18/04/2009

Seb Llado Quartet au Théâtre Marni

Seb Llado, je l’avais vu avec l’ONJ de Claude Barthélémy, il y a quelques années de cela.
Au Théâtre Marni, déjà.

Seb llado n’a jamais enregistré sous son nom (oui, bien sûr il y eu le mythique «Spice ‘Bones» avec Manu Codjia, Daniel Zimmermann, Julien Chirol, etc…), mais on l’a plutôt entendu avec Wise, David Patrois, Mederic Collignon et d’autres.
llado001

Seb Llado, je le connais depuis longtemps (merci le mail, merci internet! Qu’est ce que ce sera quand j’aurai mon Myspace!).

Mais vous aussi vous le connaissez !
Mais si! Allons voyons…! Le fameux motif mélodique au trombone sur le méga hit «New Soul» de Yael Naïm: c’est lui !

Seb Llado était de retour au Théâtre Marni, tout sourire, ce jeudi 7 avril avec son quartette.

«Lady’ First», pour commencer le concert.
Normal, Seb est un garçon galant.
Mais surtout, il est entouré de trois excellentes musiciennes: Julie Saury (dm), Thérèse Henry (eb) et Leila Olivesi (Fender Rhodes).

Avec ce quartette, il explore un jazz quelque peu fusion où se mêlent le funk, la pop et la soul. La basse électrique de Thérèse Henry n’est pas pour rien dans cet esprit parfois un tantinet jazz-rock (habituellement c’est Hélène SzantoMiss Legnini - qui tient la… contrebasse). Alors, si en plus il y a quelques thèmes de Hancock ou Shorter au programme…
llado002

Leila Olivesi alimente également cet esprit en passant avec habileté du Fender au clavier digital. Ses attaques sont franches et possèdent toujours cette petite pointe de moelleux, toute féminine, qui enrobe des impros très mélodiques et hyper groovy. Elle chante les notes et invente de très belles phrases, pleines de punch.

Llado, qui aime parler et blaguer entre les morceaux, possède un jeu clair, vif et tranchant. Il délaisse parfois le trombone pour jouer des conques !
Un «instrument» qu’il a beaucoup étudié, à l’instar d’un Steve Turre (autre tromboniste qui aime les coquillages).
C’est amusant mais pas si iconoclaste que ça.
Il s’en sert avec intelligence. Il en a de différents calibres qui lui permettent de jouer dans différentes tonalités.
Quoi de plus normal, avec cela, de revisiter «La Madrague» de Brigitte Bardot.
llado003

Entre les compositions personnelles («Le Miroir aux alouettes» ou «Attentat suicide Rue des Lombards» - on se demande ce que cela veut bien dire ;-))  ), qui laissent entendre un jeu parfois plus ouvert, un peu plus déstructuré ou rageur, Llado glisse un «Too High» de Stevie Wonder.

Le groupe peut se laisser aller à de belles improvisations – Llado laisse pas mal de place à ses compagnes de jeu – où l’interaction et la complicité sont évidentes.
Glissandos brefs et incisifs se partagent avec des amorces de growl ou des phrases ondulantes.
L’ensemble est rehaussé par le drumming ensoleillé et charnu de Julie Saury qui n’hésite pas à y inclure de temps à autre des accents jungle.

Allez mettre une étiquette sur ce jazz après tout ça…
Je tente ?
Alors, je dirais: plaisir sans complexe. C’est pas si fréquent.

A+

Commentaires

Très chouette ce billet sur Seb ;-)

Écrit par : Z | 18/11/2009

Les commentaires sont fermés.