06/03/2007

Diederik Wissels Solo - CC Strombeek

Vous connaissez Strombeek ?
Moi, pas trop.
Ce vendredi soir c’était peut-être la deuxième fois de ma vie que j’y mettais les pieds (pourtant, ce n’est pas bien loin de chez moi).

Ce soir, c’est parce qu’il y avait le concert de Diederik Wissels en solo au Cultuurcentrum .
Je ne pouvais pas manquer ça.

Diederick m’avait déjà parlé de ce projet, de cette envie de jouer seul, lors d’une interview que j’avais faite avec lui.
Ce soir, après le concert, il m’a confirmé que l’album était enregistré et qu’il devrait sortir bientôt chez Nocturne.
Encore un tout petit peu de patience…

diederick_solo

On avait disposé sur la scène même, des chaises, des petites tables basses et des bougies qui entouraient le piano.
Histoire de créer une ambiance intime.
Par hasard, je me suis retrouvé juste à côté de Bart Quartier, venu écouté son ancien prof de composition…

Mais déjà le pianiste entre sur scène.

Diederiek commence par un morceau très intimiste qui évolue doucement vers une sorte de valse lente et lumineuse.
Puis il propose un morceau entre «stride» et romantisme. Les notes claques sèchement avant de laisser la place à de belles ondulations qui permettent à la main droite de s’envoler très loin, très haut.
Wissels joue avec beaucoup d’ampleur, il voyage et navigue sur tout le clavier.
Il explore aussi beaucoup d’univers différents, ne s’attardant que très peu sur les thèmes. Une fois exposés, il ne les dilue pas de bavardages superflus. Pas de virtuosité inutile, pas de cabotinage, mais la recherche de la mélodie et de la narration simple… Et donc efficace.
Et donc touchante.

On a droit, par exemple, à un blues extrêmement poignant où la main gauche enfonce gravement les notes alors que la main droite chante littéralement.
On se croirait dans les champs de coton.
Puis, Diederik passe sur une interprétation de «Song Of You» des plus dépouillées.
Revient avec un morceau plus rageur
Il nous attire ensuite dans une sorte de marche funèbre obsédante comme du Steve Reich et mélancolique comme du Satie.
Il contraste ensuite avec un thème qui penche du côté du boogie, enchaîne ensuite avec un morceau de Steve Swallow ou encore avec «Rachid» de Michel Petrucciani

Bref, ce fut un beau et long voyage qui ne fut jamais monotone, mais au contraire toujours captivant.

Après le concert, je discute avec Bart et Diederick ainsi qu’avec un jeune et talentueux pianiste anglais, Dan Whieldon , que l’on voit souvent «traîner» dans les clubs bruxellois et dont je vous recommande le disque en trio «Live at Zeffirellis».


Même si il est déjà tard, je fais un crochet par le Sounds en espérant écouter encore un peu du concert du pianiste Martin de Marneffe et Stéphane Mercier(s)… mais je n’entendrai que le dernier morceau (de Miles, me semble-t-il) malheureusement.
Ce sera pour une prochaine fois…

Je discute quand même avec Stéphane, David Devrieze(tb) et François Descamps(g) à propos du «Jazz Station Big Band», dont on dit le plus grand bien et que je n’ai pas encore eu l’occasion d’entendre (mais ça ne saurait plus tarder…).

Puis je prends un intéressant petit cours d’histoire du blues avec Marc Lelangue.

Mais il est plus que tard, il faut rentrer…

A+

01:02 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dan whieldon, solo, diederik wissels |  Facebook |

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