04/07/2006

Deux trios et un poisson volant au Sounds

Samedi dernier, le Sounds accueillait, comme l’année précédente, les 3 participants du concours « Jeunes Jazzmen » organisé lors du Jazz Marathon.

Sur le coup des 11 heures, Sergio range l’écran géant sur lequel était projeté le match France – Brésil.
















Sur scène, se présente alors le Prischi-Palomba-Yates Trio.
J’avais déjà eu l’occasion d’entendre Benjamin Prischi lors d’un concert à la Jazz Station avec Jean-Louis Rassinfosse. Et je dois avouer qu’il m’avait laissé un excellent souvenir. Idem pour Nicolas Yates que j’avais vu avec Manu Champagne et aussi avec 4 IN 1.
Hé bien, après avoir entendu ce soir ce trio, je pense qu’il a de beaux jours devant lui.
On parie ?
Ils ont commencé le concert avec « Bemsha Swing » de Monk, de manière très personnelle. A la fois « bluesy » et alangui. C’est pas rien de trouver un style sur un morceau de Monk, quand même.

Sur un thème de Wayne Shorter, le trio se fera cependant un peu plus « classique »…
Mais avec « Alone Together » on retrouvera à nouveau cette fraîcheur, cette spontanéité. Le batteur par exemple, Guillaume Palomba enrichit le morceau par des interventions subtiles et créatives. ( A la Roy Haynes ?).
Excitant.
Prischi, lui, sait se faire lyrique comme un Bill Evans avant de s’envoler dans des escapades nerveuses et virtuoses à la Brad Mehldau sur « Inner Urge » de Joe Henderson.

Concis, clair, inventif et plein de promesses, c’est un trio à suivre.


















J’étais heureux de revoir le trio de Casimir Liberski après sa sensationnelle prestation sur la Grand Place lors du Jazz Marathon ( il était le vainqueur du concours ).
Marek Patrman avait pris la place de Lionel Beuvens. Et son jeu sera formidable. Comme souvent.

Le premier morceau sera pourtant assez conventionnel malgré les belles interventions de Janos Bruyneel à la contrebasse.
Ils se rattraperont sur « Cry Me A River » qu’ils n’auront pas peur de déstructurer, de malaxer, de désosser pour mieux le reconstruire à leur façon. Et de finir en improvisation totale.

Puis, Marek reprend ses mailloches et, s’écoutant tous les trois, ils repartent sur « Never Let Me go »…
C’est sublime.
Malheureusement, ça va se gâter par la suite.

Le trio propose à son tour « Bemsha Swing » qu’il va diluer à l’infini, se répétant, tournant en rond comme s'il ne savait pas comment finir. Bref, des impros et un babillage sans intérêt ( même si c’était très bien joué ) qui fit vraiment baisser la tension et l’excitation.
Dommage.
















Après une longue installation ( ils sont 6 sur scène : Vincent Ghilbert à la clarinette - David De Vrieze au trombone - Alexandre Cavalière au violon – Zurstrassen à la basse électrique - Daniel Duchateau à la batterie et un claviériste prénommé Martin au Fender.) The Flying Fish Jumps démarre en fanfare.
C’est le cas de le dire car l’énergie ressemble à celle d’un brass-band.
Mais sur le morceau suivant, le groupe nous la joue « modal ».
On sent quelques hésitations et un léger manque de cohésion.
Le groupe se cherche entre bop et klezmer...
Mais il y a quand même de très beaux moments et je remarque avec étonnement comment le violon et de la clarinette s’accordent magnifiquement…
Le trombone donnera lui aussi quelques beaux éclats dans ce jazz-fusion qui demande sans doute encore à s’affiner.
A revoir.

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Le site de Flying Fish Jumps.
Celui de Casimir Liberski
Et pour Benjamin Prischi… ben, j’ai rien trouvé.

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22:36 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Le prénommé claviériste Le prénommé claviériste du groupe "Flying Fish Jumps" est Martin Daniel.
Le trio de Ben Prischi n'a pas encore de site mais ça ne saurait tarder!!!

Écrit par : Crapule | 13/07/2006

merci Merci pour cette précision.
Lors du concert je n'avais pas bien compris son nom. Et je n'ai pas eu l'occasion de le lui demander par après.
Merci encore, à bientôt.

Écrit par : jacques | 14/07/2006

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