28/08/2008

Fin de la récré...

 

La rentrée approche, hein?


Fini les festivals.

Ok, il y a encore Jazz In't Park à Gand, Brussel Summer Festival, Follow de Sounds à Anvers, ou encore Mons en Jazz et le Marni Jazz Rendez-Vous (30 ans du Travers!!... mais j'en reparlerai) et bientôt Jazz à Verviers, St Jazz Ten Noode, Jazz at Home à Malines, Jazz Hoeilaart...

Et plus tard Musicalix... mais j'y reviendrai aussi...

rentree

Non, ne faites pas comme si vous n'aviez rien remarqué: ça sent la rentrée!
Samedi, ce sera la frénésie des derniers achats de gommes, équerres, cahiers Atoma, compas et nouvelles boîtes à tartines...

Alors, pour finir "cool", pourquoi ne pas faire un petit détour du côté de l'Aquamarine à Anderlecht, samedi soir, pour l' "Incredible Jam"???
C'est gratuit, c'est sympa, les amateurs se mélangent aux pros...
Que du bonheur!

Et si vous êtes du côté de Liège dimanche, pourquoi ne pas aller à la Garden Jam du Pelzer Jazz Club à partir de 14 ou 15 heures?
En compagnie de "Mr Pringle's" et de "Rue des Pêcheries"... hum?

Allez, en rang par deux et préparez-moi une bonne rentrée!


A+

13:26 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, pelzer, incredible jam |  Facebook |

24/08/2008

Sabin Todorov sur Citizen et les J.O.

Petit détour du côté de Citizen Jazz.
Cette fois-ci, c’est pour vous inviter à aller lire ma chronique de «Inside Story» de Sabin Todorov et ensuite, à moins que ce ne soit déjà fait, aller vous procurer  l’album.

Rappelez-vous, j’avais vu le concert du pianiste et son trio à Bruges voici quelques mois.

sabinCD


«Inside Story» est sorti chez Igloo et est dans les bacs des bons disquaires depuis quelque temps déjà.


Autre album sorti récemment et qui trône déjà dans les bacs, c’est «JazzOlympics».
Il me semblait opportun d’en parler après l’obtention d’une médaille d’Or de notre belle, brillante et très sympathique Tia Hellebaut au saut en hauteur

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L’album est d’ailleurs de couleur jaune, comme l’or, et vous le repèrerez facilement.

«JazzOlympics» est une initiative du COIB afin d’encourager nos athlètes et d’illustrer les valeurs Olympiques. L’album est produit par Jan Hautekiet et Jean Kluger.

Huit «groupes» (le 8 du 8 en 2008 etc…vous connaissez l’histoire), se sont donc donnés rendez-vous pour illustrer huit thèmes chers au Baron de Coubertin. Ainsi, la fraternité, le dépassement de soi, la tolérance, le fair-play etc… sont déclinés par quelques-uns de nos meilleurs jazzmen belges.

Le porte-drapeau de la délégation n’est autre que Toot Thielemans qui ouvre la marche avec un tendre «Best Of Yourself», suivi par David Linx et le BJO pour un «Fraternity» sous forme de chanson optimiste, sautillante et légère.
On retrouve bien sûr Philip Catherine dans un «Friendship» intimiste et recueilli, en duo avec Philippe Decock (keyboards).

Nathalie Loriers, quant à elle, revient en trio (Philippe Aerts (cb), mais aussi pour l’occasion Stéphane Galland aux drums) pour nous offrir l’un des meilleurs morceaux du disque (à mon avis): «Confidence». Thème bâti sur un swing fébrile, fait de tensions et de breaks jubilatoires.
Le toucher de la pianiste et ses arrangements sont de pures merveilles. Ça donne vraiment envie de revoir rapidement Nathalie avec cette formule

 

 

Autres belles surprises de l’album: «Tolerance» de Michel Herr et son Life Lines ainsi que «Solidarity» de Jef Neve.
Pour le premier, on saluera les arrangements finement ciselés qui permettent à Jacques Pirotton (g), Alexandre Cavalière (violon), Fabrice Alleman (ts, ss) ou encore Peter Vandendriessche (as) d’intervenir dans de riches et réjouissantes improvisations.
Le deuxième, Jef donc, explore un peu plus mélodiquement ce qu’il a commencé sur le «bonus CD» de son dernier album «Soul In A Picture»: c’est-à-dire une fusion entre jazz acoustique, loops et électro. Une belle réussite.

HLM (Houben, Loos, Maurane) et Stéphane Mercier font aussi partie de l’équipe et proposent de tendres sympathiques compositions.

Ils sont donc huit, mais le BJO s’offre un tour d’honneur avec un dynamique et tonitruant «The Hopper», histoire de terminer par un feu d’artifice.

Alors, faites comme Tia, rentrez à la maison avec de l’or.

