31/10/2005

Erik Vermeulen à l'Archiduc

En rentrant dimanche soir j'ai fait un crochet par l'Archiduc, avec mes filles, pour écouter la fin du concert d'Erik Vermeulen Trio
Que voulez-vous, c'est comme ça. Quand on a vu et entendu Erik une fois... ça marque.

En cette fin d'après-midi, Erik jouait avec Marek Patrman - dont j'adore le jeu de batterie très personnel - et de Eric Surmenian à la contrebasse. Ces trois-là arrivent à créer un univers parfois complexe mais toujours sensible, fin et délicat.
Qui ne laisse jamais indifférent.
Il suffit d'entendre l'album Inner City sorti chez De Werf voici près de trois ans pour s'en convaincre. Entre lyrisme classique et musique contemporaine. Entre froideur et intensité. Entre chien et loup...
Du jazz aux idées larges. Du jazz intelligent.
Un confort étrange s'insinue à l'écoute de sa musique...
Pas étonnant qu'une de ses superbes compositions s'appelle "Strange Comfort". Une mélodie à écouter au crépuscule... Ou la nuit, quand tout est calme.

C'est ce morceau que jouait Erik quand je suis entré.

L'homme vit sa musique. Toujours insatisfait. Voulant toucher la perfection à chaque instant. Cherchant LA note impossible... On le voit "souffrir" et en même temps on le sent heureux.

Et dire que ce trio n'a pas de dates de concerts prévues pour l'instant. C'est incroyable!

J'avais vu le trio d'Erik à Bruges l'été dernier au "Flemish Jazz" et là encore, j'avais été "transporté".
C'est toujours une sensation étrange quand je l'écoute. Que ce soit en trio, ou en solo d'ailleurs.
Ou avec Erik Thielemans en duo Piano/Batterie où ces deux amis déstructurent à l'infini la musique.
Ou en duo avec Ben Sluijs où le lyrisme atteint son paroxysme. Une musicalité extrême qui me rappelle parfois Fauré... Le frisson est assuré.

Ce soir, le concert se termine sur un thème plus joyeux - "Milestone" - qui prouve, ( comme si il fallait la démonter !! ), la dextérité du bonhomme et la complicité du groupe.

Mais qu'attendent les organisateurs pour programmer ce trio???

... en tout cas: chapeau l'artiste.

A écouter: "Inner City" - Erik Vermeulen Trio (De Werf)
"Into Pieces" - Erik Vermeulen Icarus Consort (Igloo)
"Songs Of minutes" - Erik Vermeulen Trio (De Werf)
"Stones" - Vermeulen / Sluijs (Jazz'halo)

A+

22:54 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/10/2005

Aka Moon - Sounds

Aka Moon sur scène ça vaut toujours la peine. C'est là que leur musique explose littéralement. C'est là qu'ils réinventent encore et toujours leur musique.
C'est là qu'on est chaque fois étonné, surpris, ravi, épuisé... et régénéré.

Pour ce deuxième soir au Sounds, la salle était bourrée. Comme la veille. Et comme d'habitude avec eux.
Le public est assez jeune, branché et pas nécessairement "jazz" ( si cette qualification veut encore dire quelque chose...). Je me suis souvent demandé pourquoi la musique d'Aka Moon - pas toujours si facile d'accès - attirait autant de public depuis si longtemps...?
Et je ne m'en plains pas, au contraire.

Les premiers morceaux semblent plus "introspectifs" qu'à l'habitude. Il y a comme une douceur, une mélodie qui s'en dégage. Presque simple.
Presque, car ça reste du Aka Moon, rassurez-vous.
Les thèmes sont lancinants et Fabrizio improvise avec légèreté. C'est libre et ouvert. On sent presque une influence "classique". Et pourtant ça sonne très nouveau. Très actuel.
Aka Moon se renouvelle une fois de plus.
Entre Hatziet Stephane Galland la complicité n'est plus a démontrer. Ils s'amusent toujours autant à se proposer des défis. Ils n'ont vraiment pas peur d'essayer des rythmes très "dance" ou "reggae" avant d'improviser dans les hautes sphères de la polyrythmie.
Et dans ce domaine, Aka Moon excelle.

La cadence augmente, puis ralenti brusquement. Les tempi se mélangent à un rythme effréné. La folie gagne la salle.
Dans le premier set, Hatzi utilisera avec parcimonie les loops dont il a le secret, mais il se rattrapera de manière éblouissante dans le second set.
Un second set plus "électrique" encore et plus dans la "tradition" Aka Moon peut-être.
Le sax se fera plus agressif.
Stephane nous offrira un monstrueux solo à la batterie. Toujours avec son éternel sourire aux lèvres et sa décontraction étonnante.
Hatzi, lui aussi donc, improvisera en solo un thème bouillonnant. Un truc à tomber raide. Qui démarre doucement pour se terminer en magma incandescent.

Aka Moon: un incontournable de la scène jazz belge et européenne.
Erik Vermeulen avec qui je prends un verre ne me démentira pas. Robin Verheyen ou Jempi non plus d'ailleurs. Et Sergio encore moins.
Mwanji devrait être de mon avis. Il était dans la salle ce soir aussi...
Et nous ne nous sommes pas vu !!!
Pourtant avec son nouveau look sorti tout droit d'un film de Melvin Van Peebles, je ne pouvais pas le manquer!
;-))
A+

23:51 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Hermeto Pascoal - Tempête dans un verre de vin

Vendredi soir à Flagey: le Sorcier.
Le Magicien.
Hermeto Pascoal.
Je ne l'avais jamais vu sur scène et rarement entendu. Mais j'en avais beaucoup entendu parler.
L'homme à la grande barbe blanche arrive seul en scène, se met au piano et entame un solo. Très sobre. Puis il apelle ses musiciens. Il parlent, dicutent, tcatchent et puis chantent A Cappella avant de rejoindre leurs instruments.

Première surprise, le son est très mauvais. J'avais l'impression d'être back-stage. C'était brouillon. Le sax ne resortait pas. Et le reste non plus. Tout semblait voilé.

Deuxième surprise... c'est qu'il y en avait peu. Ça sonnait un peu jazz-fusion sans réellement d'âme. Et avec Hermeto derrière son synthé, ça sonnait "vieux".
Il y a bien quelques bossa ou samba, mais c'est un peu fade et attendu. On patiente comme on peut.
Et on fait bien car Hermeto vient jouer "du verre de vin"! C'est à dire qu'il souffle et chante dedans - le genre de truc qu'on vous interdit de faire à table!!! - et là, ça s'emballe enfin un peu.
André Marques au piano peut improviser et faire un peu chauffer la salle. Idem pour Vinicius Borin qui passe du tenor, à l'alto sans oublier la flûte ou le soprano.
De retour derrière son clavier, Hermeto dirige de la tête ses musiciens. Puis, il fait chanter la salle. Le public réagit. Ouf. ( Kantamanou avait essayé à Liège lors du dernier "Jazz à Liège".... avec nettement moins de succès.). Du coup on repart de plus belle: rythme, ambiance, samba...

