13/11/2008

Ivan Paduart Trio - Music Village

Et pourquoi ne pas aller revoir le trio d’Ivan Paduart?
Ça tombe bien, je sors de l’Archiduc où j’ai été convié au Showcase de Fatima Spar - dont je reparlerai bientôt - et le Music Village est à deux pas.
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J’y serai bien allé la veille également, pour écouter le groupe Folk-Tassignon qui m’avait laissé d’excellents souvenirs l’année dernière.
Malheureusement, quelques impondérables m’ont empêché de m’y rendre.

Avec Ivan Paduart, c’est ambiance jazz club assurée.

On est bien, on est décontracté, c’est une musique qui se fait plaisir, qui ne se prend pas la tête et qui est parfaite pour l’endroit.
Sous les doigts du pianiste, les mélodies s’enchaînent avec volupté.
Un morceau de Kenny Baron succède à une compos originale, «Blue Landscape», jouée dans un style très Evansien, puis «Falling Grace» et l’inévitable et néanmoins superbe morceau fétiche du pianiste: «Igor».

Lionel Beuvens a remplacé l’habituel Joost van Schaik et Philippe Aerts tient la contrebasse.
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Ça faisait longtemps que je n’avais plus entendu Philippe en concert.
La dernière fois, c’était avec Nathalie Loriers lors du Jazz Marathon, je pense.
Ce qui me frappe ce soir, c’est la clarté incroyable de son jeu.
Toutes les notes sont extrêmement bien posées, précisément découpées, clairement exposées.
C’est éblouissant.
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Entre les deux sets, j’en profite pour en discuter avec lui.
J’apprends qu’il s’agit d’une nouvelle contrebasse. Qu’il l’a découverte en Italie, il y a peu, lors d’une interminable tournée mondiale avec Richard Galliano.
J’ai droit alors à un très intéressant point de vue sur les qualités d’une contrebasse, cet instrument «indomptable», voire «instable» diront certains.
On parle de longueur de cordes vibrantes, de distance entre les cordes et le manche, de la forme, du chevalet, du bois et de toute la magie indicible de l’instrument.
Son œil brille lorsqu’il évoque le plaisir de jouer sur une telle contrebasse.
Je le comprends car celle-là lui va superbement bien.

Le deuxième set reprend.
Paduart, toujours aussi romantique ou lyrique, se fait un peu plus incisif. Il y a quelques intonations à la Kenny Werner sur le très vibrant «My Foolish Heart».
Le trio s’échappe avec «Madeira» en forme de calypso, puis revient avec un thème qui porte la griffe reconnaissable de Paduart: «If We Could».
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Ce soir, le groupe nous rejouent l’Art du Trio, celui de l’écoute et du dialogue.

Mais Ivan jouera dans un tout autre contexte le 12 décembre au Cirque Royal, puisqu’il sera entouré de Fay Claassen, de Bob Malach et du prestigieux Metropole Orchestra.

J’espère y être…

A+

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