20/08/2007

Jazz Middelheim 2007 - Day 03 -

Toots a envie de jouer ce soir.
Ça se sent, ça se voit.

08

Devant une salle pleine à craquer (ça déborde même), accompagné par Hans Van Oosterhout à la batterie, Bart De Nolf à la contrebasse et Bert van Den Brink au piano, Toots  enchaîne avec fougue et passion «Waltz For Sonny», «The Days of Wine and Roses» sur des tempos enlevés avant de poursuivre avec un magnifique mélange de «I Loves You Porgy» et de «Summertime»…

Superbe medley de ces deux titres déposés sur une rythmique qui rappelle «So What».
Sur l’ostinato, à la contrebasse, de Bart De Nolf , le pianiste intervient dans un solo lumineux.
Il redouble le tempo, échange des phrases avec Toots, en grande forme, et emmène finalement tout le monde vers «One Note Samba».
Du grand art.
Du bon jazz avec tout ce que cela implique de groove, d’impro, de swing et de plaisir.

Il n’y a aucun temps mort.
Hans imprime avec beaucoup de justesse des rythmes ondulants.
Toots invite Bart De Nolf à prendre un solo. Merveilleux.
Bart est un discret mais précieux contrebassiste à la sensibilité et à la rythmique sûres.
Son intervention est d’une finesse mélodique rare.

Toots s’adresse au public (enfin! serait-on tenté de dire) pour raconter, avec son humour habituel, comment il a rencontré Lee Konitz avant d’inviter ce dernier à le rejoindre sur scène.

Konitz me semble un peu plus à son aise avec cette petite formation qu’avec le BJO.
Avec Toots, il entame un court dialogue qui les lance sur «Body And Soul».
Puis, ils improvisent ensemble sur «Cherokee» qui se termine de façon un peu confuse peut-être…
Avant que l’invité ne quitte la scène, ils joueront encore «Giant Step».
Morceau que joue chaque jour Toots pour… «pratiquer».

07

L’harmoniciste est heureux.
C’est évident.
Alors il nous offre une version sensible de «For My Lady» avant de déclencher l’hystérie dans le public avec les premières notes de «Bluesette».
Sans cabotinage excessif, Toots fut simplement magnifique ce soir.

En rappel, il jouera une version très émouvante de «What A Wonderful World» en hommage à celui qui lui a donné le virus du jazz: Louis Armstrong.

Le public en redemande encore, mais le quartet viendra simplement saluer une salle debout.
On n’en voudra pas à Toots, ce soir il n’en a pas fait trop, mais il l’a fait de manière exceptionnelle.

A+

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