Autre moment fort: quand tous les musiciens vont jouer avec des tubes en alu qu'ils frappent sur des dalles. On a droit alors à un beau moment de percus subtil et réjouissant. Hermeto, pour les accompagner frappe dans le piano. Puis, tous le monde prend sa clochette, son tambourin et autres percussions pour s'en aller dans la plus pure tradition brésilienne.
Premier rappel.
Hermeto improvisera au synthé en chantant. Il y mettra toute sa fougue... à en rendre fou le micro! Moment intense.
Pour le second rappel, ils improviseront tous avec des percus. Hermeto revenant avec son verre de rouge pour les accompagner. C'est cette folie qui manquait sans doute au début du concert...

C'était bien une tempête dans un verre de vin. Pas un ouragan... une tempête..

La soirée était fini à Flagey... mais pas au "F-Sharp"...Suivez-moi.

02:52 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Llop Borja au F-sharp

Ma charmante nièce m'avait déjà renseigné sur l'existence de cette ASBL qui programme depuis plus d'un an (??) des concerts de jazz: le F#ou F-Sharp.
Progra tendance "free".
J'ai souvent regardé ce programme - de plus en plus intéressant, d'ailleurs - mais n'y avais jamais été.

C'est mon ami Mwanji (be.jazz) - l'homme au chapeau - rencontré au concert d'Hermeto Pascoal qui m'y a entraîné.

Dans cette salle très sympa, qui pratique des prix très démocratiques, se produisait "Llop Borja". Quartet dans lequel on retrouve Lionel Beuvens ( qui va finir par croire que je le poursuis...) à la batterie, Clément Nourry à la guitare électrique, Fred Jacques à la basse, Erik Bogaerts à l'alto et en guest: Nicolas Kummert (qui doit penser la même chose que Lionel...) au ténor.

Hé bien ce fut une excellente découverte. Je voyais pour la première fois Erik Bogaerts, et je dois dire que le type m'a impressionné. Tout en énergie et créativité. Technique irréprochable et impro facile...
Le reste du groupe - très soudé - suit le même esprit.
Des impros, une dynamique assez forte, un tempérament puissant.
Lionel frappe à nouveau très sec, fort et juste avec parfois ces décalages de tempos qui relancent l'attention.
Un peu à la "Bad Plus" - dans l'esprit free-rock ou punk-jazz - ou parfois, ça me faisait penser à l'énergie d'un Mingus période "Pithécanthropus Erectus".
La basse de Fred Jacques relançant souvent un groove accrocheur sur lequel pouvait s'éclater Clément Nourry à la guitare. Tout haut niveau.
Et pour l'occasion, les deux sax se complémentaient et s'enrichissaient à merveille.

Encore un groupe à suivre.
Et un endroit à fréquenter plus souvent.

Un lien?
le site F.Sharp

A+

02:41 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/10/2005

Witloof Jazz 2 - Grass Monkeys

Après avoir pris un verre au bar où l'on pouvait y rencontrer Teun Vergbruggen ou Jef Neve entre autres, retour dans la salle pour écouter les Grass Monkeys avec une belle brochette de musiciens qui ont déjà prouvé leur talent dans d'autres formations: Nicolas Kummert au sax, Alexi Tuomarila au piano, Lionel Beuvens aux drums (et initiateur du projet), Brice Soniano à la basse et Ingrid Weetjens au chant.

Un début tout en douceur avec le piano d'Alexi, toujours aérien et subtil, que rejoindront les autres pour construire un thème répétitif qui monte, qui monte, qui monte... Une sorte de spirale. De couches successives. On sent l'énergie et les rythmes monter en puissance.
Nicolas aura l'occasion de prendre des soli ronds et solides n'hésitant pas "sortir" d'une structure habituelle pour relancer l'intérêt et ouvrir d'autres voix. On pense un peu à Steve Coleman (pour ce que je connais du bonhomme)...
Parfois, les thèmes empruntent les chemins du funk, mais sont souvent rattrapés par des accents plus "rock", plus durs.
A la batterie, Lionel Beuvens se donne à fond, lachant des frappes brutes et seches. Même Alexi - qu'on connait pour sa délicatesse - se fendra de soli nerveux et énergiques. Et tout ça avec une facilité déconcertante...
Le contrebassiste Brice Soniano - que je ne connaissais pas - était lui aussi tout investi dans cette musique, proposant de sérieux grooves.
La délicate mission de chanter et d'imposer sa place dans ce groupe revenait à Ingrid Weetjens. Dans un quartet aussi énergique que celui-là, il faut soit avoir une voix puissante, soit "se la chanter à la norvégienne" - des voix comme Sidsel Enderson pour les graves et Bjork par exemple pour les envolées plus "stridentes". Ingrid à choisi la deuxième solution. N'empêche, ce n'est pas toujours évident... Faut assurer. Souvent c'est bien... parfois, c'est un poil juste. Il me semble que c'est elle qui chantait avec le groupe d'Erwin Vann sur la Grand Place lors du dernier Jazz Marathon. Je la préfère dans ce projet-ci. A revoir.

La soirée se termine au bar où je tape la discute avec Jules Imberechts, grand Monsieur du jazz qu'on ne présente plus. Toujours à l'écoute de nouveaux projets. Toujours prêt à en lancer d'autres... mais chuuuut, je n'en dis pas plus...

A+

17:20 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Witloof Jazz 1 - Hagen Trio

Jeudi soir, le Botanique ouvrait ses portes au "Witloof Jazz". Une organisation des "Lundis d'Hortense" qui a pour but de présenter régulièrement les jeunes formations du pays.

Dans la petite et sympathique salle voutée du sous-sol, se présentait sur scène Hagen Trio, à savoir Hagen Williquet à la guitare, Michel Vrijdag à la basse électrique et Bruno Grollet au sax. Un trio sans batterie ni piano, donc. Mais pas sans humour ni talent. En effet, Hagen, la casquette vissée sur la tête a le contact facile, il a de l'humour et il semble à l'aise sur scène.
Le set est très bien balancé, nerveux et léger. Le blues est toujours présent et profond. Et les compos possèdent pas mal de punch.
Bien soutenu par Michel Vrijdag, à la basse solide et sûre, Michel Grollet peut s'envoler sur des impros parfois hargnieuses. Idem pour Hagen qui montrera sa virtuosité à la guitare. Tantôt légère et tantôt très rock. Mais la mélodie est toujours présente aussi...
Et de l'humour, toujours de l'humour, comme sur "Laura Palmer's Blues" - aux effets un peu distordus, parfois "bancals" mais très jazz-blues - où Hagen intervient au micro pour scander le titre du morceau. Il chantera aussi une chanson ridicule et décalée - "L'escargot" - qui deviendra..."Solar" d'une efficacité redoutable. Car on peut rigoler, mais on sait jouer sérieusement bien!!!
On y sent parfois l'esprit de Coltrane mais aussi de Liebmann ou Dolphy peut-être... Pas mal comme références, non?
Bref, une exellente formation au caractère atypique et assez personnel qui amène une belle fraîcheur dans le jazz.
Et si en plus, on s'y amuse...

