15/07/2008

Gent Jazz Festival - Day 3

Jour 3

Un 15 tonnes couché aux environs de Ternat et provocant plus de 11 kilomètres de files n’aura, cette fois-ci, pas raison de moi.
Je serai à l’heure à Gand!

J’arrive pile poil pour le début du concert d’Amina Figarova.
La pianiste Azerbaïdjanaise, qui a élu domicile aux Pays-Bas et qui fait le tour du monde plus d’une fois par an, est venue présenter son dernier album «Above The Clouds».

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Autour d’elle, son sextette habituel : Bart Platteau (fl), Kurt Van Herck (ts, ss), Nico Schepers (t), Jeroen Vierdag (b) et le toujours très expressif Chris ‘Buckshot’ Strik aux drums.

Les compositions souvent lyriques et les arrangements ciselés, carrés, bien en place, sont soutenus par un bon groove. Car oui, ça groove et ça swingue plutôt bien.

C’est peut-être un peu ça la nouveauté chez elle ?
On la connaissait assez lyrique, et c’est toujours le cas, mais elle injecte, avec un peu plus d’affirmation
ici, ce léger swing dans les balades («Bagdad Story» ou «Summer Rain»)…
À l’inverse, sur des titres résolument bop («Chicago Split» ou «Blue Wonder»), où chacun des solistes peut dévoiler ses talents, on y retrouve toujours une ligne mélodique forte.

Les échanges raffinés entre le bassiste et le batteur, les solos tranchés de Kurt Van Herck ou de Nico Schepers, les interventions fantomatiques de Bart Platteau et les échappées franches ou romantiques de la pianiste trouvent leur place dans un ensemble à la cohérence parfaite.

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C’est ensuite au tour de FES d’envahir la scène.
Envahir, c’est le mot, car avec leur gros son et leur groove souvent lourdingue, la bande à Peter Vermeersch impose bruyamment une musique qui se veut festive et iconoclaste. Jimi Tenor, en invité, n’ajoute pas à la subtilité.
On est loin de la démarche bien plus raffinée et amusante d’un Matthew Herbert Big Band, par exemple.
On navigue ici entre le brass-band, les beat electro, les clins d’œil aux musiques de James Bond ou des vieilles productions de la Hammer Films.
Petite déception de ce big band qui nous a habitué à bien mieux.

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Pour terminer cette journée (sans pluie!) le site du Bijloke avait fait le plein.
Il faut dire qu’à l’affiche, il y avait Diana Krall.
Et ça, évidemment, ça ramène du monde. Et pas que des amateurs de jazz.
Bien sûr, le concert fut sans surprise.
La belle canadienne est pourtant détendue: elle plaisante, elle raconte sa journée à Gand tout en déroulant les «The Nearness Of You», «Let’s Fall In Love», «Exactly Like You» ou encore «Let’s Face the Music And Dance» avec élégance… mais décidemment sans étincelle.
Le plus intéressant dans l’histoire était sans doute le guitariste Anthony Wilson: précis, vif et inventif.

Un bon jazz de cocktail-party.

A+

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