08/08/2007

127 bis

Moins drôle.

Régulièrement , on s’émeut et on enrage à propos de ces trois chiffres suivis d’un «bis».

Un «bis» !  Comme si ça ne suffisait pas…

Le 127 c’est le «nom» du centre fermé de Melsbroek. Le 127 Bis c’est celui de Steenokkerzeel.

 
Pour ceux qui ne sont pas au courant, voilà ce qu’en dit l’Observatoire Citoyen:

Le centre 127bis se trouve à Steenokkerzeel à proximité des pistes de l’aéroport de Zaventem.

Ce centre a une capacité de 112 places. Depuis l’été 2005, le centre est entièrement  réservé pour des femmes seules, couples ou familles avec enfants.

Dans ce centre, on trouve des demandeurs d’asile en procédure ou déboutés, des sans-papiers et des “cas Dublin” (des demandeurs d’asile dont la Belgique estime qu’un autre pays membre de l’UE est responsable de l’examen  de leur demande).

Il y a trois ailes pour les familles. Ces dernières semaines, il y avait en permanence de 50 à 60 enfants dans ce centre fermé. Des enfants de tous âges et toutes nationalités.

Le centre n’est pas adapté à l’accueil des enfants:

- Les enfants dorment dans la même chambre que leurs parents.

- Une petite «salle de jeu» est accessible. Dans cette salle, 10 enfants au plus peuvent jouer en même temps. Presque aucune activité n’est organisée. Il y a 2 ou 3 animatrices pour s’occuper des enfants dans les derniers temps mais vu le nombre des enfants présents, il n’est pas possible d’organiser beaucoup d’activités.

- Les enfants ne peuvent aller à l’extérieur que 2 heures par jour et sous la surveillance d’un gardien.

- Dans la salle commune, la télévision est allumée en permanence.

- L’espace de jeu est entouré de hauts grillages et de barbelés.

- Il n’y a pas d’enseignement.

- Les enfants sont souvent témoins d’incidents entre les adultes.

-  Les enfants sont témoins de l’angoisse des adultes par rapport à leur renvoi forcé dans leur pays d’origine et de la violence qui entoure parfois les expulsions.

- Il n’y a presque aucun jouet.

(Source :  Observatoir Citoyen )

 

Dernièrement, c’est le cas d’ Angelica qui a défrayé la chronique.

127bis


Manu Hermia, que l’on connaît comme saxophoniste mais aussi pour ses engagements politiques, n’est bien sûr pas resté insensible à ce drame sordide et pourtant devenu si banal.

Avec son groupe Slang (Michel Seba et François Garny), il vient de publier un morceau où il chante sa rage et sa honte…

"Angelica, j’ai mal à mon pays" est downlodable gratuitement, ici pour qu’il soit diffusé partout et au plus grand nombre.

Alors, n’hésitez pas…

Si ça peut aider à changer un peu les choses…

Merci Manu.

A+ 

23:07 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manu hermia, politique |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.