25/03/2006

Bum Collectif au Sounds


Bon, je suis un peu en retard dans ma mise à jour.
Mais je ne voudrais pas ne pas parler des deux soirées du BUM Collectif qui se sont déroulées vendredi 17 et samedi 18 mars au Sounds.
... malheureusement pour moi, je n'ai pu assister qu'aux concerts du vendredi...

Le Bum Collectif ? Qu'est-ce que c'est ?
Hé bien, comme son nom l'indique, c'est un "collectif"... réunissant trois labels indépendants. Initiée par Pascal Noël, cette association regroupe Mogno Music, Jati Music et Alone Records.
Le but étant de canaliser les forces pour avoir un peu plus de poids dans la médiatisation et la distribution de talents belges. Chez nous, mais aussi au-delà de nos frontières.
Une première avait déjà eu lieu à Paris au Sunset en septembre 2005.










Premier groupe à monter sur scène: Marco Locurcio Quartet.
Nouveau projet ( encore ! ) de ce guitariste dont les influences se situent entre le jazz et le rock.
A la tête de Qu4tre ( qui jouera le lendemain ) ou d'un sextet, en participant à Soul & Soul Band ou Mattis, Marco Locurcio impose clairement son style dans chacune de ces formations.
Ici, il s'est entouré du trompettiste Peer Baierlein ( leader de l'excellent band "Jazzisfaction" ), Yannick Peeters à la contrebasse et de Renaud Van Hooland à la batterie.

Les compos proposées - et toutes de la plume de Marco - sont encore en pleine "gestation".
Le groupe se cherche un peu. La cohésion n'est pas toujours parfaite.
Sauf peut-être sur le troisième morceau qui me semble être un des plus abouti. Au départ d'une ballade-blues un peu mélancolique, Marco expose le thème à la manière d'un "rock californien". Puis, au bugle, Peer vient déposer une superbe mélodie sensible, délicate et extrêmement bien maîtrisée.

Le trompettiste s'aide de quelques effets électro pour construire des ambiances discrètes et brumeuses. Ambiances qui se fondent avec bonheur aux riffs de guitare de Marco.
Sur le premier titre, par exemple, on pense parfois à Sigur Ros où le groupe construit une atmosphère à la fois "planante", "rock" et "goovy".
Affaire à suivre...




Deuxième groupe à prendre possession de la scène du Sounds: François Descamps Quartet.
Ici, la cohésion est beaucoup plus évidente, même si la formation n'est pas celle habituelle ( Erik Vermeulen remplaçant Edouard Ferlet au piano et Herman Pardon, Marek Patrman, à la batterie.) .
J'avais eu l'occasion d'écouter ce groupe l'année dernière à Mons dans des conditions déplorables ( un bistrot hyper bruyant sur la Grand Place ).
Heureusement, ce soir, le public est réceptif.

La musique de Descamps joue beaucoup plus sur la mélodie et la souplesse.
On oscille entre le bop et la soul que déchirent parfois des allusions free/rock injectées avec force par le guitariste. Comme sur "Night Shop" où l'ouverture de jeu est évidente. Le "chaos" côtoyant l'introspection...

Bien mis en avant sur plusieurs compositions, la contrebasse de Piet Verbiest impose toujours un groove profond et tendu. Toujours mélodique et créatif.

Bien que jouant "à vue", Erik Vermeulen, est toujours dans le coup. On appelle ça le talent.
Les impros qu'il prend sont toujours brillantes. Nerveuses sur "The Missing Link" ou pleines de de finesse sur "My Number One" ( ?? je ne suis pas sûr du titre ).

Le groupe termine son set avec un bop/groovy ( "Brazil Trash" ? ) bourré d'énergie. Les breaks guitare/piano s'enchaînent pour relancer ou ralentir le tempo. Excitant.
Je vous conseille l'album Soul and Sour pour vous faire une idée.

Au bar, François Descamps me dira qu'il a enregistré un autre projet avec Piet, Herman et Michel Paré (BJO, Thomas and Co...): MP4. Sortie imminente... et tournée à venir.
Soyons attentifs.













La soirée se terminera avec le groupe de Henri Greindl ( à la basse électrique ) Cheiro De Choro.
Line up habituel avec Anne Wolf au piano, le merveilleux Daniel Stokart à l'alto, flûte et soprano et Tonio Reina à la batterie.

L'ambiance est chaleureuse et dansante bien sûr.

Le jeu de Anne Wolf me semble aller bien au-delà des "plans" latinos. Elle impose un jeu limpide, franc et efficace. Et l'interaction avec Daniel Stokart ( toujours étonnant de "facilité" ) est idéale. Quant à Henri Greindl, c'est la première fois que je le voyais sur scène. Le jeu est souple, discret et très inspiré. Les solis qu'il prend sont d'une belle élégance et toujours au service du groupe. Pas de discours inutile.

"Bossa" , "bolero" , "sambas" s'enchaînent avec autant de bonheur et d'efficacité avant que ne rejoigne sur scène Carminia, une chanteuse à la voix sensuelle. Un grain de voix chaud et charnu. Envoutant et toujours dansant... complétant ainsi un groupe très attachant et talentueux.

Groupe à revoir au Festival Muziek Publique le 12 mai.


La soirée du lendemain acceuillait Mimi Verderame & Victor Da Costa, Soul & Soul Band et Qu4tre.
Je ne peux rien vous en dire - bien que j'ai déjà entendu plus d'une fois Mimi et Victor, ainsi que Quatre - puisque je n'y étais pas.
Je me rattraperai prochainement au Sunset à Paris ? Pourquoi pas, puisque cette belle initiative sera sans doute renouvelée dans la capitale française.

Amis parisiens, je vous tiendrai au courant. (Et les autres aussi...)

A+

13:34 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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