20/12/2008

aRTET - au Sounds

Le boulot, la crise, le rush perpétuel…

Avec tout ça, je ne suis plus «à jour» avec mes comptes-rendus de concerts (du moins ceux que j’ai vu, car j’ai raté Yaron Herman et Avishaï Cohen à Flagey, le concours «International Young Singers» au Music Village - juste eu l’occasion de passer en fin de soirée et de discuter avec David Linx et Diederik Wissels - Saxkartel à la Jazz Station,  ou encore l’
European Saxophone Ensemble au Kaaitheater).

Retour en arrière.
Fin novembre (déjà!) avec aRTET.
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ARTET joue tout acoustique.
C’est peut-être banal, mais ça m’a frappé lors de leur concert au Sounds.

Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à voir François Delporte devant une série de pédales étalées à ses pieds et Tom Callens amplifiant le son de son saxophone…
Hé bien non.
Formule résolument «jazz».

Sans effets  de distos, de pédales wha wha ou de cry baby, Delporte ne s’empêche pas de tirer des sons «biscornus» de sa Fender. Ainsi, sa guitare se fait presque sitar lorsqu’il nous entraîne, par exemple, aux portes de l’Orient avec «Madrid-Instambul»…

Puis, on flâne en cours de route sur des balades jouées cette fois-ci à la guitare sèche («Rain»).
La plupart des morceaux se donnent d’ailleurs le temps de se développer: aRTET soigne la ligne mélodique.
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Parfois, Tom Callens se fait plus incisif, tout comme le batteur Lionel Beuvens (décidément à l’aise dans beaucoup de registres), même si les structures restent assez claires.
Et Ben Ramos soutient parfaitement l’ensemble au son d’un jeu de basse très moelleux.

Avec «Watt’s Up» (morceau-titre de l’album paru chez De Werf) on sent un petit clin d’œil à Wes. C’est nerveux et pêchu en diable. Tout comme «The Rope», qui lui, fait référence à Hitchcock et se permet, du coup, quelques surprises rythmiques.
«Smoke» est plus «swing», «You Said?», assez langoureux et «Santa’s Funeral» joue la mélancolie parsemée de petites phrases simples et plus optimistes.
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On sent vraiment aRTET à la recherche d’un son de groupe et d’une envie de délivrer un jazz actuel influencé par mille et une musiques. Difficile de les situer dans un courant bien précis.
On y entend aussi bien du rock que des ambiances un peu «ECM» ou encore des rythmes venus des Balkans… Tout ça, enveloppé dans un jazz plutôt traditionnel.
C’est tout l’art d’aRTET.

À suivre.

A+

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