08/10/2006

Philip Catherine et Sylvain Luc, duo magique au Sounds.

Aimez-vous la magie ?
Vous savez, ces moments qui font que vous ne savez pas du tout comment ils se produisent et qui vous font vous demander si tout cela était bien réel ?
Hé bien, jeudi soir au Sounds, il y avait un grand numéro magique.

On connaît très bien Philip Catherine et presque tout autant l’extraordinaire guitariste français Sylvain Luc.
On pouvait donc s’attendre à un beau concert.
Il ne fut pas « beau », il fut « magique ».
LUC-CATHERINE














Ce qui impressionne d’entrée de jeu, c’est cette complicité, cette façon décontractée de jouer, ce plaisir communicatif.
Presque tout se joue dans les regards.
Et ça démarre vite, fort et haut.
Les deux musiciens s’échangent les riffs, se jaugent, se parlent par guitares interposées, s’évadent, se racontent des histoires, se répondent.
Pendant que Philip joue la mélodie de « On Green Dolphin Street » , Sylvain joue presque « funk », pince les cordes, accélère, déstructure… Le morceau s’étire et se renouvelle sans fin.

On retrouvera la même jubilation entre les musiciens sur « Tiger Groove » où Sylvain Luc improvisera au grand bonheur de Philip.
Au-delà de la technique impeccable du guitariste français, on sent le plaisir de jouer, de surprendre, de se perdre.

Sylvain Luc désaccorde sa guitare pour lui donner un son de basse, puis entame « Sous le ciel de Paris » façon Elek Bacsik.
La technique de Luc est toujours au service de la musique. Il y a toujours cette petite note, cette idée lumineuse qui rend le thème unique. Ce moment qui naît et qui ne se reproduira plus jamais de la même façon.
Il fallait y être.
Il fallait être là pour vivre ce bonheur éphémère et pourtant gravé éternellement dans la mémoire.

Alors on s’envole au Brésil avec « Wave » où les guitares se font percussions et même "flamenco", avant de glisser sur « All The Things You Are » aux accents parfois baroques, on continue avec « Eraldi » ( du merveilleux album de Luc : « Trio Sud » avec Ceccarelli et Jaffet ), « Nica’s Dream » de Horace Silver, « Jeudi pour deux J » entre valse et ballade tendre avant de terminer avec « Round ‘bout Midnight » et un « All Blue » slappé !!
Le bonheur est total.

Les artistes avaient prévu deux autres guitares pour varier les plaisirs. Il n’a pas fallut les utiliser, la musique en avait décidé autrement.
Le public était ravi – certains même très excités, voire dithyrambiques - de ces deux (très) longs sets qui sont passés comme dans un rêve… trop vite.

J’ai l’occasion de bavarder un peu avec les musiciens après le concert.
Eux aussi semblaient ravi de cette expérience (qu’ils ont déjà eu l’occasion de partager 7 ou 8 fois) : « C’est vrai qu’on joue en se regardant parce qu’on se raconte des choses », me dit Sylvain. Et Philip de répondre, le sourire en coin : « Et j’étais d’accord avec tout ce que tu me disais ! »

:-)

A+

22:42 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

ah Tiens, tu ne m'avais pas dit hier que tu avais vu ce concert. Je les ai vus cet été, magique en effet!

Écrit par : mwanji | 08/10/2006

C'est vrai... ...mais depuis le temps que l'on ne s'était plus vu, il y en avait des choses à raconter.

Écrit par : jacques | 09/10/2006

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