A+

20/08/2008

Back Home (2)

Toujours sous le soleil du Sud-Ouest (j’ai gardé le ciel couvert et un bel orage pour la deuxième semaine), entre farniente, piscine et pastis, j’ai partagé le tabouret de Martial Solal.

soltab

«Ma vie sur un tabouret» est un court livre autobiographique d’un fabuleux pianiste.

C’est écrit avec simplicité et beaucoup d’humour.
Avec ironie et amertume aussi, parfois.

On se rend compte ainsi, et l’on s’étonne par la même occasion pour un jazzman de cette trempe, de la difficulté d’arriver à la consécration.
On dirait que la «carrière» du pianiste s’est toujours faite un peu en marge de «ce qui marche».

Solal raconte, dans ce livre édité par Acte Sud, son parcours au départ d’Alger, ses rencontres, ses coups de chance, ses coups dans l’eau, ses galères et ses satisfactions.

Il parle aussi de sa façon de réfléchir, de travailler, d’aborder, de comprendre, d’écouter, d’improviser et d’apprivoiser cette musique. De créer son jazz.

Il parle de ses trios, de ses «big bands», de ses musiques de films (Haaa… «À bout de souffle» !), de ses accointances avec la musique contemporaine.
Tout cela avec clairvoyance et honnêteté.
C’est que l’homme est précis et intransigeant.
Il l’est avec lui et avec les autres.
Et il n’hésite pas à égratigner, avec raison, certains critiques de jazz avec un sens aiguisé de la formule: «Il ne suffit pas d’avoir une petite cousine qui habite à côté d’un restaurant vietnamien pour comprendre la poésie chinoise.» ou un certain public: «L’engouement du public correspond trop souvent à une sensibilité d’époque, à une mode, à un comportement physique ou vestimentaire… Le temps permettra de mieux juger? Alors, patience, un jour vous saurez tout.».
Ou encore «Je trouve cela assez banal aujourd’hui en constatant avec quelle facilité certains «artistes» font vibrer les foules. Nous créons nos propres émotions à partir de notre culture (ou inculture).»





Je me souviens qu’au début où je m’intéressais au jazz, Solal me «faisait peur».
Je trouvais sa musique complexe (ce qui reste assez vrai tant elle est singulière) et froide (c’est ce qu’on en disait et que moi, pauvre pomme, je croyais…).

Mais avec le temps et après l’avoir pas mal écouté, j’ai ravisé mon opinion et j’en suis bien heureux.
Comme quoi, et comme il le dit lui-même, je devais être sourd…


A+

22:28 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres, martial solal |  Facebook |

18/08/2008

Orik sur Citizen Jazz

Vous ne connaissez pas bien Marc Demuth ?
Vous avez entendu parler de Sofia Ribeiro ?

Allez écouter l’album "Orik", en ces jours où le soleil à du mal à se faire une place dans les nuages, c’est idéal.

orik

Mon petit rayon de soleil que je réécoute à l’envi? «Carinhoso». Avec un superbe Joachim Badenhorst à la clarinette!

Pour en savoir un tout petit peu plus, allez lire ma chronique sur Citizen Jazz.

A+

17/08/2008

Back Home (1)

C’est comme un rituel.
Chaque année, je descends dans le sud de la France. Souvent en Dordogne, dans le Lot, l’Aveyron ou le Tarn.
J’adore ces régions pour le calme, les vielles pierres, le soleil, la gastronomie, le vin, les paysages et les habitants accueillants et sympathiques.
Loin des vacanciers hystériques.

Comme un rituel, il y a le petit morceau de musique qu’on écoute chaque matin, comme un indicatif, en allant chercher du pain: il y a eu «So What» de Miles, «Sweet Mercy» de Truffaz, «Doctor K» de Boltro (mais c’est écrit par Eric Legnini. Je le signale, sinon mon ami Jean-Paul Estiévenart va me faire la remarque :-)  ) ou encore « L’Ombre et la Lumière » de Coralie Clément.
Cette année, c’était «Strasbourg/St.Denis» de Roy Hargrove. Petit bijou qui figure sur son dernier disque en demi-teinte: «Earfood».

 

 

 

Comme un rituel, donc, il y a le bon et le vrai pain (vous savez comme j’y suis attaché! Cette fois-ci, je vous recommande, si vous êtes dans la région, «Le Pétrin Quercynois» chez Roger Rames à Fontanes.) et il y a les quotidiens.

Haaa, prendre le temps de savoir ce qui se passe dans «Le Monde» ou dans «Libé».
Des choses pas toujours très amusantes malheureusement
Alors je guette les articles (rares) de Marmande et j’attends les commentaires sur Jazz A Marciac.

monde


Cette année, dans Libé, c’est Dominique Queillé qui prend la plume.
On s’éloigne des potins et des règlements de comptes de Loupien, c’est pas plus mal.
Malheureusement, des articles, il y en aura peu.
J’apprends quand même que le concert de Zorn fut détonnant et que celui de Belmondo et Nascimento fut annulé (décidemment !).
Plus tard, je lirai, dans le Monde cette fois et sous la plume de Sylvain Siclier, un touchant compte-rendu du concert de Mc Coy Tyner.

