16/06/2007

Da Romeo Band - Sounds -

Ambiance des grands soirs ce lundi au Sounds.
Il faut dire que c’était la première partie de l’enregistrement du prochain DVD de Daniel Romeo.

Eh oui, ça fait des années qu’on attend la sortie de son album.
Il est enregistré, mixé et tout et tout…
Mais s’il est mal distribué… à quoi bon ?

Pourtant, il y a Toots Thielemans, Rosario Giuliani, Mike Stern et d’autres…
Allez comprendre.

01

Alors, Daniel s’est dit que si cet album devait sortir, ce serait accompagné d’un DVD… Quitte à tout auto produire.

Lundi soir dans le club, il y avait du monde, quatre caméras et des spots supplémentaires. Et dans la rue:un gros camion.

Un poil tendu au début, le groupe s’est vite laissé aller au funk explosif dont il a le secret.

Les Sounds a donc vibré aux sons de la basse du maître mais aussi des cuivres insolents: Alain Palizeul au trombone parfois très chicagoan, Laurent Doumont au sax tantôt funk, tantôt soul et Olivier Bodson à la trompette énergique et puissante d’un bout à l’autre du concert.

C’est peut-être Giovani Rizutto qui, dès le deuxième morceau, mettra vraiment le feu aux poudres.
En effet, le guitariste part dans un solo extravagant. Il pousse loin, loin, très loin son impro. Il fait littéralement siffler sa guitare.
Cela invite le batteur Yves Baibay à poursuivre le mouvement… Et comment !!

03

La spirale folle est enclenchée et le leader s’embarque à son tour dans une longue impro, énergique et puissante, accentuée par des effets sobres mais efficaces à la pédale wha-wha.

De la bombe.

Toujours hyper groovy, Michel Bisceglia au Fender Rhodes ajoute cette touche soul, parfois churchy, qui s’accorde si bien avec la trompette de Bodson.

On souffle un peu avec une ballade et puis on termine le premier set en force…

A la reprise, le groupe semble encore plus déterminé et libéré.
Pourtant, c’est un démarrage en douceur, avec une ballade qui nous permet d’apprécier la subtilité de jeu de Laurent Doumont au soprano.

Le groupe oublie alors totalement les caméras et se lance, sous l’impulsion de Romeo dans un funk bouillonnant.
Nicolas Fiszman se met un peu plus en avant.
Le son devient plus tellurique encore, la précision cède un peu le pas à l’énergie pure et dure.
C’est une éruption totale.

02

Dans cette moiteur, cette effervescence, cette ambiance survoltée, Da Romeo Band alterne le blues, la ballade et le funk le plus «sale» qui soit, pour notre plus grand bonheur.

Et ce n’était que le premier soir!

Ça promet pour le DVD.


A+

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