05/11/2006

Ben Prischi trio au Sounds

prischi









Au départ, je ne comptais y aller que pour le premier set, car la vieille, j’étais allé à la "jam" et...
… et comme souvent, ça s’était terminé très tard.

Il faut dire que cela avait démarré très fort dès le début. Non seulement le trio «de base» composé d’Erik Vermeulen, Mimi Verderame et Sal La Rocca, semblait en forme, mais Bart Defoort s’y était joint.
Vous imaginez la suite.
Après, bien sûr, on discute avec les musiciens… Avec Crystel Wauthier, Pascal Mohy, Erik, Bart, Marc Mangen (tiens, du coup j’ai réécouté son album «Into The Beautiful», que je trouve toujours aussi bien), Michael Blass, Fré Desmyter qui attendait le retour du quartet de Ben Sluijs ( Marek, Manolo et Jereon) parti joué à Eindhoven (et bien sûr, j’ai attendu avec lui), tout en discutant aussi avec Sergio et en écoutant le dernier album de Greg Lamy qui vient d’enregistrer avec des musiciens rencontrés à New York.
Et le résultat est plutôt pas mal du tout.
Greg sera d’ailleurs en concert au Sounds le 9 décembre…
Bref, je ne dois pas vous préciser l’heure à laquelle j’ai quitté le club…

Ce mardi, donc, mon idée était simplement de manger un petit bout et d’écouter le premier set.
La journée avait été bien remplie et s’était terminée par l’interview de Fabrizio Cassol pour Citizen Jazz.

Et puis voilà : Ben Prischi avait invité Laurent Melnik (jeune guitariste qu’il me semble avoir déjà entendu quelque part…), Guillaume Palomba (son «habituel» batteur) et Nicola Lancerotti à la contrebasse.
Le trio (avec Nicholas Yates «normalement» à la contrebasse) se retrouve pratiquement chaque mardi au Sounds pour jouer, explorer, tenter, travailler devant un nombreux public.
Un beau cadeau que fait régulièrement le Sounds pour permettre aux jeunes groupes d’acquérir de l’expérience. (Le BJO, Pascal Schumacher, Dubicki & Tripodi, Jef Neve et plein d’autres y sont passés…)

Le quartet a donc exploré quelques standards, dont «Inner Urge» (avec un jeu très incisif de Prischi), un thème de Sam Rivers où le guitariste a montré une belle fougue, puis un thème de Kenny Wheeler où Benjamin «survola» le clavier avec juste ce qu’il faut d’inflexions et d’accentuations qui faisaient parfois penser à Hancock.

Le groupe propose alors une balade à l’intro très nerveuse et virtuose du pianiste, dans une ambiance très bruyante, avant de terminer par «All Blues»(?), revisitant l’art du trio (même s’il étaient quatre sur scène) et où le bassiste sera merveilleux de sensibilité et de créativité…
Et bien sûr… je ne suis pas parti après le premier set.
Et j’ai écouter le deuxième, où le quartet jouera des morceaux de Andrew Hill, Keith Jarrett (Sunshine Song), et autres balades. Et puis, le troisième où le groupe s’essayera alors à plus d’impros et «d’expérimentations» invitant même un chanteur sur scène. Le résultat, malgré des longueurs certaines, fut plus qu’intéressant.

J’avais déjà remarqué Ben Prischi ici et , et je continue à penser qu’on entendra encore souvent parler de lui...

Finalement, je suis rentré chez moi (ben, ouais, faut pas déconner non plus…).
Heureusement que mercredi était «férié».
Car le soir suivant, il y allait avoir Rackham à la Jazz Station. Et jeudi : Giovanni Falzone et son European Quartet au PP Café…

J’espère trouver le temps d’en parler cette semaine…

A+

22:30 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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