01/07/2007

Metheny-Mehldau Quartet au Cirque Royal

Pat Metheny et Brad Mehldau étaient de passage la semaine dernière à Bruxelles, au Cirque Royal.
Je ne suis pas un grand fan de Metheny, je l’avoue, mais j’étais curieux d’entendre ce que pouvait donner le mélange Brad/Pat…(et pas Brad Pitt, ha, ha ha… qu’il est drôle!)

21 heures, le Cirque est bien rempli, les lumières s’éteignent, le pianiste et le guitariste arrivent sur scène sous les applaudissements et les cris d’un public conquis d’avance.

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Le duo entame le concert avec une version assez décousue et intéressante de «All The Things You Are», histoire de se chauffer les doigts.
On le sent déjà, il y aura de la virtuosité dans l’air.
Mais voyons la suite.

La suite, c’est une gentille et jolie ballade.
Jolie, dans le sens «mièvre», le genre de truc auquel je n’accroche pas du tout…

Heureusement, avec l’arrivée de Larry Grenadier(cb) et de Jeff Ballard (dm), on aura tendance à enlever l’excédent de sirop.
Le drumming de Ballard est nerveux, voire «jungle». Sur ce morceau («Night Away»?), Mehldau prend un peu plus de place. Il joue «large», développe des phrases courtes et incisives.

Mehldau, j’aurais aimé l’entendre un peu plus ce soir. J’aurais aimé qu’il prenne plus souvent l’initiative comme il le fit lors d’une ballade un peu bluesy.
Brad a le don d’amener de l’émotion, de la tension, en empruntant des chemins inattendus.
Ses impros sont limpides et inspirées… et jamais trop longues.

La longueur des solos, c’est ce qu’aurait pu raccourcir en général Jeff Ballard. Un peu trop bavard à mon goût.

Beaucoup plus discret, et pourtant d’une efficacité et d’une intelligence de jeu parfaite, Larry Grenadier donne régulièrement du souffle à certaines compos parfois un peu «linéaires».

Après le très latin «En La Tierra Que No Olvida», interprété tout en subtilité par le guitariste, et avant «The Sound Of Water», où Metheny joue avec son incroyable 42 cordes (!!!) à la manière d’un harpiste baroque, le quartet balance un vigoureux «Ring Of Life» (qui n’est pas sans rappeler par instants «Bright Size Life»).
Sur ce morceau, c’est à nouveau Mehldau qui montre le chemin.
Mais sur ce morceau, c’est aussi Pat Metheny qui intervient avec sa fameuse guitare-synthé…
Bonjour les ’80!
Je trouve (et j’ai toujours trouvé) ce son d’un parfait mauvais goût… Ça, c’est le genre de morceaux qui ne me réconciliera décidemment jamais avec Metheny.

Allons, je ne retiendrai que les bons moments…

Acoustique impeccable, show très bien rôdé, musiciens virtuoses… il me manquait peut-être un peu la surprise et le frisson.

Maintenant, j’attends avec impatience le retour de Brad Mehldau (en trio, cette fois-ci) à l’Ancienne Belgique en novembre.

A+

Commentaires

Merci du compte-rendu. J'étais occupé à voir Zorn à Barcelone... récit à venir!

Écrit par : mwanji | 04/07/2007

Impatient de lire ça...

A+

Écrit par : jacques | 05/07/2007

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