Finalement, peu de choses à se mettre sous la dent.

Heureusement, j’avais pris de la lecture.

«Jazzs».
«Jazzs» est écrit par deux philosophes amateurs de jazz.
N’ayez pas peu.
Moi aussi, au départ, j’y allais avec méfiance. Souvent, ce genre de livres où l’on s’emberlificote les méninges dans des digressions intellectuelles me tombent des mains.
Ça me rappelle un soir au Music Village, alors que je lisais Jazz Magazine (qui n’a rien d’intellectuel ou philosophique) en attendant le deuxième set, Stéphane Belmondo et Franck Amsalem me disaient : «Lis pas trop tout ça… C’est bien, mais ce qui est important c’est écouter, écouter, écouter….»
C’est vrai.
Mais là, ça va, j’écoute, j’écoute et j’écoute pas mal. J’ai donc droit à mon bouquin !

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« Jazzs », donc, est un excellent livre où les deux auteurs, Pierre Sauvanet et Colas Duflo, jouent une partie de ping-pong. Ou plutôt une sorte de «chase» pour rester dans le langage jazz.
Chacun à son tour philosophe à propos du jazz, de son histoire, de son langage, de son style, de son avenir ou encore du plaisir que chacun en retire, avant de passer la parole à l’autre en lui posant une question.
Une sorte de «cadavre exquis» en quelques sortes.
C’est une intelligente et très agréable évocation (une défense ??) du jazz.
C’est écrit avec beaucoup d’enthousiasme, c’est ludique et profond à la fois.
Et le plaisir y transpire toujours.

 « Écouter du jazz ce serait (c’est peut-être ça le plus grand plaisir, celui de la complexité inconsciente) :  être tendu / détendu entre plusieurs niveaux d’écoute, […] entre le thème et la grille, entre la grille et le chorus, entre le chorus et le thème ; entre ce qui est écrit et ce qui ne l’est pas ; entre ce qui est voulu dans ce qui n’est pas écrit et qui le l’est pas […] »

Dans «Jazzs» on y rencontre autant Coltrane que Miles, Coleman (Ornette et Steve), Charlie Parker, Louis Sclavis (avec un beau chapitre qui donne très envie de se replonger dans «Chine»), Dizzy ou Braxton (un peu bousculé: « […] quand j’étais jeune et beaucoup plus incompétent, j’admirais Braxton […] Aujourd’hui, je ne l’écoute plus vraiment, mas quand c’est le cas, je suis frappé par le fait que c’est un médiocre saxophoniste […] ») soutenus par la rythmique particulière de Kant, Deleuze, Hegel ou Platon.

Dans «Jazzs», on relève un tas de réflexions et de pensées qui conviennent autant à l’écriture sur le jazz qu’au jazz lui-même.
« Mais le fait de partir sans savoir où l’on va ne veut pas dire qu’on ne sait pas ce que l’on fait, du moins dans une certaine mesure. »

Bref, un livre qui vous donne envie d’écouter le jazz actuel comme celui des débuts ou celui qui est à venir…
« […] en écoutant une telle musique, on s dit qu’il est impossible de prédire l’avenir du jazz, puisque ce qui la caractérise dans ses meilleurs moments, c’est sa liberté (ce qui ne veut pas dire que les meilleurs moments du jazz sont du free jazz: Armstrong est tout aussi libre que Ornette Coleman dans leurs meilleurs moments, et ils ne le sont ni l’un ni l’autre dans leurs plus mauvais). »

Pour en savoir plus, allez lire les chroniques de mes amis Bob Hatteau et Sophie Chambon sur Citizen Jazz.

A+



02/08/2008

Voici les clés...

Voilà, je vais prendre quelques jours de congés.
Histoire de bouquiner un peu, d’écouter un peu de musique, de profiter du soleil, de la piscine et du pastis… et de bien rigoler avec mes filles.

Les vacances, quoi.

Je vous laisse les clés de la maison…





 

Soyez sages.

:-)


A+

03:45 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

01/08/2008

Pendant ce temps, sur Citizen Jazz

Marcin Wasilewski est le pianiste qui a longtemps accompagné Tomasz Stanko.
Je dis «accompagnait», car je pense qu’actuellement, le trompettiste polonais tourne avec un nouveau projet où l’on retrouve notre ami fino-belge Alexi Tuomarila.

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Bref, ma chronique de «January», sorti chez ECM, est à lire sur Citizen Jazz.

Et toujours sur Citizen, vous pouvez également lire mon article sur le festival Jazz à Liège 2008.
Il suffit de cliquer ici.

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A+