A+

09:32 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/10/2005

Sounds on the Web

Eh oui, il fallait que ça arrive!
Pour notre plus grand bonheur, le célèbre club de jazz bruxellois "Le Sounds" possède dès à présent son site.
Bien sûr il n'est pas encore totalement fonctionnel: viendront s'ajouter des archives, une bio, des photos et évidemment un programme complet dans les prochains jours!
Avec ça, vous saurez où me trouver... :-))))

www.soundsjazzclub.be
A+

23:17 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2005

Sluijs-Van Herzeele au Opatuur à Gand

Ben Sluijs et Jereon Van Herzeele en duo. C'est pas tous les jours. On peut même dire que c'était la première fois.
Bien sûr il y a "Follow your neighbourg" sur le magnifique album "True Nature". Mais en concert, à proprement parler, c'était une première.
En tant que grand fan de Ben, je ne pouvais pas rater ça!
Direction le Opatuur à Gand ce dimanche soir.

Dans ce club tout en longueur, le public est hyper attentif. Il est vrai que la musique n'est pas des plus simples.
Mais quel niveau de jeu !
Jeroen commence en solo. Un son rauque sort de son tenor. Clochettes à la main il développe un thème totalement libre qui vogue entre Coltrane, Ayler, Sanders aux accents indiens. Telle une incantation. ...Subjuguant.
Puis c'est au tour de Ben de jouer en solo. Lui aussi improvise à partir de quelques points qu'il se promet d'atteindre en passant par des chemins que lui seul connait. Et on le suit.
Confiance.
C'est exigeant, mais le bonheur est au bout.
Puis, les deux sax se retrouvent pour se répondre sur un thème qu'ils ont déjà eu l'occasion de jouer ensemble. Il faut dire qu'ils se connaissent depuis pas mal de temps ces deux bougres. Et on les voit heureux sur scène terminant le premier set avec "Beauty is a rare thing" d'Ornette Coleman où là aussi l'ouverture et l'improvisation est totale.

Le deuxième set commence avec une sorte de "biguine" pas très sage avec laquelle Ben prendra bien des libertés. Usant de son amour pour les intervalles très contarstées. Un peu comme lors du concert en quartet à Bruges (au Flemish Jazz Meeting) où ils avaient mis le nombreux public international littéralement sur le cul !!!! Et moi aussi...
Retour en duo pour tenter - et réussir - des thèmes d'une extrême liberté. Magnifique. Je ne peux m'enpêcher de lâcher un "pwfouaaa" d'admiration... si, si: "pwfouaa"!
Le public ne s'y trompe pas non plus et rappelle le duo sur scène. C'est alors "Follow your neighbourg" qui se mélange à "Mali". Epoustoufflant. Captivant. On en a le souffle coupé.
Ben et Jereon sont heureux. Et moi tout autant.

Ben me confiera qu'un album live du quartet - enregistré lors de la tournée Jazz Lab Series - verra peut-être le jour. On ne peut que s'en réjouir et espérer que cela se réalise.
Et pourquoi pas un double? Dont une partie en duo?
Penses-y, Ben... penses-y...
:-))
a+

22:53 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Washington - Vann - Galland

Dimanche - 17h - Archiduc. Il y du monde. Normal, après quelques dates à Paris - Sunset/Sunside et une autre à Bruxelles - Reggie Washington (bassiste de Roy Hargrove, Cassandra Wilson, Steve Coleman etc...) faisait un gig à l'Archiduc.
Au sax tenor: Erwin Vann, et à la batterie: Stephane Galland.
Pour débuter, ce trio tout frais revisite à sa manière "Nardis". Entre funk et jazz traditionnel. Il faut dire qu'avec Stephane Galland - toujours prêt à redoubler les rythmes et brouiller les pistes, ce thème romantique prend quelques couleurs !!! On sent bien l'envie des trois musiciens de construire quelque chose de différent. L'écoute et la demande de surprises des uns et des autres est palpable. Et réjouissante.
Reggie Washington alterne la basse électrique et l'acoustique. Tantôt pour un thème en solo et tendre en homage à sa fille, tantôt pour un thème plus "funk" où il "slappe" gentillement.
Stephane Galland, lui, nous offrira un solo dont il a le secret. Plein d'énergie, de brisures, de contre-pieds.
Erwin, au son moelleux juqu'alors, entamera un blues d'une voix déchirante au travers du son de son sax trafiqué. Le son résonne dans ce petit espace qui devient soudain très grand...
On aura droit aussi à un "Requiem pour un con" d'une efficacité redoutable.
Bref, un trio qui allie groove, puissance et mélodie. A réentendre au plus vite... le 3 décembre au Sounds, par exemple...

a+

22:07 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 Du côté de No Vibrato...

Heureux de retrouver Etienne, Fred et les autres au Côté Village ce samedi.
Bien que le concert ait été un peu en demi-teinte. Cela manquait un poil de l'énergie dont est capable No Vibrato. Bien sûr, il y eut "A Lo que salgo", ou l'excellent "La face cachée du soleil"- qui me fait irresistiblement penser à "Doktor Pitt" de Pharoah Sanders sur "Journey to the one". Pour ceux qui connaissent, ils peuvent se faire une idée...
Mais ça manquait quand même d'un vrai piano... et peut-être d'un deuxième souffleur???
Allons, messieurs les organisateurs, mettez la main à la poche pour permettre à No Vibrato de jouer dans les conditions qu'il mérite.

En attendant, rendez-vous à l'Art-O-Base jeudi 10 novembre pour écouter Etienne (sur un vrai piano) en trio - avec Bilou Doneux et Chris Mentens...
;-)

21:28 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2005

Richard Rousselet Quintet

Faut-il encore rappeler qui est Richard Rousselet??? Trompettiste qui joua avec Marc Moulin, Castellucci, Philip Catherine à l'époque de Sam Suffy ou Placebo dans les années '70.
Ou plus récemment avec Ecaroh (Alleman, Rassinfosse etc...) qui rendait hommage à Horace Silver.
Puis, c'est lui qui est à la tête du West Music Club. Un big band qui a retrouvé une nouvelle jeunesse et une sacrée énergie. Pour les avoir vu à Liège, je peux vous dire que ça m'avait mis une belle claque!

Eh bien, avec son quintet, on retrouve évidemment sa griffe. Deux sets pleins de standards, allant de Ellington à Monk en passant par Horace Silver, Cedar Walton, Gillespie...
L'esprit est là et bien là. Mais ne vous attendez pas à un déroulé pépère et sans surprises. Oh que non! Richard a ce don pour les arrangements - qu'il décide parfois même à l'entame d'un morceau - qui permet d'entendre les musiciens s'éclater vraiment.
Les musiciens ce sont: Marie-Anne Standaert ( une des rare trompettiste féminine - et ce n'est pas là sa seule qualité...); l'excellent Bas Cooijmans à la contrebasse; l'explosif Yves Gourmeur au piano et le solide Laurent Mercier à la batterie. Bref, une fine équipe que l'on retrouve - pour la plupart - au sein du West Music Club.

