01/11/2008

4in1 - Sortie CD au Sounds

 

Ça y est, le premier album de Jean-Paul Estiévenart (en tant que leader) est sorti.
Chez Talisman Music
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4in1

Il le présentait vendredi dernier (le 24 octobre) dans un Sounds bien garni.

4in1 c’est bien sûr Estiévenart à la trompette (ou au bugle), mais ce sont aussi les excellents Sam Gerstmans à la contrebasse et Toon Van Dionant à la batterie, sans oublier le jeune et talentueux Lorenzo Di Maio à la guitare.

Dans les morceaux assez groovy, on serait tenté d’y retrouver peut-être l’influence d’un Dave Douglas, et dans les moments plus cool, on pourrait y entendre un peu de Wynton Marsalis
Mais au-delà de ça, on y entend surtout et déjà un son bien personnel.
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4in1 développe un jazz respectant la tradition tout en s’imbibant d’un esprit New-Yorkais très actuel (on pense à Kurt Rosenwinkel ou Chris Potter…)
Les mélodies sont denses et tendues.
Mais le groupe n’oublie pas non plus la tendresse ni la poésie.

Tout est joué avec beaucoup de plaisir et de décontraction, ce qui rend cette musique accessible et simple.
Par rapport au concert auquel j’avais assisté, il y a quelques années déjà, on peut dire que 4in1 évolue super bien.
Et le disque en est la confirmation.
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Le jeu de Di Maio a pris en assurance et en créativité. On le sent jouer d’instinct. Capable d’assumer ses propres envolées.
 
Entre Sam Gerstmans et Toon Van Dionant, l’équilibre se fait naturellement. Le jeu souvent débridé du batteur est canalisé avec intelligence par le contrebassiste. Cela rajoute de la profondeur et du relief à l’ensemble. Quand l’un s’échappe un peu trop loin, il sait toujours retrouver son chemin.

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Jean-Paul Estiévenart, quant à lui, mène bien sa barque, tout en finesse et connivence.
Sous des dehors extravertis et pleins d’humour se cache un trompettiste d’une grande sensibilité. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter «Ines» (en hommage à sa fille) ou «Benlliure 22» (dont je n’ai par contre aucune idée de la signification).

Dans la salle, le public et les amis (Fred Delplancq, Steven Delannoye ou encore François Decamps) semblent aussi contents que les musiciens.
Que voulez-vous, il n’y a pas de secret: la bonne musique, ça se partage.



A+

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