28/10/2006

Bart Defoort Quartet au Sounds

bartsounds
Rattrapons le temps perdu.
Il y a des moments où tout se bouscule et je ne trouve même plus le temps d’écrire mes impressions de concerts.
Par exemple: celui de Bart Defoort avait lieu vendredi dernier ( le jour de mes 20 ans… Ou plus?) et je n’avais pas encore trouvé le temps d’en parler.
Alors, allons-y.

Il y avait pas mal de temps que j’avais entendu le quartet de Bart.
La dernière fois c’était au Music Village en février et j’en avais d’ailleurs parlé ici .

Ce soir, au Sounds , le line-up était encore différent.
Autour de Bart et Hans Van Hoost, on retrouvait Piet Verbiest et Mimi Verderame.

Ce qui frappe d’abord dans le jeu de Bart c’est... un son clean, un son propre et précis, une délicatesse et une souplesse de jeu qui ne l’empêche toutefois pas de faire éclater la puissance et l’énergie.
Un peu comme lorsqu’on passe la main sur une planche de chêne fraîchement rabotée : on y sent la chaleur, la profondeur, la douceur, la robustesse… et pas une écharde.
Un vrai bonheur.

Par rapport à ce que je disais la dernière fois, je remarque que le jeu de Piet à la contrebasse est quand même plus incisif ou « mordant » que celui de Bart De Nolf.
Sur son solo très «découpé», presque «lacéré», lors du deuxième morceau ( dont j’ai oublié le nom ) du premier set, par exemple.
C’est fin et profond. Et ferme à la fois.

Mimi Verderame, possède aussi un jeu fascinant, fait de beaucoup de rigueur et de précision. Mais il n’oublie pas de prendre des libertés pour colorer, pour enrichir les thèmes comme «Isfahan» du Duke ou «Center Park West» de Coltrane si on ne veut prendre que ces standards-là pour exemples…

Hans, est lui aussi bien en phase avec le jeu de Bart.
On le sent « virtuose » sans que la technicité n’étouffe sa sensibilité ni son jeu lyrique.
Sur le très enlevé «Alma La Diva», il prendra un superbe solo, sous le regard attentif et connaisseur de Philip Catherine, venu en spectateur.

Lors du deuxième set et sur «Hope You Get It», on aura encore l’occasion d’apprécier l’extrême complicité du groupe, surtout lors d’un bel échange entre le batteur et le contrebassiste qui s’amusaient à se lancer des défis sur ce thème swinguant.

Et puis, ce fut l’occasion pour moi de réentendre «Taïs», excellent morceau entre valse et jazz qui me semblait plus homogène que la première fois où je l’ai entendu.
Un thème virevoltant qui monte en puissance sous l’impulsion et la frappe puissante de Mimi.
Un thème écrit comme un véritable élan du coeur.

Y a pas à dire, ce soir, «ça jouait»…
Et c’était bon.
On en redemande.

A+

19:14 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Et bien en voilà du beau monde décrit dans cet articles, comme dans tous les autres articles d'ailleurs.
Je découvre ce blog, j'y reviendrai, car il est vraiment très fourni.

La musique est un domaine qui m'intéresse de près, je suis musicienne et blogueuse. J'ai créé un blog de musique et d'accordéon http://sylviejamet.over-blog.com pour faire connaître les multiples possibilités de l'accordéon, notamment en jazz, mais aussi en musique classique, musique contemporaine... (pour aller au delà des stéréotypes. à bas les préjugés !)

Bien musicalement,
Sylvie JAMET.

Écrit par : Sylvie Jamet | 10/11/2006

merci ... et bienvenue.

Écrit par : jacques | 12/11/2006

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