29/10/2007

Jazzques écoute - 1

Si vous regardez la colonne de droite, vous avez peut-être remarqué que pas mal de choses sont «tombées» dans ma boîte ces derniers temps (oui, il y a des cd’s achetés aussi, faut pas déconner non plus…)

Beaucoup de choses, donc. Et encore, je n’ai pas tout mis.
On ne va pas laisser passer ça.
Alors, sans suivre un ordre chronologique et si vous me le permettez, voici quelques petites recos parmi tout ce que j’ai écouté (et avant certaines chroniques pour Citizen Jazz).

rouss
D’abord, un album qui m’a donné, dès les premières mesures (et jusqu’à la dernière note) un plaisir fou et un sourire béat.
C’est l’album de  Richard Rousselet et Marie-Anne Standaert «Live At La Laiterie».
Ça m’a rappelé d’emblée Art Farmer, Thad Jones ou encore Kenny Dorham
Hummm, ce swing! Ce bop! Cette énergie fabuleuse!

Et en regardant de plus près, je m’aperçois que le premier morceau est d’Art Farmer! («Mox Nix»)
Ouf ! J’étais plutôt fier de mes oreilles.
Mais il faut dire que Marie-Anne et Richard, les deux trompettistes, parviennnent à rendre cet esprit bop des années ’50 plus vrai que nature…
On y retrouve aussi beaucoup des thèmes de Gillespie («Ow», «Manteca», «Tour de force» etc…). Et c’est joué avec un aplomb extraordinaire.
Il faut saluer aussi la rythmique: Yves Gourmeur au piano, un fabuleux Laurent Mercier aux drums et l’excellent Bas Cooymans à le contrebasse (parfait sur «Brik’s Works»).
3
Tout ça, ça m’a donné envie de réécouter Dizzy, bien sûr, mais aussi «Three Trumpets» avec Art Farmer, Donald Byrd et Idrees Sulieman.
Album de ’58 où les trompettes s’entrelacent avec bonheur.
Quel plaisir.

On a attendu longtemps avant de réentendre Richard Rousselet sur disque… mais le résultat en valait la peine.

Je pense que ce quintet donnera plusieurs concerts (dans le cadre du «Jazz Tour» des Lundis d’Hortense) en novembre… A ne pas manquer !

dre
Dans un tout autre genre, je vous conseille aussi «Pan Harmonie» de Dré Pallemaerts.

C’est un disque de batteur? Certes.
Mais je dirais que c’est avant tout un disque de musicien.

Hé oui, il faut entendre sa musique à Dré.
La beauté de ses compositions, l’intelligence de ses arrangements, sa modestie et sa mise en retrait pour faire briller les autres musiciens.
Grâce à lui, Mark Turner et Stéphane Belmondo s’offrent des dialogues d’une justesse et d’un équilibre parfaits.
Le saxophone et la trompette se croisent à l’instar du piano et du Rhodes.
Bill Carrothers injecte, comme seul lui peut le faire, des clins d’oeils habiles et Jozef Dumoulin étonne à nouveau en un jeu subtil et brillant.

Pas de bassiste? Hé non, point.
Mais quelle musique!
Tant dans les compos personnelles («Where Was I», absolument magnifique, «Mode» ou «MJ Rules») que dans les reprises… très personnelles («All The Things You Are» est à tomber par terre).

Bref, un MUST!

resum

On va s’arrêter ici pour l’instant.
La liste est encore longue.

A+

Commentaires

La subtilité de Dré J'ai écouté le Dré Pallemaerts et c'est le genre d'album qu'on réécoute souvent.

Ce batteur a un touché très subtil, parfois minimaliste pour ne pas dire zen, mais carrément inventif et innovateur. Du grand art. C'est une joie de l'écouter.

Jean François

Écrit par : Jazz Frisson | 01/11/2007

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