D'entrée de jeu, les trompettes sonnent claires et limpides sur "Birk's works". Pareil sur le merveilleux thème de Cedar Walton "Bolivia" - qui me rappelle un peu, au risque de dire des bêtises, "Milestone" ou certains titres de Donald Byrd ou Kenny Dorham. Ici, impossible de ne pas battre du pieds. Les soli s'enchaînent. On sent que Richard demande le meilleur à ses "poussins"... Et ça leur donne des ailes! Laurent Mercier, par exemple ne se privera pas de prendre un tout bon solo... Idem pour Marie-Anne au Bugle sur un morceau de Claudio Roditi très... latin-jazz. Très chaud, très vif.

Le public en redemande, et au second set, c'est rebelotte avec Yves Gourmeur indomptable au piano sur "Strollin' " de Silver ou sur "Rythm A Ning" de Monk. Soutenu par le Bas très présent, précis et créatif à la contrebasse. Ici aussi on remarque l'arrangement qui révèlent ces thèmes archi-connus sous un autre angle. Idem pour "Body and Soul"....
Quand on entend cette façon de jouer avec passion ces standards - et comme il me le confiera - il n'est pas étonnant que Richard n'éprouve pas vraiment le besoin de composer. L'amour pour ce jazz-là est plus fort que tout.
Un disque en préparation? Ce n'est pas impossible... Et ce ne serait pas inutile.

En attendant de revoir ce quintet sur scène, de voir le West Music Club ou le projet "à la Ecaroh" en hommage à Miles, allez voir Richard Rousselet entouré de Marc Moulin, Bruno Castellucci et Bas Cooijmans au Tavernier pour un revival "Sam Suffy". A mon avis, ça va être encore plus "blindé" qu'à l'habitude...

A+

19:57 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2005

Murmures de l'Inde

Manu Hermia est non seulement un excellent saxophoniste de jazz ( voir le post concernant son concert au Sounds ), mais aussi un très bon joueur de flûte, et aussi un joueur de bansuri. Le bansuri est une grose flûte indienne au son long et rond.
Manu est non seulement un excellent joueur de bansuri, mais aussi très bon photographe. Et aussi un très bon écrivain.
Et Manu adore l'Inde.
Avec tout ça, pas étonnant qu'il publie un double CD de musique indienne. Accompagné d'un livret où il couche ses réfexions et ses émotions.
D'une grande sagesse. D'un bel esprit.
La musique est donc un long et beau murmure qui invite à la décontraction, la plénitude, le bien-être, l'apaisement, la réflexion.
C'est un beau voyage où se mélangent les souffles du chant merveilleux de Barbara Wiernick - vraiment superbe - à celui du bansuri de Manu ( sur "La rencontre des âmes").
Un autre ragas (un Charukheshi pour être précis) magnifique, est celui où Manu est accompagné par Dhruba Gosh au sarangi ( sorte de violon indien ). La sonorité est différente, l'ambiance tout aussi prenante.
On y trouve aussi des instants de vie pris sur le vif, c'est le murmure de la ville...
Sur ce disque, on y retrouve aussi Michel Seba ( un fidèle de Slang ) au udu et Fabrice Colet au tablas.

En plus, assiter à un concert de Manu au bansuri est un moment unique. Hors du temps. J'en ai eu l'occasion un jour aux "Ateliers de la Dolce Vita".
- Je pense avoir vu qu'il serait en concert à la fnac pour la sortie +/- officielle de cet album... (que l'on trouve au rayon "world"... ou lors de concerts de Manu...ou ailleurs...) Renseignez-vous. Ha oui, si vous aimez Hariprasad Chaurasia, vous aimerez "Murmures de l'Orient" de Manu Hermia.

Références: Igloo Mondo 182

A+... samedi...? ;-)

22:51 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/10/2005

Erwin Vann - Let's call Ed

Ces derniers temps, Erwin Vann évolue de plus en plus vers un jazz "contemporain", où l’impro et la liberté prennent beaucoup d’importance. Ok, il y avait déjà eu "Mother"… Soit. Mais ici, sur cet album – enregistré en quelques heures, comme pour un concert - on ressent l’envie d’explorer, d’innover, de chercher.J’avais eu l’occasion de le voir avec cette formation (avec Bert Joris et Hein Van de Geyn) au Festival Blue Note à Gand. Ou au Jazz Marathon – accompagnée d’une chanteuse à la voix intéressante, mais pas vraiment convaincante, je trouve – et avec Teun Verbruggen aux drums. Et puis, récemment au Tavernier, dans la configuration identique à celle de l’album. C’est à dire Erwin Vann, Dré Pallemaert, Jozef Dumoulin et le fantastique Michel Hatzi.
La musique n’est pas évidente tout de suite. Pas immédiate. Parfois un peu difficile d’accès. Tout se joue souvent sur de longs thèmes répétitifs. Sur des rythmes un peu déstructurés, surtout dans le drumming de Dré qui passe allègrement des sons samplés de son laptop à sa batterie. Ça me fait penser quelquefois à Craig Taborn pour l’électro et à Jim Black pour la façon de frapper. Les bruits deviennent "groove". Un groove qui n’éclate jamais, ou rarement. Tout est sous tension. Ajoutez à ça les improvisations de Jozef Dumoulin au Fender Rhodes et vous êtes dans un autre univers. Parfois cahotique, souvent étrange ou abstrait, mais toujours hypnotisant.
Erwin dépose au-dessus de tout ça le son doux de son tenor, avec délicatesse et une sorte d’envie de créer une mélodie. Sur "She Realized It Was Too Early" ou "He Knew Before Sally" par exemple. Un peu "Milesien" des années électrique ( période "In a Silent Way" ). Ou alors ou pense aussi à Weather Report en plus "électro" ( ???) sur "In the air" .
Avec "Hunny I’m Home" par contre, Jozef s’amuse comme un petit fou avec des sons improbables et torturés. Pourtant il y a toujours une ligne de groove dans cet album qui commence assez fort, avec "Twister" emmené par la basse de Michel Hatzi et les drums de Dré sur un rythme binaire, mais aussi un peu décalé - sinon, ce serait "trop simple". Plus trad, il y a l’éclatement "free" de "Seven Bombs" (Improvisé à chaud à la suite des attentats de Londres), où on sent la rage, la désolation et puis l’impuissance. Et l’album se termine avec "They Met", qui semble être plus apaisé… Comme un blues désabusé.
On sort de cet album pas simple avec l’étrange envie d’y retourner.

Un lien ? www.jammincolors.com
-A+ -
Et rendez-vous samedi :-)

22:23 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/10/2005

No Vibrato ?... No birthday!

