13/03/2007

Jam au Comptoir

Mercredi dernier, j’étais bien décidé à aller écouter le Trio Ypsilon au Comptoir des Etoiles.
A 19h.
C’est tôt pour un concert, mais c’est «faisable».
Sauf si on quitte le bureau vers 22h…

jam-comptoir

Quand j’arrive, le concert était terminé, bien sûr. Mais dans ce bar du quartier de la Place du Châtelain, les jam’s sont fréquentes.
On n’y vient jamais pour rien…

Je l’ai déjà dit: cet endroit sympathique est tout petit. Il me fait souvent penser aux photos prises dans ces caves minuscules et bondées de St Germain des Près dans les années ’50 et ’60 où le jazz résonnait toutes les nuits...
On y respire cette effervescence. On la hume. On s’y frotte littéralement. On s’y bouscule même.
D’ailleurs, c’est Michael Blass qui me bouscule.
Il est venu écouter la jam, lui aussi. On prend un verre. On discute.

Alors, Laurent Melnyk prend sa guitare, Yannick Lodahl reprend sa basse, Jordi Grognard son sax et Didier Van Uytvanck s’installe à la batterie.
Ils se lancent dans «Afro Blue». Avec enthousiasme, verve et passion.

D’autres standards se mêlent au brouhaha du bar. Tout le monde est serré autour des musiciens, dans une lumière très intimiste.
Certains parlent, d’autres écoutent… et les musiciens jouent. Ils jouent pour les gens, pour eux, pour le plaisir.
J’imagine qu’un endroit comme La Fontaine à Paris est né de la même ferveur.
Espérons que le Comptoir ne connaisse pas de fin, lui.

Poussé par l’excellent jeu de guitare de Laurent Melnyk, Jordi ose quelques extravagances. Il y a du groove, il y a du swing et c’est bien.
Puis, le quartet enchaîne avec «Misty». Ralentissant le tempo pour faire éclore toute la sensibilité de ce morceau…
Touchant

Ensuite, comme dans toutes jam’s qui se respectent, le quartet cède sa place à d’autres jeunes jazzmen.
Les styles changent, on passe du blues au (presque) funk en faisant un détour par la soul.
Une jeune femme, dans un état assez «avancé» il faut le dire, pousse quelques cris, quelques hoquets. Elle parle avec des esprits (sic) qui lui demandent de chanter «La Vie En Rose».
… Elle restera devant son vin blanc à commenter les musiciens.
Rigolo et pathétique à la fois.

Mais le jazz continue et la musique est bonne. Elle est libre, improvisée, inventive. Pas toujours précise, certes, mais possédant toujours une âme.
Et ça, ça fait beaucoup.

Je pars aux petites heures, mais on me confirmera que la jam a duré bien plus tard encore.


A+

Commentaires

je ne dévoile pas mon identité pour ne pas être taxée de subjectivisme. Pourtant, en temps que mélomane non assidue, je me dois de féliciter l'ambiance du comptoir! Et une pensée toute particulière pour Ypsilon... Chacun des trois détient un charme musical, de la sensibilité et de la finesse. Merci pour ça! Et surtout: show must go on!

Écrit par : top secret | 12/07/2007

lulu tu joue tres tres tres bien mon amour
tu sais je adore ta muzik
tu me manque boucoup
je t aimais je t aime et je t aimerais pour toujours

Écrit par : nertila | 05/02/2008

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