01/07/2006

Deborah Brown (Music Village) et Reggie Washington "Benefit Concert" (Sounds)


Mes deux derniers concerts.
Ils datent de la semaine dernière.
Un peu bousculé par le boulot, par la fin de l’année scolaire et d’autres joyeusetés de la sorte, je n’ai pas eu le temps de rendre compte de mes petites sorties.

Deborah Brown d’abord, au Music Village.
J’avoue que je ne connaissais pas bien. Entendu deux ou trois fois à la radio, c’est tout.
Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’elle passait au Music Village.

J’arrive pour le second set ( boulot, je vous dit… ).


Deborah chante dans la tradition des grandes chanteuses black américaines.
D’ailleurs, elle est black.
Et américaine.

Elle a une présence sur scène, un sens de l’ à-propos, du rythme et…un sens du show, bien évidemment.
Parfois un peu trop à mon goût. Lorsqu’elle évoque Armstrong par exemple, on sent plus la répétition calculée du clin d’œil que l’idée spontanée… mais bon, c’est amusant. Et surtout, c’est excellemment bien fait. Alors, pourquoi bouder son plaisir ?
Et puis, lorsqu’elle chante a cappella « But Not For Me », nous, on reste sans voix.

Le set se déroule tout en swing et « standards ». Johan Clement (piano) est absolument éblouissant. Rythmiquement impeccable. Alors que derrière, Luc Vanden Bosch (drums) et l’éternel Roger Van Ha (bass) assurent efficacement.
Deborah, toujours pleine d’humour n’hésite pas à faire chanter le public qui réagit bien. Elle fait même un court duo improvisé avec une personne dans la salle, qui ne se contente pas de « répéter » les scats de Deborah, mais au contraire, de construire avec elle et de lui répondre.
Petit moment de magie !

On aura droit à un 3ème set que débutera seul au piano Johan Clément avec « April In Paris » et « Night And Day ».
Deborah remonte ensuite sur scène pour un moment très « soul ». Le public accompagne à nouveau la chanteuse qui poursuit avec un blues et quitte la petite scène sous un tonnerre d’applaudissement.
Belle et bonne ambiance !

Je discute un peu avec Véronique Hocq et aussi avec Patrick Bivort qui me convainc d’aller voir Lizz Wright.
J’avais écouté son album et surtout vu son concert l’année dernière au Blue Note… et franchement, je n’avais pas été séduit. Malheureusement je n’aurai pas l’occasion d’aller l’écouter à Flagey et de me refaire une opinion. Un tort sans doute au vu de ce que Mwanji décrit ( confirmant les dires de Patrick ) sur Be.Jazz.
Comme quoi, un concert n’est pas l’autre.


Samedi, je passe bien sûr au Sounds pour le « Benefit concert » pour Reggie Washington.

J’arrive tard à cause des rues bloquées par la fête de la musique et je n’ai pas l’occasion d’entendre Walrus , le projet avec Nicolas Kummert, Toine Thys, Axel Gilain et Lionel Beuvens.
Dommage.

Piet ( un habitué du jazzforum ) me confirmera que ça valait le coup.
A réentendre, donc.

Le Sounds n’est malheureusement pas très rempli. Ce qui n’empêche pas Chris Joris de proposer sa « nouvelle famille ». Ou du moins, une famille « recomposée ».
Au piano Fabian Fiorini, au violon Cécile Broché, à la basse Chris Mentens, et au sax l’omniprésent Toine Thys. Impros, rythme, bonne humeur. Ça pêche et c’est bon.
On commence par « 9-11 » ( Chris adore les titres en forme de dates, vous avez remarqué ?). Fabian au piano et Toine au sax, l’accord est parfait !
Cécile Broché profite de cette fête pour improviser de façon éclatante sur « Autumn Child ». Et elle emmènera ensuite tout le monde avec son titre « Italian Party ». (On est chez Sergio, quand même…)
Quant à Chris, il plane au-dessus de tout ça. Merveilleux de facilité.

Le reste de la soirée ressemblera plus à une jam.
Erik Vermeulen se retrouve derrière le piano, Paolo Radoni à la guitare, Lionel Beuvens à la batterie et Chris Mentens laissera sa place le temps d’un « Besame Mucho » ( parti comme une blague) à Reggie Washington tout heureux de pouvoir (re)jouer – avec prudence – de la basse.

A+

12:31 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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