23/05/2006

Jazz Marathon. Résultat des courses. Part 1.

Vendredi 18h.30, départ de la Place du Sablon.
Le temps, un peu incertain, ne nous gratifiera pas de la drache qui accompagne habituellement le Jazz Marathon ces dernières années...
Rassurez-vous, ce sera pour samedi.










Sur scène, avec le vent ( violent ) de face, No Vibrato ouvre le bal.
Joyeux et léger.
On remarque ici encore le jeu détonnant de Fred Delplancq (1) , un saxophoniste qui s'affirme comme un incontournable de la scène belge ( avez-vous écouté son album "Witches Dance" ? Un must ! ). Et puis, il ne faut pas oublier Jean-Paul Estiévenart de plus en plus sûr à la trompette.
20h.00, direction: la Grand Place pour écouter Pascal Schumacher Quartet (2) et son nouveau batteur, l'allemand Jens Düppe. L'énergie est toujours là, mais le son est plus... "rond" peut-être. Jens est sans doute moins "incisif" que Teun Verbreuggen. La couleur est donc un peu différente et sans doute qu'il faudra attendre encore quelques concerts avant de retrouver une réelle ( et différente ) complicité entre le batteur et Jef Neve (3) par exemple.
Ça devrait être intéressant à suivre. Et c'est tant mieux.











Vers 21h.00 la Place Ste-Catherine commence à bouger et danser au son du soul-funk irresistible des Krazy Mess Groovers (4), dont j'ai déjà dit tout le bien que j'en pensais sur mon blog... ( cherchez un peu, ça vous promènera :-) )
Avec eux, l'ambiance est assurée, même back stage, où Sexy Fire ( Why do they call him "Sexy Fire" ? ), signe des autographes sur le ventre de fans venus parfois de Hollande ( 5 ).
... Mais, au fait, à qui appartenait donc le soutien-gorge qu'on lui a jeté sur scène ???

Sur les coups de 23h30, on se retrouve dans un Sounds bourré comme à l'habitude pour écouter Philip Catherine ( 6 ) , accompagné d' Emmanuel Bex à l'orgue et Aldo Romano ( 7 ) à la batterie.
C'est un Philip Catherine assez différent de ce qu'on a l'habitude d'entendre avec son trio "classique".
Ici, même si le groove est toujours présent, on remarque une certaine "intériorité" ( comme sur le magnifique "So Long" de Bex ). Le jeu de Philip Catherine est pourtant plus "électrique" ( d'ailleurs il a délaissé sa légendaire Gibson ES-175 pour une ... heu..."Les Paul" (???) ), mais est contre-balancé par la souplesse de jeu de Bex et Romano. Merveilleux, une fois de plus.











Samedi, j'aurais du me rendre Place Fernand Cocq vers 16h.00 pour écouter les candidats du concours "Jeunes Musiciens de Jazz"... Mais la pluie et la tempête m'ont un peu refroidi.
Je sais, c'est lâche...
Je me suis donc retrouvé vers 18h.00 à la Jazz Station pour découvrir Pierre de Surgères et son trio.
Du moins, pas celui annoncé sur le programme, mais bien avec Toon Van Dionant à la batterie et Sam Geerstmans à la basse. Ces deux-là se connaissent bien et cela permait au trio de sonner de façon très cohérante et très intéressante. Au départ de quelques standards, le groupe s'est osé à quelques compos de John Taylor avec une belle réussite... Un nouveau trio serait-il né? Je l'espère.

Vers 21h.00 ce fut au tour de Nathalie Loriers ( 8 ) de monter sur scène.
Lyrisme, subtilité mais aussi swing... quel plaisir de retrouver ce trio. La musique va à l'essentiel, va au coeur.
Sal La Rocca ( 9 ) est impérial et Joost Van Schaaik ( 10 ) aussi.
A quand un nouvel album ? ( Ok, l'album "Chemins Croisés" est en préparation... mais ce trio, qui semble avoir retrouver une nouvelle vie mériterait bien qu'on le revoit à nouveau plus souvent...)
En attendant, le cd "Silent Spring" est resorti récemment et bien sûr, je vous le conseille vivement.
Je reste donc jusqu'à la fin - en profite pour regarder, avec Guido Marcon lui-même, son expo photo - et arrive trop tard sur la Grand Place pour voir NToumos.
Mais je suis sûr qu'il ne m'en voudra pas. Je le reverrai à Liège lors du prochain Festival ( le 9 et 10 juin ).












Me voilà donc vers minuit et quelques au Café Novo pour entendre Thomas Champagne ( 12 ) développer son jazz énergique, puissant mais toujours très mélodique.
Il faut dire que dans cet endroit, il faut être costaud pour se faire entendre. Et Nicholas Yates et Didier Van Uytvanck ( 11) ne se font pas prier. Ornette n'est pas loin. C'est chaud, bouillonnant, intense. Un groupe à suivre...
Avant d'aller voir si les Swing Dealers swinguent toujours au Music Village ( mais il était deux heures et le concert était terminé ), je m'octroie un moment de détente et me permet de déguster enfin ( !!! ) une bière bien méritée( 13 ) ...
La suite demain...

00:28 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Loriers Pour ceux que ça intéresserait, j'ai chroniqué "Silent Spring" ici: http://www.citizenjazz.com/article3457524.html et apparemment Media Markt vend en ce moment quelques bons CDs de jazz belge à prix modéré.

Écrit par : mwanji | 23/05/2006

Ntoumos Roh c'est bien dommage que tu as manqué le concert, il y avais une super ambiance. On se vera surement a Liège.
Et comme je vois tu as bien voyagé au marathon ;)

Have fun !

tef
----------pe@ce

Écrit par : tef | 24/05/2006

Sonic Orchestra Vendredi soir au café Novo....un peu au hasard, suis tombé sur le Sonic Orchestra (Batterie, guitare, Sax, contrebasse). Du Jazz "classique" mais d'une énergie communiquante. Excellent.

Écrit par : Zi. | 24/05/2006

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