Cette semaine sera placée sous le signe de l'évènement!... Oui, oui, le mot n'est pas trop fort !!! Le 20 c'est mon anniversaire... Bon, ça c'est une chose. Deuxième chose: ce samedi 22, j'irai écouter "No Vibrato" au "Côté Village". Endroit que je ne connais pas. Par contre, je connais No Vibrato. C'est Etienne Ricahard au piano, Fred Delplancq au tenor - qui devient une figure de plus en plus incontournable du jazz belge - Chris Mentens à la contrebasse et Lionel Beuvens aux drums. Parfois, dans ce groupe on retrouve aussi Toine Thys, ou Manu Hermia, ou même aussi Daniel Stokaert. Bref, que du beau monde. Pour un jazz festif, nerveux, délicat et plein de surprises. Avec Etienne, les routes ne sont jamais tracées toutes droites. Du coup, ça donne des mélanges de bop avec le flamenco, de la musiques celtiques. Pour vous en convaincre procurez-vous l'excellent CD "You're in my song". - Alors, venez nombreux... Surtout si je vous dis que si vous venez écouter ce concert, que vous venez me voir après, et que vous me dites "Happy Birthday Jazzques", je vous offre un verre. (... bon, tapez pas dans le champagne Dom Perignon ou le whisky 30 ans d'âge, hein... je fixe les limites quand même ! ). Ok ? Pour tous renseignements: http://www.cotevillage.be/cote_programme/coteprogramme.htm - Réservez vos places! Et si vous n'avez pas envie de boire un verre en ma compagnie, venez quand même voir No Vibrato, ça vaut la peine... -----A+------

18:47 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/10/2005

Manu Hermia Quartet

Je ne pouvais pas rater les trop rares apparitions de Manu avec son quartet. Mais il m'a promis qu'il remettrait la machine en marche. Je compte sur lui...Par rapport à la dernière fois où je l'avais vu, il y avait quelques changements dans le personnel. A savoir, aux drums, Lieven Venken (avant il y avait Bruno Castellucci ) et à la contrebasse Sam Gerstmans (avant il y avait Sal La Roca). Deux musiciens qui se faisaient aussi un peu rare ces derniers temps sur la scène jazz en Belgique. Sam était sur un projet plus "rock" et Lieven vit la plupart du temps à New York. Ce dernier possède un très beau jeu de batterie. Très dépouillé, subtil. Mais surtout, il joue "utile". C'est à dire avec une présence indispensable sans être envahissante. Un son mat, profond et rond qui ne manque jamais de groove ni d'énergie. Pour l'avoir entendu il y a pas mal de temps avec Jef Neve ou Melangtronic, je trouve que son jeu a pris de l'épaisseur et de la maturité. Et il était vraiment à sa place dans ce quartet ce soir. Manu, quant à lui, était tout aussi à son affaire. Heureux de jouer. Ça se voyait, ça se sentait. Un jeu où on devine, bien sûr, sa vénération pour Coltrane. Que se soit au soprano ou à l'alto... Et puis, derrère le clavier se trouvait l'insaisissable Erik Vermeulen. J'adore ce type. Toujours créatif, osant aller loin dans ses propositions, n'ayant pas peur de prendre des risques. Un amoureux de Monk, avec un background classique... c'est explosif. Tout le temps! Une personnalité forte. Toujours insatisfait... un véritable artiste! Ce soir pourtant, Erik semblait heureux et détendu après les deux sets. On le serait à moins, car c'était un excellent concert. On a pu entendre des standards tel que "Contemplation" de Mc Coy Tyner ou "Afro Blues" joués avec ferveur. Mais aussi des compos personnelles, comme le très beau et rageur "Never Again". Le tout nouveau morceau au titre provisoire "I'm just me" où le sax se fera incandescent et inspirera le jeu d'Erik. Grand moment! Ou encore un intense "Raga Jazz" au thème circulaire façon... raga indien, bien sûr. "Always Smiling" - en clin d'oeil à Maxime Blesin - sous forme d'un bop joyeux et intense ( qui rappelle parfois l'esprit de "Giant Step"). Ou encore le très beau et très libre "Sonate For el Mondo" où Manu montrera aussi son talent à la flûte. Bref, vraiment du tout bon jazz. Un band soudé et qui n'est pas là pour faire de la figuration. J'espère bien les voir tourner bien plus souvent, parcequ ça en vaut vraiment la peine...Bref, encore une belle soirée au Sounds. Avec plein de gens sympas! Et encore un jazz différent de ce que j'ai entendu cette semaine... comme quoi, cette musique est sans limite.

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14/10/2005

Nathalie Loriers et Philip Catherine - Bis

C'est vrai... je parle de la musique. Mais dans un concert de jazz - et c'est ça qui est unique - ce sont les impros, les surprises. D'ailleurs, Nathalie me le faisait remarquer: Philip Catherine adore provoquer les surprises. C'est tout le plaisir de la musique "live".Ce soir, par exemple, Philip décidait au dernier moment de changer la set-list. Comme ça, simplement parcequ'il avait envie de jouer les morceaux dans un autre ordre. Ou alors, il annonce qu'il va jouer sur un "tel" ton et puis, apparement, change dès les premiers accords... Il faut voir alors la surprise se lire sur le visage de Nathalie... qui se dit qu'après tout, c'est pas mal non plus. Et hop, elle accroche le wagon et enrichit à sa manière le thème. C'est amusant, beau et surtout, ça force l'admiration...Et puis, Philip est parfois tête en l'air: il ne trouve plus les partitions, par exemple... :-)))Lors du concert au "140" avec plein de musiciens (Chris Joris, Philippe Aerts etc...) il changeait aussi l'ordre de la set-list... Mimi Verderamme me disait avec un sourire jusqu'aux oreilles, que c'était déroutant car il devait passer de la batterie à la guitare en vitesse... Mais là aussi, Mimi est tellement pro que l'on n'y voit que du feu. Quel batteur Mimi, d'ailleurs. Il faut l'écouter en trio avec Philip Catherine, ça fonctionne à merveille. (Ecoutez aussi "Mister Jo" de Mimi, sorti chez Mogno... un excellent disque de jazz !!!)

19:57 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Nathalie Loriers et Philip Catherine

