25/03/2007

Van Dormael - Samb à l'Arts-O-Bases

Je devrais relater mes impressions directement après le concert (ou le lendemain), ça m’éviterait de prendre un retard considérable.
Mais ces derniers temps, les journées sont très chargées et longues, les nuits sont chargées et courtes et les week-ends ne sont pas de tout repos.

samb-vando

Le concert de Pierre Van Dormael et Hervé Samb, c’était vendredi de la semaine précédente déjà (le 16) et je n’ai pas encore trouvé le temps d’en parler.

Essayons de rattraper le retard.

Dans le quartier de Tour et Taxi, les rues sont, comme souvent, assez désertes.
Et à l’ Arts-O-Bases, la foule n’est pas vraiment au rendez-vous. (J’apprendrai le lendemain que c’était par contre blindé à la Jazz Station pour le double concert de Michel Hatzi et du groupe rock/pop Puggy…)

Ce concert aurait pourtant mérité une audience un peu plus fournie.
Bien qu’étant un peu fatigué, j’ai pu apprécier la musicalité extrême des deux guitaristes.
Si on dit que Samb fut l’élève de Van Dormael, on peut dire aussi que l’élève n’a plus rien à envier au prof.

C’est donc sur un beau pied d’égalité et d’un niveau technique remarquable que s’est déroulé ce concert à la fois intimiste et intense.

La plupart du répertoire était composé de standards.
Sur un titre de Bill Evans («Nardis» ? ou «Solar» ?… voilà que je m’embrouille !!!), Samb lance le thème dans les graves. Pierre se tortille sur sa chaise et improvise magnifiquement, de manière incisive et tendue. Il pince les cordes durement.
A d’autres moments, il apparaît parfois comme un esprit Bluegrass dans leurs échanges.
Et sur un autre morceau très blues, au rythme lent et fatigué, on ressent comme quelques accents de slide guitar…

Puis, on voyage encore dans un autre style – un peu plus bossa - où les échanges sont tendres et délicieux, où les mélodies s’enroulent et se déroulent avec fluidité, où une certaine langueur et une certaine douceur s’installent.

Cet amour pour les tempi ralentis s’était déjà fait ressentir sur un «Giant Step» étonnamment dépouillé, ou sur un autre morceau de Bill Evans…

Mais quand ça doit swinguer, les deux guitaristes n’hésitent pas à se lancer des défis. La machine s’emballe et la jubilation est perceptible.

Avant de terminer avec «All The Things You Are», Pierre cèdera sa place à Marc Lelangue, le temps d’un morceau… blues pur jus !
Concert attachant à renouveler.

Allez, une «papotte» avec l’un et l’autre avant de rentrer… et la promesse de retourner plus souvent à l’Arts-O-Bases.

A+

23:48 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pierre van dormael, arts-o-bases, herve samb |  Facebook |

Commentaires

Excellent, le photo-montage!

Écrit par : mwanji | 26/03/2007

Je savais que tu reconnaitrais mon talent, Mwanji...

:-)

Écrit par : jacques | 26/03/2007

En fait, il n'y a pas eu tant de standards que ça, mais aussi des compositions de Pierre et d'Hervé ! C'était bien "Solar" (mais je pense que c'est de Miles...). Le "Bill Evans" était : "Time remembered" . Si tu as ajoutes My Romance à Giant Steps et All the things, on a fait le tour des standards de la soirée... Je suis retournée les voir dimanche à Gand chez Tuur. J'espère que ce duo tournera encore souvent sous nos cieux.

Écrit par : Christine | 27/03/2007

Merci pour les précisions, Christine. :-)

Et je compte sur toi pour nous ramener à nouveau ce duo en Belgique.

A+

Écrit par : jacques | 28/03/2007

Ben, tu penses bien que j'y travaille ! est-ce que tu pourrais m'envoyer les photos ?

Écrit par : christine | 28/03/2007

Photos Ha oui, ç a me rappelle que j'ai promis des photos à plein de musiciens...
Ooops.

Écrit par : jacques | 06/04/2007

nve styl de vans

Écrit par : fati | 20/10/2007

nev style de vanse plupart du répertoire était composé de standards.
Sur un titre de Bill Evans («Nardis» ? ou «Solar» ?… voilà que je m’embrouille !!!), Samb lance le thème dans les graves. Pierre se tortille sur sa chaise et improvise magnifiquement, de manière incisive et tendue. Il pince les cordes durement.

Écrit par : fati | 20/10/2007

Les commentaires sont fermés.