y aille, l’expo se termine le 17.

Pas de file à l’entrée au moment où j’arrive. Tant mieux pour moi.

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Premier étonnement, j’imaginais l’espace beaucoup plus grand. Mais, finalement - et c’est tant mieux - cela reste à dimension humaine. De quoi approcher Miles comme dans un club. Alors, très vite on plonge dans un monde magique, sombre et feutré. Scénographiquement, tout se tient et tout est excessivement bien conçu. Le visiteur lambda comme le plus fanatique admirateur de jazz (exceptés les éternels grincheux qui auraient préféré que…) y trouvent leur compte.

Comment ne pas être ému devant ces quelques instruments que Miles a tenu en mains? Devant ces documents originaux signés de la main de Teo Macero? Devant ces partitions qu’ont palpé Cannonball, Evans, Coltrane et autres?

On déambule entre différentes alcôves qui mettent en exergue quelques albums ou périodes-clés de Miles. Il y a, bien sûr, des extraits musicaux, mais aussi plein de témoignages sonores, souvent rares, de personnages ayant travaillé avec Miles. On y découvre des photos inédites, des extraits de films oubliés ou peu connus. Et puis, il y a les pochettes de disques, les photos, des extraits de presse, des tableaux de Basquiat, les dessins et les tenues improbables de Miles… Les textes explicatifs sont simples, courts, précis, didactiques.


La première partie de l’expo s’arrête à ‘68 (avec la projection d’un concert à Karlsruhe) et il faut descendre pour entrer dans la période «électrique» de Miles. Entre ces deux espaces, sur un grand mur blanc, s’étale une «carte du temps» plaçant tous les musiciens qui ont croisé la route du trompettiste. Autant dire que c’est près de 50 ans d’histoire du jazz que l’on se prend dans la figure.

Un autre «passage» singulier – et émouvant – est celui qui met en scène, sous forme d’un couloir sombre, les cinq longues années de silence du maître et qui permet d’accéder à la dernière période de Miles (celle qui m’a toujours un peu moins accroché, je l’avoue). Et l’on termine cette visite éblouissante par la projection du concert à La Villette en juillet 1991… (C'est bien, j'ai pu enfin mettre des images sur la musique de mon «Black Devil»...)

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Entre-temps, les salles se sont gonflées d’un public de plus en plus nombreux, j’y croise même Jan de Haas à la recherche de Diederik Wissels. Quand je ressors, il y a une file énorme devant les caisses. Les organisateurs avaient-ils imaginé un tel succès? Plus de 50.000 visiteurs, une «critique» des plus élogieuses, le catalogue de l’expo épuisé (ouf, j’avais déjà le mien!)…

Voilà qui donne envie d’aller revoir «Ascenseur pour l’échafaud» sur grand écran. Ça tombe bien, la Cinematek à Bruxelles propose «Notes Bleues et Séries Noires» jusque fin janvier.

 

A+

 

21:33 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paris, expo, miles davis, cite de la musique |  Facebook |

Commentaires

Miles TANT PIS pour ceux qui l'ont ratée... une expo indispensable et un bel hommage à l'artiste !

Écrit par : ptilou | 20/01/2010

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