15/05/2006

Witloof Jazz - Dubicki-Van Quartet et MP4

Jeudi dernier dans les "caves" du Botanique, et dans le cadre du "Jazz Tour" des Lundis D'Hortense, c'était au quartet Dubicki-Van et à MP4 de monter sur scène.
Les premiers "vrais" rayons de soleil avaient un peu retenu la foule à venir profiter de la fraîcheur de cet endroit sympathique...

On commence d'abord par du bop traditionnel.
C'est ce que la nouvelle formation de Urs Dubicki ( saxophoniste qui adore cette période et qu'on a souvent vu avec l'excellent violoniste Alex Tripodi) et Matthieu Van nous propose.

On aura donc droit à un concert équilibré entre des standards bop rarement joués, tels "Repeat" de Denny Zeitlin ou "Tetragon" de Joe Henderson et des compos personnelles comme un très jubilatoire "Urs's Crazy Changes", qu'il n'est pas la peine d'expliquer... tout est dans le titre.

Tout n'est pas encore au point dans cette formation - il faut dire qu'ils n'avaient que quelques heures de répétitions derrière eux - mais on sent l'intension et surtout le plaisir de jouer du bop.

Par exemple, sur "Subconscious Lee" ( de Konitz avec qui Urs a eu la chance de travailler ), le dialogue entre la basse de Sam Gerstmans et le drumming de Toon Van Dionant fut un tout bon moment.

Joli moment aussi avec la ballade "Aigreur" ( ou "Aigre Heure" ? ), composée par Matthieu - qui emprunte parfois à "The Man I Love" - et permet au pianiste de belles impros...

Répertoire assez traditionnel, certes, mais très agréable... surtout quand le groupe commence à trouver ses marques et à dévoiler un peu de sa personnalité.
Alors, laissons-les se roder.











Ce fut ensuite au tour du trompettiste Michel Paré ( qu'on a vu longtemps avec le BJO ) de présenter son quartet.
Avec François Descamps à la guitare électrique, Piet Verbiest à la contrebasse et Herman Pardon à la batterie, le groupe développe un jazz actuel assez énergique ( sur "After First Step") et parfois un peu tortueux comme sur "Sarah", ballade douloureuse qui fleurte parfois avec la colère.

La tension semble parfois, malheureusement, un peu diluée dans de longues phrases qui n'aboutissent pas vraiment... Ça tire un peu en longueur, comme sur le pourtant très riant "Some Sunshine Again", par exemple. Et c'est dommage.

J'y ai senti un peu la même chose sur une compo de François Descamps dont je n'ai pas retenu le nom. Une ballade "à l'américaine" qui n'était pas sans rappeler "Love Me Tender" d'Elvis.
Une ballade aux accents "bluegrass" un peu désabusée dans laquelle Herman Pardon vient "casser" la structure pour relancer l'intérêt... Trop timidement à mon goût.

Par contre, avec "Seven Over Rock" ( que j'avais déjà entendu avec le quartet François Descamps, il me semble ) écrit par Piet Verbiest, il n'y a pas d'ambiguïté. C'est direct, concis et très immédiat.
Introduit merveilleusement et fiévreusement à la contrebasse, le morceau décolle rapidement. Chacun y va de son solo sans que cela ne dissout l'intensité. Au contraire.
J'en aurais bien voulu un peu plus "des comme ça"... des "plus radicales".
La prochaine fois sans doute...

A+

23:17 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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