17/01/2009

Joona Toivanen et Olavi Louhivuori

J’avais découvert Joona Toivanen Trio lors du Marni Jazz Festival de septembre 2008.
Ma chronique de leur album «Frost» vient de paraître sur Citizen Jazz.
joonatoivanentrio_frost

Album intimiste, sensuel et mélancolique.
Vous y retrouverez le «bonheur d’être triste», comme disait Victor Hugo.
Influencé autant par Bill Evans que par la musique traditionnelle et classique norvégienne, l’album se déguste avec volupté.
Saison idéale pour le découvrir.

Lors de ce concert de septembre, j’avais un peu discuté avec le batteur Olavi Louhivuori, qui a également joué avec Tomasz Stanko, Kenny Wheeler ou encore Alexi Tuomarila.
Il venait d’enregistrer son premier album solo.
L’album solo d’un batteur, ça aiguise toujours ma curiosité.


Je connaissais celui qu’Ari Hoenig m’avait un jour gentiment offert («The Life Of A Day»), mais on ne peut pas dire qu’on soit dans le même registre.
Hoenig n’utilise que quelques «pitch-shift» et garde un son assez «naturel». Il reprend aussi quelques standards et garde un esprit plus «roots».
Autant vous dire que le résultat est assez impressionnant.
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Chez Olavi Louhivuori, le travail est différent – mais tout aussi passionnant – puisqu’il trafique beaucoup plus les sons. Il y a un gros travail de production derrière.
Re-recording, travail de mixage, ajout de bruits et de chants trafiqués.
Cela donne un album tout à la fois puissant et nerveux - et par ailleurs très zen et fantomatique - dans un esprit beaucoup plus proche de la «musique electro-industrielle».
Un esprit très nordique en quelques sortes, celui des Arve Henriksen, Nils Petter Molvaer et bien sûr d’Audun Kleive.

Les amateurs devraient être comblés.
Je vous le recommande !

A+
 

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