08/04/2009

Al Orkesta à la Jazz Station

 

Un petit retour à la Jazz Station.
Mercredi 25 mars c’était  pour la session Gare Au Jazz, organisée par les Lundis D’Hortense (et enregistrée par Musiq3).
Au programme: Al Orkesta de Joe Higham.
al001

Joe est un saxophoniste influencé par diverses courants dont les musiques orientales, (qu’il a minutieusement étudié), juives, africaines, le rock et bien sûr le jazz.
Il a d’ailleurs beaucoup joué avec des formations klezmer ou arabes (mais aussi avec Chris Mentens, François Decamps, etc…).

Comme il le dit lui-même, il n’est pas puriste (mais qui est pur?) et s’est nourri de tous ces chants durant toute sa vie.
Riche de tout cela, il a créé sa propre musique après avoir longtemps cherché la bonne formule et les musiciens pour la faire.

Les musiques d’Al Orkesta (c’est le nom du groupe), sont souvent festives et dansantes. Elles sont souvent chaudes et possèdent toujours cette petite pointe d’amertume que l'on retrouve dans les musiques orientales ou slaves (ha oui, la musique des Balkans fait aussi partie du projet).
al002

«House Of The Mariage» est un traditionnel Turc, revu par le groupe et «Sal fi-na al-landha» est basé sur un traditionnel Syrien.
C’est enlevé et rythmé à souhait.

Jean-Paul Estiévenart (qui a l’habitude de ce genre de musiques et de formations puisqu’il joue aussi avec le Marockin’ Brass) et Jacques Pirotton colorient l’ensemble de façon étonnante.
Assez typée pour le trompettiste et plutôt rock pour le guitariste.
Étonnant et excitant.

Après un intermède intime et nocturne («Valse Immonde»), le groupe repart sur des morceaux plus fougueux, toujours présentés avec beaucoup d’humour par le leader.
al003

«Maflouz» se gorge de soleil petit à petit et «Saz Samai» laisse entendre un Pirotton assez rockeur tandis qu’Olivier Stalon (eb) s’embarque dans un solo fiévreux. Puis, le bassiste «enfonce» profondément une cadence hypnotique. Une sorte de transe s’installe.

Stephan Pougin (dm) rythme les thèmes avec beaucoup de sensualité.
Avec ses baguettes ou avec la paume des mains, les sons brillent ou se font mats. On dirait une fine pellicule de sable qui se dépose délicatement sur les mélodies.

Le sax est voluptueux et il serpente autour des attaques de la guitare ou des volutes de la trompette.

Al Orkestra nous fait voyager tout en rythme, avec humour et légèreté, de la Méditerranée aux Balkans.
Un peu à cloche-pied.
Une fois sur le droit, une fois sur le gauche.
Finalement, c’est plus amusant comme cela… et ça nous emmène peut-être même plus loin.

A+

Les commentaires sont fermés.