Pas mal comme duo, non? Et rare! En effet, il ne s'est jamais produit en Belgique, mais ailleurs en Europe. Raison de plus pour ne pas rater ça. (Ils seront aussi ce vendredi soir à l'Art-O-Base à Bruxelles, à bon entendeur...) Ce soir, c'était à Lasne, à la "Ferme de la Brire" qui acceuille depuis peu le jazz dans sa programation: on annonce Loos-Houben ou encore Victor Da Costa trio... pour ne citer qu'eux.Sur scène, donc et devant une salle comble, Nathalie attaque "All The Thing You Are". La guitare de Philip répond aussitôt, tout en douceur et légèrement swing. Avec "Fenêtre sur Coeur" le duo se fera plus intimiste, plus introspectif. On retrouve le lyrisme un peu nostalgique cher à Nathalie - C'est une de ses compos - qui sonne parfois comme une fausse samba... un peu triste. Cela pousse, dirait-on, la main droite à essayer de s'envoler... La mélancolie sera plus légère et joyeuse avec "Letter from my mother" de Philip Catherine. A entendre ce thème, on imagine que Philip garde des souvenirs heureux de sa maman... ou inversement. Le groove est présent et au piano, Nathalie, comme à son habitude, s'accompgne en "chantant" ses notes...Il est amusant d'entendre les approches assez différentes de composer de nos deux musiciens de ce soir. L'un ira souvent dans le lyrisme sans oublier le swing (Nathalie), tandis que l'autre composera plus avec le groove... sans oublier le lyrisme (Philip). Résultat, ces deux-là se répondent et se renvoient la balle tout le temps...La nouvelle composition de Nathalie ( "5/4"... car elle ne possède pas encore de titre) est pourtant bien "punchy". Jouant avec des breaks comme pour mettre un terme aux accents graves de la mélodie et repartir sur un thème plus léger, assez rapide...Pour le deuxième set, Philip Catherine prendra sa guitare sèche (mais amplifiée) pour interpréter un morceau sensible et lent au thème presque modal. C'est "Pourquoi?"... à ce moment, il y a toujours un "comique" dans la salle qui lance: " Parce que"... ha là là là là... Bref, autant ne pas relever et enchaîner avec "Danse éternelle", parfois un peu flottant qui rappelle peut-être Satie...?? Le swing sera de retour avec "December 26th". Puis, s'enchaineront "Broken Wings", "Béa" au thème brillant, léger et aérien, "Bewitched, Bothered and Bewildered", un standard d'une beauté éblouissante, "Dolphin Street" et le très beau - et très ancien - titre de Nathalie "Through the walls". Et il y aura un "My Funny Valentine" subtil en rappel.Une exellente soirée donc. Bien différente de celle de la veille bien sûr. Mais quel plaisr et bonheur de voir ces deux excellents musiciens dialoguer sur scène. Quatre étoiles!

02:32 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/10/2005

Allez, allez, allez… j’étais au Tavernier

Cette petite phrase, c’est la proposition d’ Augustin Foly pour le jingle du Tavernier.Comme ça, ça n’a l’air de rien, mais mis en musique, ça va cartonner. ;-))Trêve de plaisanterie. Le bassiste Augustin Foly et son groupe « Da Funkamental » ont mis une chaude ambiance hier soir. A la batterie, le fidèle Parick Dorcéan, au drumming nerveux, funk et parfois jungle. À la guitare, Giovanni… (dont je ne connais pas le nom, mais que j’ai déjà vu ici ou là.) remplaçait Manu Codjia parti en tournée au Mexique avec Erik Truffaz.Au sax (alto et baryton) Tom VanDijk – l’extraordinaire souffleur de « Sax Kartel », «Village Big Band » etc… Dans l’ambiance électrique habituelle du Tavernier, les premiers morceaux se placent tout de suite dans un style soul-funk. Augustin n’hésitant pas à user d’un slap puissant.Après cette belle mise en jambe, ils attaquent « Giant Step » façon funk débridée. Monte sur scène alors Hervé Letor ( du band de Daniel Romeo)au sax tenor. Ça va chauffer encore un peu plus. Les soli s’enchaînent, l’ambiance monte d’un cran. « African Blues » claque fort. Puis, c’est au tour de Vivica Turrentine de monter sur scène et de chanter un « Summertine » mi-funk, mi-rap. Voix superbe, puissante. C’était pas tout à fait le cas de la seconde invitée… passons. Pourtant « Killing me softly » passe bien. (Faut entendre ce morceau interprété par « The Youngblood Brass Band », c’est très drôle et en même temps très fort, très dansant… j’en reparlerai sans doute un jour).Puis, on passe au gospel. D’abord avec le classique « O happy days » pour suivre avec un gospel délirant – et plus actuel, dixit Augustin -, presque rap : « No Way ». Repris en chœur par une salle en délire. C’est comme ça la messe ????... Je ne m’étendrai pas sur l’idéologie, par contre, pour l’énergie je suis prêt pour y retourner ;-) Au final, un concert qui n’a cessé de monter en puissance... Si « Da Funkamental » passe près de chez vous, laissez-vous tenter. A+

19:51 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/10/2005

Mexiiiiiico...

Pendant qu'un de mes trompettistes préférés poursuit sa tournée au Mexique, j'ai passé, hier soir, une très chouette soirée à parler énormément, rire beaucoup, à boire pas mal de Caipirinha ou de la Corona et à grignoter des Enchiladas au Pablos. C'est une sorte de rituel où on retrouve des amis du théatre, de l'évènement ou de la "com"... C'est très agréable après une journée de boulot... Bon, on entend pas trop la musique - quoique certaines arrivent à entendre "Queen"... quelle horreur! - mais parfois on en parle. Normal, car dans ce petit groupe, il y en a un - par exemple - qui est plutôt bien placé pour parler d'un extraordinnaire saxophoniste... (Je vous donnerai son nom,... si un jour il m'y autorise... :-))) A+

21:06 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/10/2005

Vous ne faites rien samedi 15 octobre?

Krazy Mess Groovers ! C'est samedi 15 à l'Atelier 210 à Ixelles. Allez-y, allez-y!... Allez-y, je vous dis! Vous aimez le funk, le jazz, la soul, la dance ??? Ces mecs-là sont fabuleux !!!! Avec un peu de chance, mesdemoiselles, vous aurez peut-être même droit au strip de Wakas "SexyFire". A ne manquer sous aucun prétexte! Vous aimez Benson? James Brown? HW&F?... vous allez délirer. Des musiciens - des vrais - qui ne manquent pas d'humour et qui peuvent enflammer le public de la Grand Place un soir de drache au Jazz Marathon, forcent le respect et l'admiration! Wakas, Piotr et se complices aux cuivres n'attendent que vous...Une petite écoute? http://www.thekmgs.comVous m'en direz des nouvelles...

21:40 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

H

Voilà le dernier album d'Arthur H. Aussi envoûtant que les autres. Comme toujours, une ambiance nocturne, glauque et déjantée. Une poésie à la Gainsbourg... à la Bukowski. Une musique qui emprunte à la valse, au tango, au rock, au jazz et plus encore. Indéfinissable. Une voix à la Tom Waits. Mais un univers à lui seul... Ecoutez l'émotion dans "La Chanson de Satie", avec Feist... ou le "Chercheur d'or": chair de poule garantie. Ou le duo avec son père Jacques Higelin: "Le destin du voyageur"... frissons... Mais Arthur n'oublie jamais cette pointe d'humour désabusé, un peu cynique. Ou parfois un peu potache, avec -M- sur "Est ce que tu aimes?"... Et la musique? Parfaite. Rien de racoleur. Rien de facile. De la musique intelligente, qui fait confiance à l'auditeur... Ce blues quelque peu éthylique par exemple ("Ma Sorcière bleue"), ce semblant de twist ("le Baiser de la Lune") et ce son d'orgue improbable sur "Lady of Shanghaï"...merveilleux. Cet album est un vrai bonheur. Un bonheur triste.J'espère qu'Arthur H. aura la bonne idée de passer en Belgique. J'ai vu deux de ses concerts... j'en veux encore!

