21/04/2007

Almadav au Sounds

C’est la deuxième fois que je vois Almadav.
J’aime bien ce groupe qui propose un jazz-fusion avec une pointe d’originalité.
En effet, à une base «classique» (basse, batterie, guitare) s’ajoute un violon et un trombone.
Cela donne un son personnel.
Ce qui importe aussi dans ce genre de groupe, c’est l’énergie qu’on y met.
Et de ce côté-là, on peut faire confiance aux membres du groupe.

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Le quintet entame le concert avec un morceau de Corea que je ne connaissais pas: «Tumba Island».
Un groove nerveux aux accents un peu funk initié par Xavier Rogé (dm) et Cyril De Haes (cb). Ce tempo solide et bien en place permet aux trois «leaders» de prendre chacun à leur tour un solo: charnu pour David Devrieze (tb), nerveux pour Manu Bonetti (g) et parfois sexy pour Alexandre Cavalière (violon).

Almadav réussi à varier les plaisirs et les nuances.
Il la joue un peu «jungle» sur «Tight» par exemple et puis un peu plus blues sur «Récurrence»(?). Sur ce dernier morceau, David Devrieze nous offrira une belle improvisation puissante et Alexandre Cavalière quelques fiévreuses envolées aux inflexions orientales au violon.

Avec beaucoup de tempérament, Alamdav s’accapare aussi Mingus, qu’ils ont bien digéré, pour développer une version personnelle et très efficace de «Invisible Lady». On y retrouve l’esprit du grand contrebassiste auquel ils ajoutent une note de fraîcheur et de folie supplémentaire.
Alexandre poussera d’ailleurs Devrieze à sortir un solo explosif fait de growls et de glissando.

Lors de quelques pics nerveux sur une ballade aux accents de valse («Alexonius»), on entendra Manu Bonetti signer quelques belles lignes sauvages au son parfois saturé.
Son jeu semble quelquefois influencé par Kurt Rosenwinkel (que le groupe admire, apparemment, puisqu’ils reprendront même un titre du guitariste américain en rappel.)

Bien sûr, Cavalière est toujours aussi impressionnant de virtuosité. Cependant, il a le bon goût de ne jamais en faire trop ni de noyer le groupe de ses interventions.
Aussi lumineuses soient-elles.

Avant le rappel, Almadav s’éclate sur «Peculiar» de Scofield. Genre baroud d’honneur: à fond et jusqu’au boutiste.

A+

Commentaires

Bonsoir cher Jazzques, J'espère que tout va bien pour toi. Toujours aussi chouettes tes posts. Almadav, voilà une formation à découvrir.
Bien àtoi,

Écrit par : Nath | 24/04/2007

Dis Jazzques? Tu vas voir Keren Ann / Truffaz au cirque royal le 30?
Passque moi oui :)

Écrit par : | 25/04/2007

Merci Nath.
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Oui, Gé... j'y serai. Bien sûr ! ;-)
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A+

Écrit par : jacques | 26/04/2007

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