28/07/2008

Dinant Jazz Nights 2008 (Day 1)

Et Dinant Jazz Nights, c’était comment ?

Avant un compte-rendu plus détaillé sur Citizen Jazz prochainement, voici un petit aperçu de mes trois jours dans la cité d’Adolphe Sax.

J’arrive vendredi soir du côté du Parc St Norbert, près de l’Abbaye de Leffe.
À l’entrée, Jean-Claude Laloux m’accueille chaleureusement…
Seulement, il semble un peu contrarié.
Je le comprends lorsqu’il m’explique que Milton Nascimento ne sera pas présent au festival.
Le groupe des frères Belmondo et du chanteur brésilien sera remplacé par Tania Maria.
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En attendant, le premier concert débute.
Il s’agit de Brazzaville, jeune groupe anversois qui a remporté le concours «Jong Jazz Talent 2007» organisé par le Gent Jazz festival.

Brazzaville, c’est deux souffleurs (Vincent Brijs, sax baryton et Andrew Claes au ténor), un guitariste au look de cow-bow (Geert Hellings) un pianiste, qui joue aussi du Rhodes et - puisque Rhoda Scott est programmée au festival - de l’orgue Hammond (Jan Willems), un batteur (Maarten Moesen) et un bassiste (Nicolas Rombouts

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Les présentations sont faites, que la fête commence !
La fête oui, car leur musique, c’est du funk, de la fusion, de la soul, de l’afro beat et bien d’autres choses encore.
Et c’est excellemment joué !
Et sur disque, ce n’est pas moins bon. Je vous le conseille déjà ! (Cherchez par-là)

Le set est enlevé, net, fort.
Pur plaisir.
Ça groove et ça ne se prend pas au sérieux.

Pas plus sérieux ensuite avec Sanseverino.

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Venu avec deux accordéonistes magnifiques: Didier Ithursarry (déjà vu avec l’ONJ de Claude Barthelemy au Théâtre Mani, par exemple) et Vincent Pierani (entendu aux côtés de Manu Codjia, Olivier Calmel, etc…), Sanseverino joue avec les mots à la manière d’un Boby Lapointe et les aiguise comme un François Béranger.

Il s’accompagne à la guitare et donne de grands coups de pieds sur les cymbales disposées devant lui.
Il s’amuse de commentaires parfois douteux (toujours prêt à faire un bon mot, il dérape quand même quelque peu sur la délicate situation politique en Belgique… Mais heureusement, il ne s’y étend pas), il écorne un peu l’église (à l’Abbaye de Leffe, faut oser) et un peu Sarko (un peu facile). Bref, il caricature la société.

C’est de la chanson manouche, swinguante et amusante.
Eric Legnini (parrain du festival) viendra l’accompagner au piano pour une chanson.

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Mais le moment le plus intense restera quand même ce très beau solo à l’accordéon de Pierani, quand il s’accompagne d’un chant plaintif.

Bonne première soirée...

Demain, on continue.

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