19/02/2007

Take the Duck et Castellucci, Ramos, Blass.

Je ne vais pas vous faire un bulletin de santé à chaque billet.
Pourtant, avec les dernières nouvelles que j’avais reçu, c’est vrai, j’avais pas trop la pêche samedi…

Mais je sais que voir Toine Thys en concert est toujours réjouissant. En plus, je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre avec le groupe qu’il co-dirige avec le trompettiste autrichien Daniel Noesig : Take The Duck.
Mais je connais les 3 albums, bien sûr, et je vous conseille, encore et toujours, d’écouter leur dernier: «Live At Umit».

TAKE THE DUCK
Rendez-vous, donc, à la Jazz Station à 18h, avec Mwanji et Iris.
C’est bien, ça va faire passer mon vague à l’âme.

Take the Duck avait mis du temps à trouver son bassiste (Nic Thys, Eric Surmenian, Manolo Cabras, Sal La Rocca se sont succédés depuis la création du groupe), mais depuis près de deux ans maintenant, c’est le slovène Robert Jukic qui tient ce rôle.
Du côté du batteur, ici aussi, il y a eu quelques changements.
Depuis peu, Thorsten Grau (qui faisait partie du groupe depuis le début) a laissé la place à l’excellent batteur canadien vivant à Paris : Karl Jannuska.
Un vrai groupe international en somme.
C’est peut-être ça aussi qui donne une couleur particulière à la musique du quartet.
Ils ont une manière, plus blues que soul, de reprendre «Dat Dere» de Bobby Timmons, ou d’énergiser «Invitation» par exemple, en mettant en lumière l’apport des différentes personnalités des musiciens.
Et quand Take The Duck joue son propre répertoire, c’est encore plus clair.

Il n’y a pas vraiment de solo (sauf peut-être sur «Emergency Stairway» où Jannuska détricotera un rythme nerveux et hypnotique, très «africain à la Texier»), mais plutôt des dialogues entre les souffleurs ou entre la contrebasse et la batterie.
Ça donne des ouvertures, ça donne de l’air à la densité quasi constante du groove.
Sur des compos de Jannuska, («Kaland»???) le groupe s’amusera à accélérer et à ralentir le tempo, et à jouer sur des stop-and-go, démontrant que la cohésion est déjà bien présente au sein du groupe…

Je discute un peu avec Toine après le concert, mais je ne m’attarde pas car j’ai promis de rejoindre une amie, histoire de maintenir mon moral à un bon niveau et de découvrir un nouvel endroit jazz: «Le Küdeta».

kudeta
Il s’agit d’un bar-restaurant situé au coin de la rue Defacqz et de la rue de Livourne à Ixelles.
L’endroit est chaleureux et cossu. Avec un petit côté lounge.
Sur scène, il y a Bruno Castellucci, Ben Ramos et Michaël Blass. Le trio va nous servir une belle petite série de standards bien nerveux. Castellucci s’en donnant à cœur joie lors de beaux échanges avec Ben Ramos.
On regrettera quand même le manque d’un vrai piano.
Ceci dit, Michaël s’en sortira très bien en adoptant un son un peu «vintage» sur le piano électrique.

On discute pas mal, le moment est agréable, mais je n’écoute pas très attentivement, je l’avoue.
Je le ferai une autre fois sans doute, puisque quelques jolis concerts sont déjà annoncés chaque jeudi soir.
A tenir à l’œil.

A+

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