23/08/2006

Euritmix


Les bagages sont rangés, les maillots de bain aussi, les lessives sont lancées, le ciel est plombé… les vacances sont terminées, c’est sûr et certain.

Dimanche après-midi, du côté de la Place d’Espagne, je décide d’aller écouter un des derniers concert du festival Euritmix, histoire de prolonger encore un peu les vacances.

Dans le joli petit chapiteau, Tuur Florizoone, de retour de Pologne, nous offre un concert « solo ».















J’adore ce gars. J’adore sa musique. J’adore sa présence sur scène…

Et cet après midi, j’étais à nouveau sous le charme.
Tuur est un poète, un artiste, un vrai.
Le genre de mec qui se dévoile en public, qui donne ce qu’il a, qui livre ses états d’âme…
Seul avec son accordéon, il nous emmène souvent loin. Et pas toujours où l’on croit aller, d’ailleurs.
Par exemple, lorsqu’il reprend un air brésilien ( « Assumptio » ?? ) , on est plus dans les Balkans qu’en Amérique du Sud.
Et qu’est ce que c’est beau.
La manière dont il fait respirer son accordéon donne des frissons.

Tuur arrive à imposer le silence et l’écoute attentive à la salle. Elle est captivée.
Mais comment ne pas l’être lorsqu’il joue « 4,3 et 4 » ?
Ou lorsqu'il reprend « Tango » de Goran Bregovic en l’adaptant à son style ?
Et puis il utilise son instrument comme une percussion, en le frottant, le frôlant, le grattant, le faisant souffler, souffrir et puis rire sur « Wat Vindt Je ? ».
Flamboyant.
Tuur Forizoone sera en studio dès ce lundi ( avec ses camarades de Tricycle, dont l’excellent Philippe Laloy qui était invité ce week-end par Karim Baggili à Huy ( à lire: le très bel article de Marlène Britta ici, dans « La Libre » à ce propos.) et Vincent Noiret ( non moins excellent.).
Ça promet.
Surtout lorsqu’on entend « Ode à Lydie » que Tuur interprèta ce dimanche.











Puis, ce fut le tour d’ Ivan Paduart et de Richard Galliano de prendre possession de la scène.

Concert en trois temps.
Ivan interprétant en solo trois de ses compositions ( « Zen », « Blue Landscape » et « Avrö » ), où l’on retrouve à la fois un touché très « Evansien » et un jeu assez « percussif », puis Galliano au tempérament plus latin que Tuur Forizoone, jouera lui aussi trois morceaux ( « Chapitre », « Fou-rire » et un medley de « Des Voiliers », « Giselle » et « Libertango » )

C’est évident, on est plus « populaire », plus joyeux, plus nerveux et plus jazz à la fois.

En duo, ils joueront à la fois des balades ( « Balade pour Marion » ou le toujours très beau et incontournable « Igor ») et d’autres morceaux plus relevés, comme « Horlogerie » par exemple, où le dialogue entre le piano et l’accordéon fonctionne à merveille.

De Galliano, j’ai tendance à quand même préférer ses projets « Piazzola Forever » ( son concert à Tournai il y a deux ou trois ans était éblouissant ) ou le dernier en date : « Tangaria ».
Deux projets où l’on sent l’émotion, la tension… la sueur.
Un autre genre, quoi.
A+

00:08 Écrit par jacquesp dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Bjr M.Prouvost,
Après avoir eu la chance de voir sur Arte le concert avec l'orchestre des jeunes du Venezuela et le groupe du violoniste Alexis Cardenas, j'ai fait un peu de recherche sur internet et j'ai trouvé que ce violoniste faisait partie du quartet "Tangaria" de Richard Galliano.. et il était au Bozar en octobre dernier...J'imagine donc qu'ils ne reviendront pas de sitôt en Belgique! Pouvez-vous me donner une piste pour savoir quand ils pourraient revenir?
Merci d'avance

Écrit par : M-Paule Marganne | 01/01/2008

Bonjour Marie-Paule,

à part scruter internet assidument, je n'ai pas de solution :-/
Peut-être peux-tu envoyer un mail à Richard Galliano (via son site) ou Philippe Aerts (via Jazz In Belgium) pour avoir les coordonnées d'Alexis Gardenas...

Bonnes recherches.

A+

Écrit par : jacques | 06/01/2008

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