21:23 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/10/2005

Rackham à l'Archiduc

Pour terminer ce week-end bien rempli, je suis allé voir "Rackam". C'est le nouveau projet de Toine Thys. Ici, il s'est entouré du trompettiste Laurent Blondiau ( Maak's Spirit, Octurn, le Gros Cube etc...), du batteur Teun Verbruggen (FES, Jef Neve, Pascal Schumacher etc...), du bassiste François Verrue et du guitariste Ben Clément.La musique du groupe s'articule autour d'un mélange de jazz, de rock, de musiques du monde, de pop... entre autres. Bref, rien n'est interdit. Et la bonne humeur fait partie du projet aussi (Toine n'a pas son pareil pour présenter sa musique et ses musiciens...).Le premier morceau, "Spine" est une jolie mélodie qui ondule de belle façon sur un groove nerveux et omniprésent. Avec le deuxième morceau ("Schmoll"), on hausse un peu le ton pour fleurter avec une sorte de klezmer à la John Zorn. Ici, tous le monde se dépense sans compter. Laurent et Toine soufflent à pleins poumons, car derrière, les guitares et Teun ne se font pas prier pour nous la jouer très rock. Changement de cap pour le morceau suivant ("Juanita Kligopoulou" je pense...) qui a des relents de tango ou de parfums hispanisants. Ce n'est que pour mieux redémarrer par la suite sur un morceau très "Milesien électrique", rapide et puissant. Pour le deuxième set on aura droit à une nouvelle version de "Spine". S'enchaîneront alors plusieurs morceaux où on fera la part belle aux impros (Toine à la clarinette et ténor et Laurent au bugle et à la trompette). Avant un rappel bien mérité, on entendra "Open G#" au tempo blues et lent.Un bien beau projet que ce "Rackham" qui promet de bien bonnes choses à venir.Pour vous faire une idée, surfez sur www.rackham.biz , ou alors venez jeter une oreille au Sounds le 9 décembre, ou au F.Sharp le 11.A+

22:16 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Alexandre, Jef, Paco...

... deuxième étape. Direction le "Sounds". Il y avait ce soir l'incroyable Alexandre Cavalière. Jeune virtuose du violon jazz-manouche, accompagné par son père à la guitare solo, Walter Gonella à la guitare et Cirille De Haes à la contrebasse. Le concert bat son plein. Ça swingue, ça groove. Avec une facilité déconcertante, Alexandre enchaîne les soli et relance chaque fois la machine. Grapelli, Django... on dirait qu'ils sont à nouveau présents. Ambiance! - Et l'ambiance ne va pas retomber après le concert. Quand le public s'en va, il reste quelques indécrotables (... heu... moi???...) et des musiciens. En effet, on y retrouve ceux qui accompagnaient Paco De Lucia en concert au Bozar ce soir... Oui, oui, ils étaient déjà passé la veille. Quand on aime... Mais il y a aussi Jef Neve qui est venu prendre un dernier verre... Et hop, il n'en faut pas plus pour que Antonio Serrano (l'harmoniciste de Paco), El Pirana (son percussionniste) montent sur scène pour une jam improvisée. Jef s'installe au piano... et hop "Giant Steps" sur une rythmique très latine. Alors, Alexandre Cavalière re-déballe son violon, Cirille sa contrebasse et c'est reparti. Tout le monde s'amuse, la musique est de qualité. Chacun lance des défis à l'autre. On atteint des sommets. Ça improvise, ça chauffe, ça joue... pour le plus grand plaisir de tous. 5 heure du mat... faut penser à rentrer. Tout le monde range ses instruments, une dernière discussion avec Jempi et les musiciens et je rentre... léger et heureux. A+

15:05 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Ntoumos dans la Brousse

Théatre Mercelis, samedi soir. Organisé par le collectif "Taxi-Brousse" sous le signe de la bonne humeur obligatoire - genre "le Prisonnier"... (tout un programme !!!) on a eu droit à un double concert. Première partie: Mary M. - Musique française "à messages". Sympa. Pseudo intello-anarchico-fêtard... (je sais, ça ne veux pas dire grand chose.) - Passons -Deuxième partie: Ntoumos et son electro-jazz, funk-hip hop, voire parfois rock. Ntoumos c'est de l'énergie dès le départ. Soutenu par Loris Tils à la basse et Reginald Trigaux à la guitare électrique, Dominique impose ses thèmes dynamiques, dansants, survitaminés. Malgré un départ un poil cahotique - à cause d'un son approximatif - la suite fut explosive... Comme d'habitude :-) . Il faut dire que HKB:Finn assure avec un Spoken Words éblouissant. Une bonne énergie, tout ça! ... Cela s'est terminé par un jazz-rock très... rock. Un truc puissant. Une bombe, quoi...Une bière ou deux avec les musiciens et... hop, en route vers la deuxième étape de la soirée... il n'est que minuit trente après tout...

14:33 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

08/10/2005

Renaud 5 au Sounds

Réveil diificile ce matin. Faut dire que ce vendredi soir fut assez long. Et magique. Comme souvent au "Sounds". Ça fait du bien de revoir des têtes connues après les longs mois de vacances du club. Ce soir, sur scène il y avait "Renaud 5 ". C'est donc un quintet - hé hé hé - drivé par le batteur Renaud Person. Autour de lui on retrouve deux merveilleux sax tenors: Robin Verheyen et Toine Thys ; l'immense Erik Vermeulen au piano et le jeune Martijn Van Büll ( qui remplaçait Nick Thys retenu à New York ) à la basse. Les deux sets furent assez énergiques. A commencer par le bop-pop "Eisenhower" de Scofield. Une bien belle mise en jambes. Toine prendra un très joli solo sur "Azul", un morceau qu'il a écrit et qui n'est pas sans rappeler son "Ours in the sky" sur l'album de "No Vibrato". Un morceau qui flotte comme une balade un peu bancale. Mais c'est sur "Blackwell's message" ( et "Page One" par après ) que les tenors vont se chamailler pour notre plus grand plaisir. Robin Verheyen prenant de longs et perçants soli dans son attittude toute personnelle: se balançant d'avant en arrière, sautant sur place, donnant tout ce qu'il a... Toine, quant à lui donnera la réplique avec plus de rondeurs et de profondeurs de manière très créative. Tout ça sur l'ostinato lancinant du bassiste et d'Erik Vermeulen. Le 2ème set semblait un peu plus "uni", laissant toutefois l'occasion à Toine et Robin de s'exprimer au soprano de fort belle manière. Sur "Duall Mr. Anthony Tillmon Williams process" de Miles Davis ( que l'on touve sur l'intégrale de "In a Silent Way") l'inventivité des souffleurs et d'Erik Vermeulen se doit d'être à la hauteur, car le thème est ténu... et bien sûr ils ne nous ont pas déçu.Après, bien sûr, ce fut l'occasion de discuter et boire un verre (un??) avec Bart De Nolf - qui partait jouer à Munich avec Toots Thielemans. Avec Toine qui jouera dimanche à l'Archiduc avec Teun Verbruggen et Laurent Blondiau entre autres. Avec Erik Vermeulen qui va réactiver pour mon plus grand plaisir son trio. Avec Robin qui passera son dimanche à travailler avec Brandford Marsalis (en concert le soir à l'AB). Avec Jempi Samyn qui revenait d'un concert à Mons. Avec Jacobien qui avait ramené avec elle les musiciens de Paco De Lucia (en concert ce samedi au Bozar)... ce fut d'ailleurs l'occasion pour ces derniers de jammer sur du blues. Moments magiques, je vous le disais. Comme on en rencontre souvent, tard... très tard au Sounds. Merci Sergio ! A+

