25/11/2007

Money Nation

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Hé oui… ça fait longtemps.
Désolé.
Et merci à ceux qui s’inquiétaient de ce long silence bien involontaire.
C’est que, en ce moment le boulot me submerge.
Et c’est rien de le dire.

Je pourrais chanter, sur l’air de «A cause des garçons»:

«A caus’ du boulot,
J’ai raté Fred Delplancq,
Chris Joris et Strickland…
A caus’ du  boulot,
J’ai pas vu Véronique,
Ni Manu, ni Rollins…
»

Bon, j’ai quand même eu l’occasion d’aller à la Jazz Station écouter Les Doigts De L’Homme et de terminer la soirée avec les gaillards dans un resto espagnol où ils n’ont pas hésité à ressortir les guitares et a chanter jusqu’aux petites heures.
(C’est pas facile, quand il faut bosser le lendemain – un dimanche qui plus est !)
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J’ai vu aussi 31% Evil. Toujours à la Jazz Station.
Avec les frères Thys (Nic et Toine), Teun Verbruggen, Erik Vermeulen, Jean-Yves Evrard et Andrew D’Angelo.
C’était du free.
Du free 100%.
C’était puissant, bouillonnant, excitant… excellent !
Et ça s’est terminé avec les musicos à la jam du Sounds.
Haheum…

Et puis Brad Mehldau à l’AB.
En petite forme, le Brad.
Pas trop inspiré. Joli, mais sans surprise. Ça ronronnait un peu… quand ça ne tournait pas en rond.

Bref, voir des concerts, c’est bien.
Ça décompresse.
Ça donne des bouffées de bonheur.

Trouver le temps d’écrire des choses (plus ou moins) intelligentes, c’est une autre paire de manches.

Car entre-temps, j’ai abandonné plus d’un soir mes filles pour retourner bosser.
Et le week-end, je les ai même emmenées au bureau.
Pas top.
Mais c’était le seul moyen qu’il me restait pour les voir un peu.

Ce vendredi soir, je suis allé écouter Almadav au Music Village (à partir du deuxième set… heu…boulot,  boulot…). Et ce samedi, T-Unit 7 de Tom Van Dijk… à partir du deuxième set aussi. Pour les mêmes raisons évoquées plus haut.

Money Nation.

On vit dans une Money Nation.

Eh oui, le fric, le business, le boulot…
Money Nation.

«Money Nation», c’est ce que chante Marie Daulne (Zap Mama) dans «Toma Taboo» sur son dernier et excellent album «Supermoon».
Elle s’est entourée d’une sacrée bande.
Meshell Ndegeocello, Arno, Fabrizio Cassol, Michael Franti, David Gilmore, Tony Allen… et j’en passe.
Le résultat est parfait ! Je vous le recommande.
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Alors, sur la route, entre Albert Ayler, Dré Pallemaerts, Don Cherry, Elisabeth Kontomanou, Marc Copland, Bobby Jaspar, Mingus, Anoo, Mathilde Renault, Scriabine, Mali Mali (merveilleux projet d’Eloi Baudimont avec Baba Sissoko! J’en reparlerai), Free Desmyter, Ornette Coleman, Rassinfosse et Collard-Neven, Duke Pearson, Beirut , Robert Wyatt, Dylan ou encore Kurt Weil… je me repasse chaque matin «Ten We’ll Be Home» chanté par David Linx avec le BJO !

Ce morceau me donne une patate d’enfer !

«One day soon I’m gonna make
A million dollars of my own
Then I’m coming home…
»

Vous pensez qu’il y a un rapport ?

Allez, je vous promets de venir vous raconter les concerts que j’ai vu.

A+

Commentaires

A Million Linx J'écoute présentement ce nouvel album de Linx, un cadeau d'un ami très cher, et ce morceau, Then We'll Be Home, réussi le pari d'être moderne et dans la tradition des grandes formations classiques à la Sinatra. Une merveille!

Jean François

Écrit par : Jazz Frisson | 28/11/2007

David ! Salut jacques !
Bon, t'es là, c'est ce qui compte ! Le planing est parfois chargé et on ne sait plus où donner de la tête !
En tout cas, t'as vu des bons concerts dis donc !
Et puisqu'on parle du dernier opus de David Linx, moi je craque litéralement pour le dernier morceau de l'album avec "Sweet suite", quelle merveille !

A bientôt

Z

Écrit par : Jazz Chroniques et coups de coeur | 28/11/2007

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