24/10/2006

Peter Hertmans Quartet - le 14 au Sounds

Il est temps que je revienne sur le concert de Peter Hertmans samedi 14 au Sounds.
Pas eu le temps d’en parler avant, car il est vrai que ces derniers jours furent assez chargés… Et pas uniquement à cause de mon anniversaire (j’en vois qui ricanent doucement).

Après le concert d’Ahmad Jamal à Flagey, je suis donc allé rue de la tulipe.

Il y avait pas mal de monde et j’avais hâte d’entendre le quartet de Peter.
J’avais revu le guitariste au début de l’été avec le BJO au Brosella et avait été vraiment séduit par son jeu.
Puis, j’ai entendu quelques extraits à la radio de son nouvel album avec Nic Thys, Erwin Vann et Billy Hart.
(Vous pouvez entendre quelques extraits ici de « Stone Sculpture », sorti chez Mogno Music dernièrement.)

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J’avais souvent entendu Peter Hertmans (avec Ode For Joe, avec Greetings from Mercury, avec Philip Catherine et lors de nombreuses gigs ou jams), mais j’ai l’impression de le redécouvrir ces derniers temps.
J’ai l’impression qu’il joue plus librement. Que son jeu s’est «ouvert».
En tout cas, moi, ça me paraît différent et… ça me plait.

C’est pourquoi j’avais envie de l’entendre ce soir.
Et j’ai eu raison.

peterhertmans01














J’arrive pour le second set donc et celui-ci débute avec le sensible et douloureux « After The Pain » ( en hommage à Jean-Pierre Catoul), avant d’attaquer devant un public assez bruyant et un peu inattentif ( du moins une table ) «Cadence 1».
Il s’agit d’un thème très atmosphérique où Peter distille par petites touches intimistes des notes légères.
Ce n’est là qu’une longue et langoureuse introduction à la seconde partie du thème («Cadence 2»), qui lui, s‘envole rapidement vers un rythme plus bossa.
Ce sera l’occasion pour le toujours excellent soprano Daniel Stokart de partir dans une impro d’une liberté et d’une légèreté incroyable.
Il entraînera d’ailleurs avec lui le reste du groupe (Théo De Jong (eb) et Lionel Beuvens(d)) avec une énergie communicative.
Le plaisir et l’étonnement sont présents et cela se lit sur le visage de Peter et Théo qui s’amusent comme des petits fous.
La guitare se fait plus ronde mais toujours aussi groovy. On pense un peu à Scofield.
Ça pulse, ça balance, ça joue à fond…

Puis, on revient à plus d’intimité, de délicatesse. Les deux guitares jouent avec beaucoup d'élégance tandis que le soprano lie et délie le thème.
Lionel Beuvens, lui, colore avec beaucoup d’intelligence et de subtilité l’ensemble.

Lionel profitera ensuite du puissant « Doctor Dré » pour se déchaîner sur ses fûts, avant un rappel mille fois mérité où l’on entendra «Lyra», extrait du premier album de Peter («Waiting») sur lequel on trouvait déjà Billy Hart.

A+

23:30 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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