12:53 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/10/2005

Out There

Ce matin, un brouillard épais noyait Bruxelles. En allant bosser et en traversant la Fôret De Soignes, le morceau "Eclipse" sur l'album "Out There" d'Eric Dolphy démarre. Irréel. Envoûtant. La clarinette basse de Dolphy résonne singulièrement. Est-ce le brouillard? Le violoncelle de Ron Carter? ... humm... C'est un tout. L'osmose est parfaite. La musique encore plus...Mort trop tôt Dolphy. Il avait inventé tellement de choses en si peu de temps. Comme Ornette Coleman avec qui il a "commis" l'album "Free Jazz", et avec qui on l'assimilait souvent... (Mais Ornette n'est pas mort lui. Heureusement!) Sur "Out There", son deuxième album, Dolphy sublime ses propres compositions ou celle des autres (Mingus, Randy Weston ou Hale Smith) à l'alto, la flûte ou la clarinette bassse. Album hors du temps. Passionnant... Trois ans plus tard, en '64, il sortait "Out To Lunch" qui montrait que Dolphy pouvait encore aller très ... très loin. Il est mort quelques semaines plus tard. A 35 ans. D'une crise de diabète... Allez, je me le repasse encore une fois... A+

22:25 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Puisqu'on en parle...

La rubrique "Généalogie" du n° d'octobre de Jazzman est consacrée à Mehldau, justement... Pour vous faire une petite idée de ses influences - et pour vous prouver que je ne dis pas "trop" de conneries - jetez-y un oeil.On parle en effet de Jarrett (auquel Mehldau déteste être associé. Pas parcequ'il n'aime pas, mais parcequ'il ne s'y retrouve pas...), de Lennie Tristano - tiens, c'est vrai... faudrait que je réécoute. Mais on y parle aussi de Chopin. Là, bien sûr c'est la formation "classique" de Brad. Et bien sûr de Radihead. A+

19:31 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2005

Day is done

Alors que l'album devrait sortir en France dans quelques jours, nous avons la chance (??) en Belgique de déjà l'avoir. Bon, c'est un plaisir bien passager. Par contre le plaisir de retrouver un bon Mehldau ne risque pas de s'estomper si vite. Car "Day is Done" est un bon Mehldau! Un très bon Mehldau."Ha bon, il y en avait des mauvais?"... Ben, disons des moins bons. Pour certains, le "génie" de Mehldau s'est même arrêté à "Elegiac Cycle". Bon, ok, chacun son avis et ses exigences. Pour ma part, je m'étais un peu fatigué du prodige lorsqu'il avait sorti son album "Largo". Voulant aller dans d'autres directions, étant influencé par le producteur Jon Brion, le résultat était plutôt... moyen. Très moyen. Revenant avec son trio habituel en 2004, il sortait "Anything Goes" et revenait dans un sillon connu. C'était pas à se taper le cul par terre, mais c'était plus dans la lignée de ce que Mehldau fait de mieux. Puis, l'ami Brad sort un somptueux album solo - (Live in Tokyo) - qui le présente plus incisif... plus "Keith Jarrettien"...Et voilà aujourd'hui son nouveau trio - puisque l'excellent batteur Jeff Ballard remplace Jorge Rossy - et un album plus "plein", plus déterminé, plus actuel. Il semblerait que Brad ait tendu un peu l'oreille du côté de Esbjorn Svensson??¿¿? Le drumming est plus nerveux, la basse de Larry Grenadier bien en place, et la virtuosité de Brad est bien là. On y retrouve du Radiohead - "Knives Out" superbe -, du Beatles - "Martha My Dear" exceptionnel en solo et "She's Leaving Home" - du Nick Drake, bien sûr avec le titre qui donne le nom à l'album. Et les compos personnelles de Mehldau ne sont pas en reste: comme le très bop "Artis" ou bien "Turtle Town" au tempo latin alangui. Vraiment, si vous voulez vous réconcilier - si tant est que vous ayez été faché - avec Brad, n'hésitez pas à vous plonger dans cette petite merveille. - A+ -

21:59 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2005

Music Is the Healing Force of the Universe

Albert Ayler c'est free. Qui dit "free" dit: ne pas se mettre de frontières. Pas se mettre de barrières.Albert au sax tenor c'est ça. Et plus encore. Avec "Healing force of the Universe" (son dernier enregistrement.) Ayler fait une sorte de synthèse de ses recherches. Après avoir explorer le fin fond (??) du free, sa musique se réoriente un peu vers le blues ou le rock.Sans oublier le free-jazz, rassurez-vous.Ici, on y entend le chant poignant de Mary Maria (ou Marie Parks) la dernière compagne de Ayler sur le titre éponyme et sur "Man is like a tree", "Oh Love is life" et "Island Harvest". Sa voix résonne comme une prière. Elle psalmodie. Impossible de rester insensible. Surtout que derrière, le piano de Bobby Few, la batterie de Muhammad Ali et bien sûr le sax de Albert Ayler se déchaînent.Quelle rage... mais quelle maîtrise. Et tout ça avec cette pointe de cynisme, de décalage. Et puis, il faut entendre "Island Harvest", sorte de "biguine" free. Ou "Masonic Inborn" où Ayler joue de la cornemuse à faire bouffer un kilt à un écossais. Une folie de 12 minutes. Et tout cela se termine par un blues gras, rauque et noir où Henry Vestine (de Canned Heat) donne la réplique à Ayler.On en sort lessivé.Si vous aimez ça, écoutez alors "Spiritual Unity" ou "Les nuits de la Fondation Maeght"A+

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03/10/2005

001

Ecouté aujourd'hui - et depuis pas mal de temps déjà - l'album de Dave Liebman et Ellery Eskelin: " Different but the same"Album incroyable. Intense. Deux sax tenors formidables. Sur la même longueur d'onde. Tellement sur la même longuer d'onde qu'on a du mal à les distinguer.Des titres originaux et des reprises, dont Tadd Dameron - et l'excellentissime "Gnid" - interprété ici magistralement par ce quartet (Jim Black et Tony Marino "accompagnent" les tenors).Reprise aussi, avec "What is this thing", un meddley reprenant "Subconcious-Lee" (de Konitz), "Hot House"(de Dameron, à nouveau) et "What's yhis thing called love" de Cole Porter.Le tout est traité avec fougue, intelligence.On y laisse beaucoup de place à l'impro, à la liberté et à l'ouverture.Disque incontournable.A+

21:58 Écrit par jacquesp | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |