18/12/2007

VVG Trio and guests - Sounds

Entre les concerts de Chrystel Wautier, Almadav, T-Unit 7 et celui de Véronique Hocq, il y en a encore un qui s’était intercalé.
Et pas des moindres: VVG Trio avec Magic Malik et Jozef Dumoulin en guests.

Direction: le Sounds .
Quand j’entre, le groupe s’installe encore.
Il y a un fatras de fils, de câbles et de prises en tout genre qui jonchent la scène.
Il faut dire que le trio (+2) aime le son presque autant que les mélodies (qu’il ne délaisse heureusement pas).
Pour preuve, Bruno Vansina (sax alto et soprano) n’hésite pas à descendre régulièrement de la scène pour vérifier lui-même l’acoustique dans la salle.
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Les deux premiers morceaux sont construits sur des ambiances sinueuses et bruitistes lancées par Dumoulin. La ligne de basse de Gulli Gudmundsson et le drumming feutré de Teun Verbruggen offrent un tapis merveilleux aux improvisations spectrales de Malik.
Le vent de sa flûte se mélange doucement à celui du soprano de Vansina.
Cette musique évolutive n’est pas sans rappeler par moments le Miles de la période «In A Silent Way».
«Mademoiselle Mabry» rôde dans les parages.
Le groupe joue sur les atmosphères ouatées et aériennes.
Dumoulin, Malik ou Vansina viennent tour à tour improviser et lancer des phrases comme pour redonner de l’élan à la musique.
C’est amusant et étonnant ce mélange d’introspection et de projection de la musique… Ces effets de va-et-vient.
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«Stacks Of Tracks» débute un peu de la même manière, mais ici, très vite, Jozef accentue les effets, Malik sample son chant au travers de sa flûte, la disto se fait plus forte et le drumming plus intense.
On bascule dans le jazz-rock façon Soft Machine.
Gudmundsson, à la basse électrique cette fois-ci, rythme de manière régulière un tempo haletant.

Puis, on revient dans un univers planant et enivrant avec «In Orbit – Part Two».
On flotte dans l’insouciance d’un voyage cosmique. Le Fender et la flûte sonnent de façon irréelle sur des rythmes joyeux... avant une dégringolade surprenante.
Comme un rappel à la réalité.
Un retour sur terre.
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Cet univers a quelque chose de fascinant, de grisant et entêtant.
Le groupe est très soudé et beaucoup se joue sur l’interaction, sur l’écoute et l’attention de chacun.


En mélangeant la Soul, la Drum’n‘bass, le Rock et le Jazz, la musique particulière de VVG en devient presque parfois dansante.
Des riffs viennent régulièrement relancer l’un ou l’autre musicien, le propulsant sur une nouvelle piste, lui ouvrant des espaces musicaux plus larges.
Les impros éclaboussent des thèmes qui ne demandent qu’à être surpris.
Tout comme nous le sommes.
Cette musique demande un peu d’attention pour en apprécier toutes les subtilités, mais surtout beaucoup de relâchement.
Comme on se laisse emporter par une vague.
02
Finalement, les effets électro ne semblent intervenir que ponctuellement, comme pour ouvrir ou fermer un morceau…

Alors, doucement, avec ses dernières notes, Jozef referme discrètement ce concert enivrant…


A+

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